Les États-Unis s’inquiètent du développement rapide de l’arsenal nucléaire chinois

«Ils développent leurs capacités sur le terrain plus rapidement que nous», a insisté l’amiral Charles Richard, à la tête du commandement stratégique des États-Unis, en charge de l’armement nucléaire américain.
L’accroissement des capacités militaires de la Chine, et notamment nucléaire, inquiète l’amiral Charles Richard, commandant du commandement stratégique des États-Unis, en charge de l’armement nucléaire américain. «Si j’évalue notre niveau de dissuasion à l’égard de la Chine, le navire coule lentement. Il coule lentement, mais il coule, car fondamentalement, ils développent leurs capacités sur le terrain plus rapidement que nous», s’est-il inquiété devant le colloque annuel de la Ligue navale des Forces sous-marines, rapporte CNN.
L’amiral a prévenu que «cette crise ukrainienne […] n’est que l’échauffement». «Le grand moment est en train d’arriver. Et il ne faudra pas longtemps avant que nous soyons défiés d’une manière que nous n’avons pas connue depuis longtemps». Il a également insisté pour que les États-Unis accroissent rapidement leur capacité à produire rapidement des matériels militaires, quitte à s’inspirer du passé. «Avant, nous savions comment aller vite, et nous avons perdu l’art de le faire». Énumérant plusieurs réussites militaires américaines, il demande que les États-Unis retrouvent un état d’esprit conquérant et productif. «Sinon, la Chine va tout simplement nous surpasser, et la Russie n’ira nulle part de sitôt».
L’année dernière, l’amiral Charles Richard avait déjà prévenu : «Nous assistons à une percée stratégique de la Chine. La croissance explosive et la modernisation de ses forces nucléaires et conventionnelles ne peuvent être que ce que je décris comme époustouflantes, et, franchement, ce mot époustouflant pourrait ne pas être suffisant». Qualifiée par l’administration Biden de «principal concurrent mondial», la Chine a «probablement l’intention de posséder au moins 1000 ogives livrables d’ici la fin de la décennie», pouvait-on lire dans la Nuclear Posture Review.
(source: lefigaro.fr)