Catherine de Sienne, une analphabète: Première femme docteur de l´Église, patronne de l´Europe, cette religieuse dominicaine du 14e siècle fut aussi bien une femme de prière qu´une femme d´action, aussi bien une femme recluse qu´une femme publique.
La Foi prise au mot vous propose d´évoquer une très belle figure de mystique, de femme et de théologienne :
Catherine connut en à peine 33 ans plus de vies que n´importe qui : recluse et visionnaire, elle fut aussi une femme publique accompagnant le pape et l´aidant à réformer l´Église ; femme de prière et de contemplation, elle laissa derrière elle un nombre considérable d´écrits et de lettres.
Alors qui fut Catherine de Sienne ? C´est la question que Régis Burnet posera à ses deux invités : le frère François Daguet, professeur de théologie, qui appartient au couvent des dominicains de Toulouse, et Christiane Rancé, romancière, essayiste et journaliste.
An English recap version of her unique extraordinary Life and role in saving Christ’s Church during the XIVth century.
La Vie de Sainte Catherine de Sienne Appendice
ELOGE DE CATHERINE COMPOSÉ PAR LE BIENHEUREUX RAYMOND POUR SERVIR DE PREMIER PROLOGUE A L’HISTOIRE DE LA SAINTE.
L’Ange de l’Apocalypse. Cet Ange est la figure de Catherine et de Notre-Seigneur. Pourquoi Notre-Seigneur est descendu sur terre. L’œuvre du Verbe Incarne. Il se donne aux petits pour confondre les orgueilleux. Catherine est une merveille de grâce. Comment le bienheureux a connu la sainte. Cette sainte est un » ange de la terre « . Comment elle descend du ciel et y remonte. Comment » elle a la clef de l’abîme « . Caractère merveilleux de ses écrits. Éloquence irrésistible de ses paroles. Comment » elle possède la chaîne des vertus ». Elle se croit responsable de tous les maux du monde. Comment elle porte en son cœur » la chaîne des fidèles « . On peut la comparer aux plus grands saints. Comment elle lie Satan.
LAUS DEO OMNIPOTENTI ET BEATAE VIRGINI MARIAE
Voix inspirée est la voix de l’Aigle ( St Jean l’Evangéliste) , qui, porté par de L’Ange son vol, au sommet du plus sublime des cieux, manifeste à l’Église militante les secrets du divin Conseil et nous dit au livre de ses révélations (Apocalypse, chap. xx) : » J’ai vu un Ange, descendant du ciel, avec la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. » Lire la suite »
Le mouvement « A Land for All » plaide en faveur de l’instauration, entre la mer et le Jourdain, d’un système confédéral, fondé sur deux entités étatiques mais une seule patrie, où les deux peuples disposeraient d’une totale liberté de circulation et de résidence.
Rula Hardal et May Pundak, codirectrices exécutives du mouvement israélo-palestinien A Land for All, à Tel-Aviv, le 9 février 2026. JONAS OPPERSKALSKI POUR « LE MONDE»
Dans une région où règnent les peurs, les violences et les haines, dans une région où les postes de pouvoir sont monopolisés par les hommes, deux femmes portent ensemble un message d’espoir. Rula Hardal, 51 ans, universitaire, Palestinienne d’Israël installée à Ramallah, en Cisjordanie, et May Pundak, 41 ans, avocate israélienne de Tel-Aviv, codirigent une initiative originale, appelée A Land for All (« une terre pour tous »), dont le travail, depuis plus de dix ans, vise à imaginer les conditions d’une cohabitation entre Palestiniens et Israéliens.
A l’échelle des traumatismes du 7 octobre 2023, causés par l’attaque terroriste du Hamas, puis de la riposte militaire devenue guerre d’anéantissement dans la bande de Gaza, le pari semble impossible. De fait, à ce stade, A Land for All est un mouvement modeste, porté par quelques centaines de militants, défendu par des experts et des universitaires prestigieux, mais largement méconnu de l’immense majorité des Palestiniens et des Israéliens. « Nous travaillons pour gagner la bataille culturelle d’ici dix ans », affirme, bravache, May Pundak. Leur idée est d’imposer un autre regard, d’autres concepts, des propositions différentes dans des terres blessées par les guerres, les terrorismes et les idéologies génocidaires, à l’image du mouvement It’s time (« il est temps »), une coalition d’organisations israéliennes et palestiniennes qui se réunissent jeudi 30 avril à Tel-Aviv.
Dans cette conférence essentielle, Philippe Meirieu analyse en profondeur une question brûlante : quelle place pour l’intelligence artificielle dans l’éducation ?
À travers une réflexion rigoureuse et accessible, il décrypte les promesses, les illusions et les dangers liés à l’essor de l’IA générative dans le système scolaire. Une révolution technologique est en cours… mais transforme-t-elle réellement l’apprentissage ou menace-t-elle les fondements mêmes de l’école ?
🎯 Une révolution… mais à quel prix ?
L’intelligence artificielle, notamment générative, bouleverse déjà l’éducation. Utilisée quotidiennement par une grande majorité d’élèves, elle permet de produire des textes, résumés et analyses en quelques secondes.
Mais derrière cette efficacité apparente, plusieurs questions fondamentales émergent : Lire la suite »
Le 27 avril, la mission d’information sur la diplomatie climatique auditionnait Laurent Fabius, président de la COP 21. Interrogé sur le succès de la COP 21 et les avancées majeures établies de l’Accord de Paris en 2015, Laurent Fabius est revenu sur le contexte de l’époque, plus enclin à une action globale en faveur de l’environnement.
L’ancien Premier ministre a également réaffirmé la nécessité d’un multilatéralisme engagé sur les questions climatiques, face aux récents retraits et reculs observés partout dans le monde
Le pays connaît, de manière très précoce, des journées caniculaires, avec des pics à 45 degrés. L’épisode va durer plusieurs jours en raison d’un dôme de chaleur.
Une semaine que le thermomètre dépasse la barre affolante des 40 degrés. L’Inde est frappée par une vague de chaleur anormale pour un mois de printemps et le mercure a grimpé jusqu’à 45,6 °C dans la ville de Banda, au sud-est de New Delhi, ce mercredi 29 avril, a observé le Service météorologique indien (IMD), cité par la presse locale.
Parmi les autres villes les plus touchées, dans l’État de l’Uttar Pradesh, Orai a enregistré 43,8 °C et Jhansi 42,4 °C, tandis que Fatehgarh et Hamirpur ont toutes deux affiché 42,2 °C. Des pointes à 45 degrés sont encore attendues d’ici la fin de semaine dans le nord du pays.
Ces températures très élevées s’accompagnent de tempêtes de poussière et devraient durer encore dix jours. La faute à un dôme de chaleur, un anticyclone statique qui agit comme un couvercle, emprisonnant les masses d’air chaud près du sol. Résultat : comme dans une cocotte-minute, la chaleur s’accumule et s’intensifie.
« La climatisation est devenue obligatoire »
Les étés ont toujours été très chauds dans la plupart des régions de l’Inde, mais les vagues de chaleur arrivent de plus en plus tôt dans ce pays, le plus peuplé sur Terre, pointe le journal en ligne Reporterre.
Un rapport de 2024 paru dans la prestigieuse revue The Lancet alertait déjà sur les effets du dérèglement climatiques en Inde : les habitants subissent en moyenne 20 jours caniculaires par an, dont près d’un tiers sont directement attribuables au changement climatique. Et les chercheurs mettaient en garde sur une crise sanitaire déjà en cours en raison du dangereux cocktail chaleur et pollution.
Sur la dégradation des conditions de vie justement, un reportage de franceinfo, publié ce mercredi, donne une illustration frappante. Un repasseur de rue à New Dehli dit toute sa souffrance au micro de nos confrères : « Il fait une chaleur excessive. Avec le fer à repasser, c’est devenu très dur. » Dans la même ville, une femme, cloîtrée chez elle, déplore : « La climatisation est devenue obligatoire. Sans elle, je ne pourrais tout simplement pas survivre à une telle chaleur. » D’après l’étude de The Lancet, l’Inde connaît aujourd’hui, par rapport aux années 1990, 366 heures supplémentaires par an durant lesquelles travailler à l’extérieur devient dangereux.
Plusieurs études ont montré qu’il existait un lien étroit entre la fréquence et la gravité des vagues de chaleur en Inde et la survenue d’« El Niño » dans l’océan Pacifique. Or, le phénomène météorologique qui perturbe la circulation atmosphérique mondiale, réchauffe le climat et augmente le risque d’événements extrêmes, s’annonce particulièrement puissant en 2026. L’Inde sera particulièrement affectée, car « El Niño » réduit aussi les précipitations de la mousson, tout en favorisant des températures plus élevées, faisant craindre le pire pour l’agriculture et l’économie indienne. Le tout amplifié par changement climatique qui frappe déjà de plein fouet.
Le Palais d’Iavoloha a acté, lors du Conseil des ministres du 28 avril 2026, la nomination de cinq nouveaux ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires. Ce redéploiement stratégique, touchant des places fortes comme Paris, Genève et Addis-Abeba, traduit la volonté des autorités de renforcer la présence diplomatique de Madagascar sur plusieurs scènes internationales clés.
Cinq profils pour des postes stratégiques
Plusieurs décrets portant nomination d’ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires ont été adoptés lors de cette session. À Paris, Michel Rabemahefa représentera Madagascar auprès de la République française. Issu de la diaspora malgache en France, cet expert financier, actuellement conseiller au sein de la Banque Postale, incarne un profil tourné vers les enjeux économiques et financiers. À Genève, le Général Edelin Calixte Randriamiandrisoa est nommé ambassadeur auprès de la Confédération suisse et représentant permanent auprès des Nations Unies et des institutions spécialisées. Une fonction stratégique au cœur de la diplomatie multilatérale.
Agrément préalable des pays d’accueil déjà obtenu
Autre nomination marquante, celle d’Auguste Richard Paraina en Éthiopie. Il assurera également la représentation permanente auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Fort d’un parcours politique et académique, cet ancien président de l’Assemblée nationale et docteur en économie dispose d’une solide expérience diplomatique. Au Maroc, Joahary Ratovondrahona, ancien directeur de cabinet au ministère des Mines, prend les rênes de la représentation malgache. Enfin, Toavina Ralambomahay est nommé en Afrique du Sud. Ancien conseiller municipal et figure connue dans les milieux médiatiques et politiques, il apporte un profil polyvalent.
Selon le Conseil des ministres, ces ambassadeurs ont tous reçu l’agrément préalable des pays d’accueil, condition indispensable à leur prise de fonction. Cette série de nominations illustre une dynamique de redéploiement diplomatique visant à consolider les relations bilatérales et multilatérales de Madagascar, dans un contexte international en constante évolution.
Le maire de New York Zohran Mamdani a appelé mercredi le roi Charles III à «rendre» le diamant Koh-i-Noor, joyau de la couronne obtenu en Inde par l’Empire britannique au XIXe siècle.
Le maire de New York, Zohran Mamdani, salue le roi Charles III à New York, le 29 avril 2026. Samir Hussein / REUTERS
Le maire de New York Zohran Mamdani a appelé mercredi le roi Charles III à «rendre» le diamant Koh-i-Noor, joyau de la couronne obtenu en Inde par l’Empire britannique au XIXe siècle. Interrogé avant de rencontrer le couple royal lors d’une visite au mémorial du 11 septembre, M. Mamdani a déclaré: «Si je devais parler au roi d’autre chose que de ça, je l’encouragerais probablement à rendre le diamant Koh-i-Noor».
Aujourd’hui exposée à la Tour de Londres, la pierre précieuse de 105,6 carats a été cédée à la compagnie britannique des Indes orientales par le royaume du Pendjab en 1849, dans le cadre du traité de paix conclu après la guerre anglo-sikh.
S’il y a peu de doute sur le fait qu’elle a été extraite en Inde, son histoire mélange mythes et faits, mêlant des revendications de plusieurs pays, comme l’Afghanistan, l’Iran et le Pakistan. New Delhi a demandé son retour à plusieurs reprises, sans succès.
«Insulte à notre Roi»
On ignore à ce stade si le maire de New York a pu aborder le sujet directement avec Charles III.
Le débat sur le sujet fait rage au Royaume-Uni, au point que la reine Camilla avait décidé de ne pas le porter lors de son couronnement en 2023. Zia Yusuf, porte-parole du parti anti-immigration Reform UK, en tête des sondages au Royaume-Uni, a qualifié les propos de M. Mamdani d’«insulte à notre Roi».
L’Union européenne mobilise 501 millions d’euros pour le Grand Sud. Ce financement vise à renforcer la résilience de l’Androy et de l’Anosy face aux chocs climatiques.
Le comité d’orientation stratégique de l’Action Pacte vert.
Un financement de 501 millions d’euros, soit près de 2 500 milliards d’ariary, est mobilisé au profit du Grand Sud. Le comité d’orientation stratégique de l’Action Pacte vert pour le Grand Sud s’est réuni, hier, à la Résidence d’Ankerana, pour lancer un programme de développement durable dans les régions Androy et Anosy.
Ministres, ambassadeurs et coordinateurs se sont succédé pour exprimer leur soutien et préciser les contours de ce financement. L’initiative vise à renforcer durablement des territoires particulièrement exposés aux chocs climatiques et socio-économiques.
Le dispositif met l’accent sur la résilience des populations et des institutions, afin de faire face aux effets du changement climatique, de soutenir les moyens d’existence et d’améliorer les conditions de vie dans le sud de Madagascar. À travers cet accord, l’Union européenne entend également consolider ses relations avec Madagascar tout en accompagnant le programme général de l’État pour la refondation (PGE-R). « Nous voulons accompagner nos partenaires », a déclaré Roland Kobia, ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar, soulignant la volonté d’une coopération fondée sur l’appui et le respect des priorités nationales.
Axes prioritaires
Le Pacte vert privilégie une approche décentralisée, en favorisant le transfert de compétences vers les collectivités locales dans les régions Androy et Anosy. L’objectif est de renforcer la gouvernance locale, d’améliorer l’efficacité des interventions et d’assurer une meilleure redevabilité, notamment par une répartition plus lisible des ressources. Lire la suite »
Les relations entre Madagascar et la France ont traversé une zone de fortes secousses ces derniers jours. Cependant, le calme semble revenir au sommet de l’État. Mercredi 29 avril 2026, le Président de la Refondation, Michaël Randrianirina, et le Président français, Emmanuel Macron, se sont entretenus directement par téléphone. Cet appel avait un objectif précis : éviter que la situation ne s’aggrave et protéger le partenariat entre les deux pays.
Pour mémoire, tout a commencé le mardi 28 avril par une décision des autorités malgaches. Le gouvernement a convoqué l’ambassadeur de France à Antananarivo pour lui annoncer qu’un agent de l’ambassade était déclaré « persona non grata ». Cette mesure diplomatique, rarement utilisée, signifie que la personne concernée n’est plus autorisée à rester sur le territoire malgache. Le ministère malgache des Affaires étrangères a justifié cette mesure en évoquant des soupçons sérieux de « déstabilisation », impliquant des enquêtes sur des agissements jugés contraires au rôle d’un diplomate.
La coopération se poursuit
La réaction de Paris a été immédiate et ferme. Le gouvernement français a contesté ces accusations, les qualifiant d’infondées et de difficiles à comprendre. La France a rappelé qu’elle soutient activement le processus de Refondation de Madagascar depuis octobre 2025. Pour marquer son mécontentement, Paris a également convoqué le représentant de Madagascar en France afin de protester officiellement contre cette expulsion.
Face à ce risque de rupture, les deux chefs d’État ont pris les choses en main. Lors de leur conversation téléphonique, ils ont tous deux qualifié cet événement d’« acte isolé ». Le colonel Michaël Randrianirina a réaffirmé la volonté de Madagascar de défendre sa souveraineté et d’assurer la sécurité nationale. De son côté, Emmanuel Macron a insisté sur l’importance de préserver un dialogue ouvert et une coopération constructive entre Paris et Antananarivo. Malgré les tensions récentes, les deux présidents ont affiché leur volonté commune de tourner rapidement la page afin de protéger les projets de coopération en cours. Les domaines touchant directement la population, notamment la jeunesse et le développement, restent au centre des priorités des deux États.
À l’occasion du 325e anniversaire de l’Académie pontificale ecclésiastique, le Souverain pontife a livré un discours poignant sur la mission des diplomates du Saint-Siège. Dans un contexte international marqué par les conflits, Léon XIV a demandé aux futurs représentants pontificaux de «continuer de porter à tous la parole du Christ ressuscité» et d’être des «ponts» et des «canaux», afin que la «grâce qui vient du ciel puisse se frayer un chemin à travers les méandres de l’histoire.»
Augustine Asta – Cité du Vatican
La visite du Pape à l’Académie pontificale ecclésiastique, à l’occasion du jubilé marquant le 325e anniversaire de sa fondation, a suivi un programme structuré en plusieurs étapes. Le Saint-Père a d’abord été accueilli officiellement, avant d’inaugurer une plaque commémorative. Dans la salle des Papes, Léon XIV a ensuite dévoilé un timbre qu’il a signé en personne pour l’occasion, ainsi que le cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin, la présidente du Gouvernorat, sœur Raffaella Petrini et le président de l’Académie, Mgr Salvatore Pennacchio. Après avoir apposé son cachet et signé le Livre d’or, l’évêque de Rome a salué toutes les personnes impliquées dans l’organisation de l’événement, avant de prononcer son discours face aux étudiants dans la chapelle.
«Une histoire de dévouement et de service»
Il y a quelques années déjà, dans le cadre des rencontres proposées aux étudiants, le Pape était venu dans cette «noble institution», apporter, a-t-il dit, son «témoignage en tant que préfet du dicastère pour les Évêques».«J’ai eu l’occasion de réfléchir à la mission essentielle que remplit l’Alma mater des diplomates pontificaux.», a-t-il affirmé, ce lundi, près d’un an aujourd’hui après le début de son ministère pétrinien «accompagné, a-t-il souligné, par l’engagement assidu de la Secrétairerie d’État et des Représentations pontificales».
Le Pape Léon XIV dévoile la plaque commémorative. (@VATICAN MEDIA)
Former des diplomates, mais d’abord des pasteurs
S’intéressant aux réformes – dont la dernière en date a été voulue par son prédécesseur le Pape François, Léon XIV a insisté sur le fait qu’elles ont en effet «toujours visé à préserver cette caractéristique distinctive et constitutive de l’action de notre diplomatie, appelée chaque jour à prier et à œuvrer ‘‘ut unum sint’’». Le Pape a ensuite souligné que les «changements récents» concernant divers aspects de la formation universitaire et intellectuelle ont donné à l’institution «l’autonomie nécessaire» pour renouveler le programme d’études des disciplines juridiques, historiques, politologiques et économiques, ainsi que celui des langues utilisées dans les relations internationales.
Par ailleurs, il a aussi réaffirmé que la réforme la plus importante est celle d’un «exercice constant de conversion, visant à cultiver» «la proximité, l’écoute attentive, le témoignage, l’approche fraternelle et le dialogue […] conjugués avec l’humilité et la douceur». Ce sont des «vertus qui doivent imprégner tout votre ministère sacerdotal.», a lancé le Souverain pontife. Léon XIV s’est également focalisé sur quelques traits du «prêtre diplomate pontifical», qui, a-t-il- expliqué, «participe au ministère du Successeur de Pierre, accueille et cultive une vocation spéciale au service de la paix, de la vérité et de la justice.»
Des organisations de la société civile et des mouvements de jeunes alertent sur des signaux préoccupants dans la conduite de la transition. Ils dénoncent un recul des libertés.
Les organisations de la société civile et les mouvements de jeunes lors de la lecture de leur communiqué à Ambatonakanga, hier.
Un signal d’alarme. Dans un communiqué intitulé «Appel urgent à une transition concertée, transparente et inclusive et à des réformes des institutions», plusieurs organisations de la société civile (OSC) et des mouvements de jeunes font part de «constats préoccupants» quant à la gouvernance de la refondation de la République.
Ils dénoncent le maintien de « personnes et d’institutions inefficaces », ou encore « le gaspillage de ressources publiques à travers des missions coûteuses », ainsi que «la persistance de l’absence de transparence favorisant la corruption à tous les niveaux». Toutefois, « la plus grave », selon eux, est « le recul de la liberté d’expression et de manifestation et le retour de pratiques d’intimidation, de menaces et d’arrestations arbitraires contre les voix discordantes ou critiques, ainsi que le retour au culte de la personnalité, qui ouvre la porte à des dérives autocratiques ».
Les signataires de la missive « expriment également leur vive inquiétude face à l’absence d’avancées concrètes de la refondation ». Selon eux, « la gouvernance de transition pour la refondation demeure floue, marquée par des tâtonnements, des décisions unilatérales et un manque presque total de transparence ». Ils regrettent que, six mois après la prise de pouvoir par les militaires, « aucune transformation tangible des méthodes de travail ni des institutions en faveur de la bonne gouvernance du pays n’est observée, en dehors de beaux discours peu suivis d’effets ».
Mesures urgentes
Fanambarana iraisan’ny Firaisamonimpirenena sy ny Vondrona ary Fikambanan’ny Tanora
Afin que la gouvernance de la transition aille dans ce qu’ils estiment être le droit chemin, les organisations de la société civile et les mouvements de jeunes ayant adhéré au communiqué publié hier « insistent et appellent à des mesures urgentes ». Elles sont au nombre de sept. En tête de la liste de ces mesures figurent les principales revendications de la Gen Z, qui est redescendue dans la rue au début du mois.