Avant le recensement national de 2020, seul un des six districts en Louisiane pour les élections à la Chambre des représentants était à majorité noire, alors que cette communauté représente environ un tiers de la population de cet Etat. La carte actualisée devait donc ajouter un second district favorable. Mais elle a déclenché une bataille en justice, un groupe d’électeurs blancs dénonçant une entreprise discriminatoire.
En Arménie, les Européens repensent les questions de Sécurité et de Défense
La Communauté Politique Européenne: une solution pour l’Avenir, et une volonté de consolider une « Souveraineté européenne élargie ». Le Canada est invité.
Le désarmement, seule voie véritable vers une paix sûre, réaffirme le Saint-Siège à l’ONU
Vatican News
Une paix juste, sûre et durable repose sur un seul pilier: le désarmement. La voie nécessaire pour y parvenir, et pour parvenir à l’élimination totale des armes nucléaires, est offerte par le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TPNW). C’est pourquoi le Saint-Siège appelle tous les États qui ne l’ont pas encore fait à y adhérer, en gardant toujours au centre de la réflexion «les conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques de l’utilisation des armes nucléaires», qui auraient «des effets dévastateurs et de grande ampleur, transcendant les frontières et les générations». Cette recommandation a été formulée vendredi 1er mai par la mission permanente du Saint-Siège auprès des Nations Unies à New York, à l’occasion de la XIe Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, qui se tient du 27 avril et jusqu’au 22 mai prochain.
Les conditions d’une paix durable
«À une époque où les fondements de la sécurité internationale font l’objet de tensions croissantes», rappelle le Saint-Siège, il est nécessaire «d’examiner les conditions essentielles à une paix durable». Le désarmement nucléaire vise à dépasser «un modèle de sécurité fondé sur la peur, la menace de la force et la perpétuation de la vulnérabilité réciproque», qui ne pourra jamais constituer «une base stable et durable pour la paix». Le Saint-Siège observe donc ce qu’il qualifie de «tendances préoccupantes», telles que «la résurgence de la rhétorique nucléaire, l’expansion et la modernisation des arsenaux nucléaires, ainsi que l’évolution des doctrines de dissuasion d’une manière qui risque d’abaisser les seuils d’intervention». À cela s’ajoute l’érosion des accords tant sur le contrôle des armements que sur le désarmement, «qui ont longtemps contribué à la stabilité, à la transparence et à la confiance».
Éliminer les armes nucléaires
L’élimination totale des armes nucléaires, selon cette conviction, «n’est pas une aspiration lointaine, mais une responsabilité nécessaire qui exige des mesures concrètes et crédibles, visant à instaurer une paix plus juste, plus sûre et plus durable». Tout en exprimant sa préoccupation face à «l’intégration rapide des technologies émergentes, y compris l’intelligence artificielle, dans les systèmes nucléaires», la mission permanente du Saint-Siège à l’Onu réaffirme donc «la nécessité de promouvoir des mesures de réduction des risques nucléaires et de désescalade», en gardant à l’esprit la nécessité de limiter «le rôle des armes nucléaires dans les doctrines de sécurité», ainsi que l’importance d’«accroître la transparence et de renforcer les canaux de communication».
(source: vaticannews.va/fr)
Marco Rubio va rencontrer le pape au Vatican, après la vive polémique avec Donald Trump
Le secrétaire d’Etat, qui est catholique, doit s’entretenir avec Léon XIV qui a subi les insultes du président américain, en réponse aux appels à la paix au Moyen-Orient du souverain pontife. Le chef de la diplomatie américaine rencontrera aussi Giorgia Meloni.

Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, se rendra dans les prochains jours à Rome et au Vatican, où il rencontrera le pape, après les virulentes critiques de Donald Trump à l’encontre de Léon XIV. Une source au Vatican a confirmé dimanche 3 mai à l’Agence France-Presse (AFP) les informations de presse concernant cette entrevue qui, selon les médias italiens, est programmée pour jeudi et a pour objectif de tenter de dégeler les relations bilatérales.
Cette visite aura lieu quelques semaines seulement après les propos acerbes du président américain sur le souverain pontife, dont il n’a pas apprécié la rhétorique pacifiste. Une source au gouvernement italien a affirmé à l’AFP que Marco Rubio, qui est catholique, aurait aussi des entretiens avec le secrétaire d’Etat et numéro deux du Vatican, le cardinal Pietro Parolin.
Le chef de la diplomatie américaine doit également, en principe, voir les ministres italiens des affaires étrangères, Antonio Tajani, et de la défense, Guido Crosetto, dans un contexte de fortes tensions entre les Etats-Unis et des pays européens en raison notamment de la guerre au Moyen-Orient.
Selon la source gouvernementale italienne, M. Rubio a en outre demandé à rencontrer la présidente du conseil d’extrême droite, Giorgia Meloni, l’une des plus proches alliées européennes de Donald Trump, même si le président américain n’a pas apprécié qu’elle ait défendu le pape à l’encontre duquel il avait tenu des propos peu amènes.
Léon XIV, qui est âgé de 70 ans, célébrera vendredi sa première année à la tête des 1,4 milliard de catholiques dans le monde, après son élection par les cardinaux le 8 mai 2025, à la suite de la mort du pape François.
Le pape contre les « tyrans »
Les paroles du premier pape américain de l’histoire ont sans doute pesé plus lourd à Washington que celles de ses prédécesseurs – et il s’en est servi, s’en prenant notamment à la politique d’immigration restrictive de l’actuel gouvernement américain. Lire la suite »
Charles III face à Trump : le roi de la diplomatie
Nous recevons aujourd’hui Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international – France 24. (Les platebandes respectives du roi et du gouvernement britanniques)
Opération séduction réussie pour Charles III. Quatre jours de visite d’État entre Washington et New York, rythmés par des cérémonies officielles et surtout un discours très attendu devant le Congrès : une intervention millimétrée saluée par plusieurs standing ovations, aussi bien des démocrates que des républicains, fait rare dans un parlement profondément divisé.
Insistant à plusieurs reprises sur les liens privilégiés, « uniques » entre les deux pays, le roi Charles a tenté d’apaiser des relations particulièrement tendues depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. L’habileté diplomatique du roi a été unanimement saluée par la presse britannique. Sera-t-elle suffisante pour calmer les attaques de Donald Trump envers le gouvernement de Keir Starmer? Permettra-t-elle de redorer le blason de la monarchie, terni par le scandale Epstein ?
Elon Musk vs. Sam Altman : le grand procès de l’IA
Aujourd’hui, en Californie, se déroule devant les tribunaux un face à face peu ordinaire. Il oppose deux figures de l’intelligence artificielle : Elon Musk, le sulfureux patron de SpaceX, Tesla et xAI, et Sam Altman, cofondateur d’OpenAI et son fameux ChatGPT.
Les deux hommes se sont associés en 2015 pour créer OpenAI, avec l’ambition de développer une intelligence artificielle au service de l’humanité, dans un cadre non lucratif. Au cœur de ce procès, lancé par Elon Musk, une question centrale : OpenAI a-t-elle trahi sa mission initiale ? Le milliardaire accuse l’entreprise de s’être éloignée de son objectif fondateur pour devenir une structure orientée vers le profit. Les précisions avec l’une des rares journalistes accrédités à suivre ces débats, Elise Viniacourt, journaliste à Libération.
Cérémonie – Le CEDS présente sa XXIe promotion « Didier Ratsiraka »

Le Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) a célébré la sortie de sa XXIe promotion, baptisée « Didier Ratsiraka », lors d’une cérémonie solennelle organisée le 2 mai à 17 heures à l’hôtel Carlton Anosy. L’événement a réuni plusieurs hautes personnalités de l’État, des représentants diplomatiques, les membres du corps professoral, les membres de la famille de l’amiral Didier Ratsiraka, ainsi que les familles des diplômés.
Institution de référence à Madagascar, le CEDS se distingue dans l’enseignement des sciences politiques, des relations internationales et de la diplomatie. Il forme notamment des dirigeants, hauts fonctionnaires et officiers supérieurs appelés à occuper des postes stratégiques. Selon les responsables, l’établissement s’inspire des standards académiques des grandes écoles internationales, notamment du CEDS Paris.
La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses autorités, parmi lesquelles le Haut Conseiller de la Refondation de la République de Madagascar, le président de l’Assemblée nationale, la ministre chargée de la Refondation de la République, le président de la CENI, des membres de la Haute Cour constitutionnelle, ainsi que Shelly Oukabay, marraine de promotion.
Dans son allocution, cette dernière a adressé un message d’encouragement aux diplômés. « Ce diplôme n’est pas seulement un parchemin, il est le symbole de votre engagement, de votre discipline et de votre ambition », a-t-elle déclaré, tout en invitant les nouveaux sortants à cultiver le courage, l’intégrité et la solidarité.
Hommage Lire la suite »
Session parlementaire – L’Assemblée nationale joue en solo
En l’absence du Sénat, l’Assemblée nationale jouera seule la partition parlementaire durant la session qui s’ouvrira demain. Plusieurs textes importants, dont le projet de loi de finances rectificative, sont attendus.

Une partition en solo. C’est ce que jouera l’Assemblée nationale durant la première session ordinaire du Parlement qui démarre demain et qui durera soixante jours. Un coup d’envoi qui sera donné lors d’une cérémonie d’ouverture qui se tiendra au palais de Tsimbazaza, à partir de 10 heures, selon une publication sur la page Facebook de l’institution.
Depuis la fin du mandat des membres du Sénat, le 18 janvier, la Chambre basse est la seule institution parlementaire opérationnelle. Dans un avis publié le 19 janvier, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) a donné son feu vert pour que l’institution de Tsimbazaza assure seule le rôle législatif. « L’exercice du pouvoir législatif défini par l’article 68 de la Constitution est assuré seul par l’Assemblée nationale jusqu’à la mise en place effective du nouveau Sénat », soutient ainsi la Cour d’Ambohidahy.
Les tenants du pouvoir de la Refondation ont déjà indiqué qu’il n’y aura pas d’élection avant qu’une nouvelle Constitution ne soit mise en vigueur. Au regard des relations idylliques entre le chef de l’État et les députés, une éventuelle dissolution semble peu probable. Du moins pour une dissolution qui découle d’une initiative présidentielle. Les membres de l’Assemblée nationale pourraient ainsi savourer paisiblement leur mandat jusqu’aux prochaines législatives. Sauf si la concertation nationale en décide autrement.
Sur le plan des travaux parlementaires, la session extraordinaire de début avril, notamment pour la présentation du discours-programme du Premier ministre, n’a été qu’un galop d’essai. Lire la suite »
Concertation nationale : L’initiative du FFKM supplantée par le régime de refondation
Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison avait fait une annonce relative au lancement des concertations nationales le 20 mai prochain.
On s’achemine vers la tenue de deux concertations parallèles. En effet, dans leur déclaration en date du 30 avril, les chefs d’Églises au sein du Conseil des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) ont annoncé leur initiative qui consiste à organiser, du 18 au 21 mai prochain, un « Fihaonambe » à Antananarivo. Il s’agirait d’une concertation destinée à consulter les fidèles des Églises chrétiennes par rapport aux affaires internes du FFKM, mais aussi sur la vie politique du pays. Et ce, dans l’objectif d’instaurer les conditions propices à la tenue des concertations nationales afin de sortir le pays de cette impasse politique. Dans leur communiqué, les chefs d’Églises ont exprimé leur disponibilité à diriger les concertations. Cependant, pour le moment, le flou subsiste quant à l’organisation du processus de réconciliation nationale destiné à amener le pays vers une véritable refondation, notamment par la concrétisation des réformes institutionnelles et constitutionnelles, mais aussi et surtout afin de mettre en place toutes les bases et structures nécessaires à la tenue d’élections libres, crédibles et acceptées par tous.
En effet, au lendemain même de cette annonce des chefs d’Églises, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison avait, lui aussi, fait une annonce relative au lancement des concertations nationales le 20 mai prochain, c’est-à-dire pile au moment de ce « Fihaonambe » du FFKM. S’agit-il d’une simple coïncidence ou d’une initiative délibérée visant à supplanter, voire torpiller, la démarche des chefs d’Églises ? Suite à cette cacophonie, bon nombre d’observateurs s’interrogent sur l’état de la relation actuelle entre le régime de refondation et le FFKM, se demandant
La Cour suprême américaine remet en cause un acquis majeur du mouvement des droits civiques : le redécoupage électoral en faveur des minorités ethniques
La majorité constituée par les juges conservateurs a estimé que la carte électorale de la Louisiane ne pouvait être redessinée pour créer une deuxième circonscription majoritairement noire. Cette décision, appelée à faire jurisprudence, pourrait apporter entre 12 et 15 sièges supplémentaires aux républicains à la chambre des représentants.
Parmi les maux dont souffre la démocratie américaine, la manipulation partisane des cartes électorales figure en bonne position, avec le financement débridé des campagnes. A six mois des élections de mi-mandat, la Cour suprême des Etats-Unis a pris une décision retentissante, mercredi 29 avril, qui pourrait changer, à terme, la représentation politique du peuple américain dans sa diversité, dans un sens favorable aux Républicains. La majorité constituée par les juges conservateurs (six contre trois) a estimé, dans le cas de la Louisiane, qu’une carte électorale ne pouvait être redessinée sur des critères raciaux pour mieux représenter les Afro-Américains.
Israël se dirige vers des élections décisives, où l’ordre public, la gouvernance et la moralité sont en jeu
Violences en Cisjordanie, gangs meurtriers, chaos des haredim… ces dérives trouvent leur origine dans un Premier ministre ayant privilégié le pouvoir aux intérêts nationaux

Dans le village de Jalud, près de Naplouse, lundi, un groupe de résidents d’implantations extrémistes aurait incendié un bâtiment et passé à tabac un adolescent palestinien de 14 ans, un épisode qui, aujourd’hui, est presque considéré comme mineur dans le flot croissant des violences juives en Cisjordanie.
Selon la radio de l’armée, une douzaine de résidents d’implantations auraient pris part à l’attaque, tandis que des soldats israéliens seraient restés sur place sans intervenir pendant plusieurs minutes. Toujours selon Galei Tzahal, les soldats (non) impliqués appartenaient à une unité de réservistes formée à la gestion des menaces nucléaires, biologiques et chimiques, abach en hébreu, et non à la lutte contre le terrorisme, palestinien ou juif. Ils avaient été déployés en Cisjordanie en raison de la pénurie chronique d’effectifs de Tsahal.
Dans un communiqué, Tsahal a confirmé qu’un Palestinien avait été blessé lors de l’incident « et évacué pour recevoir des soins médicaux ». L’armée a ajouté que les soldats « étaient intervenus pour disperser le rassemblement à l’aide de mesures de contrôle des foules, avaient interrogé les civils présents et arrêté un civil israélien, qui sera remis à la police pour la suite de la procédure ».
Et c’est vrai. Un Israélien a bien été arrêté. … Il a été présenté à un tribunal et remis en liberté dès le lendemain.
Le correspondant militaire de la station a ajouté mercredi matin que nombre des assaillants n’avaient pas cherché à dissimuler leur visage, manifestement peu préoccupés par la possibilité d’être arrêtés, et moins encore d’être poursuivis. Il a également indiqué que l’identité de nombreux résidents d’implantations extrémistes impliqués dans une recrudescence d’attaques contre des civils palestiniens ces dernières semaines est connue du Shin Bet, qui s’est pourtant abstenu de toute action concertée à leur encontre.
Ainsi, alors que le terrorisme juif en Cisjordanie reste largement impuni, l’organisation de défense des droits de l’Homme Yesh Din a recensé en avril 378 incidents de violences commises par des résidents d’implantations contre des Palestiniens et leurs biens au cours des près de six semaines de la guerre contre la République islamique d’Iran, entre le 28 février et le 8 avril, période durant laquelle l’attention nationale était ailleurs. Huit Palestiniens ont été abattus et 200 autres blessés.

