Ukraine : Le gouvernement appelle les ressortissants malgaches à fuir Kiev

Depuis plusieurs semaines, Kiev vit sous la menace permanente de nouvelles frappes massives. Les alertes aériennes se multiplient, tandis que les autorités ukrainiennes renforcent les mesures de défense autour des infrastructures stratégiques. Dans ce climat explosif,
Nosy Maorisy: Resy tao amin’ny Fitsarana Tampony ny mpandraharaha Mamy Ravatomanga
Cour Suprême – Mamy Ravatomanga maintenu en cellule
L’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga essuie un nouveau revers judiciaire. La Cour suprême a rejeté son recours visant à faire annuler la décision de la Bail and Remand Court (BRC) de lui refuser la liberté conditionnelle à la fin de l’année dernière. Dans leur jugement rendu mardi, les juges Carol Green-Jokhoo et Azam Neerooa ont conclu que la magistrate de la BRC avait agi dans le cadre de ses prérogatives en ordonnant son maintien en détention provisoire le 30 décembre.
Actuellement incarcéré à la prison de haute sécurité de Melrose, Mamy Ravatomanga fait l’objet de plusieurs accusations provisoires, notamment de blanchiment d’argent et complot présumé. Contestant cette détention, il avait introduit une demande de révision judiciaire contre plusieurs instances, dont la magistrate de la BRC, le Directeur des poursuites publiques, le commissaire de police et la Financial Crimes Commission.
Par le biais de ses avocats, l’homme d’affaires soutenait que sa détention reposait sur des éléments insuffisants et qu’aucune preuve concrète ne démontrait un risque réel justifiant son maintien derrière les barreaux. Les juges n’ont toutefois pas retenu ces arguments et indiqué que l’enquête fait état de nombreux actifs détenus à l’étranger, notamment des biens immobiliers en France ainsi que plusieurs comptes bancaires dans différentes juridictions, dont Madagascar, les Seychelles, Dubaï et les Îles Vierges britanniques.
Le jugement souligne également que les actifs de Mamy Ravatomanga à Maurice apparaissent limités comparés à l’étendue de ses intérêts financiers hors du territoire mauricien. Les juges estiment aussi qu’une remise en liberté pourrait compromettre le bon déroulement de l’enquête, évoquant des risques potentiels de pressions sur des témoins et d’altération de preuves. L’homme d’affaires demeure donc en détention en attendant la suite des procédures engagées contre lui.
(source: lexpress.mu)
Alpinisme : Madagascar atteint le sommet de l’Everest

La famille Bouka a réussi l’ascension du mont Everest et inscrit pour la première fois le drapeau malgache au sommet de la plus haute montagne du monde.
Le drapeau malgache flotte désormais sur le toit du monde. Après plusieurs années de préparation, la famille Famille Bouka a réussi l’ascension du mont Mont Everest, culminant à 8 849 mètres d’altitude. L’annonce a rapidement provoqué une vague de réactions sur les réseaux sociaux. Pour beaucoup, cet exploit marque une étape importante dans l’histoire de l’alpinisme malgache. Le projet, baptisé « De Madagascar à Everest », avait débuté il y a plusieurs années. Avant d’atteindre l’Himalaya, les membres de la famille Bouka avaient multiplié les entraînements et les ascensions, notamment sur le Pichu Pichu, un sommet de plus de 6 000 mètres.
Une revanche après l’échec de 2025
L’année dernière déjà, l’équipe avait tenté l’ascension finale. Mais des conditions météorologiques extrêmes les avaient contraints à rebrousser chemin à environ 8 600 mètres du sommet. Cette fois, la préparation a été reprise avec davantage d’intensité, notamment en Autriche, dans la vallée du Pitztal. Quelques jours plus tard, les alpinistes malgaches ont finalement réussi à franchir la dernière partie du parcours, réputée comme l’une des plus dangereuses de l’Everest, au niveau de la cascade de glace du Khumbu. « Nous savions que tout pouvait basculer très vite là-haut, mais ils n’ont jamais abandonné », glisse un proche du projet. Dans l’univers de l’alpinisme, atteindre l’Everest reste un défi hors norme. Les températures peuvent descendre jusqu’à40°C et les conditions climatiques changent brutalement.
Un accueil prévu à Analakely
Les membres de la famille Bouka, Raj Alexandre, Raïs et Zouzar, sont attendus à Madagascar le 29 mai prochain. Un accueil populaire doit être organisé au Parvis Analakely à partir de 17 heures. Depuis l’annonce de leur réussite, les messages de félicitations affluent. Pour de nombreux internautes, cette ascension dépasse le simple cadre sportif et devient un symbole de persévérance et de fierté nationale. « Voir le drapeau malgache au sommet de l’Everest, c’est quelque chose qu’on n’imaginait pas il y a encore quelques années », confie un passionné d’alpinisme sur les réseaux sociaux.
(source: moov.mg)
Remplacement de Membres de la HCC – La procédure initiée par l’Assemblée nationale contestée
La Chambre basse prévoit d’élire ses nouveaux représentants au sein de la HCC. Les deux hauts conseillers visés par la procédure de remplacement répliquent et contestent la légalité de l’initiative.

Cette procédure est illégale et impossible ». C’est ce que dénoncent William Noelson et Nandrasana George Merlin Nasolo, les deux hauts conseillers constitutionnels visés par une procédure de remplacement initiée par l’Assemblée nationale.
Dans un communiqué qu’ils ont signé et publié mardi, les deux membres de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) tirent à boulets rouges sur l’intention de la Chambre basse de procéder à leur remplacement. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette initiative unilatérale, qui s’apparente à un coup de force institutionnel », soutiennent-ils. Les deux hauts conseillers constitutionnels pilonnent ainsi la légalité de la procédure en tablant sur les articles 8 et 10 de l’ordonnance relative à l’institution d’Ambohidahy.
« Le droit est pourtant limpide (…) le remplacement d’un membre élu ne peut intervenir que si son siège est vacant à la suite d’une démission d’office, d’un décès, d’une démission volontaire ou d’une incapacité à exercer la fonction », arguent les deux membres de la Cour constitutionnelle, avant d’ajouter : « La procédure légale exige que la HCC constate d’abord la vacance, en avise le président de la République, lequel prend ensuite un décret constatant cette vacance et invite l’autorité de désignation à procéder à une élection. Aucune de ces étapes n’a été accomplie à ce jour. »
À l’ordre du jour de l’institution de Tsimbazaza, adopté la semaine dernière, figure notamment, pour cette journée, l’« élection du représentant de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour constitutionnelle ». Selon la Loi fondamentale, deux membres de la HCC sont élus par la Chambre basse. Pourtant, à s’en tenir à la formulation de cet ordre du jour, le vote des députés prévu ce jour ne semble concerner qu’un seul des deux hauts conseillers constitutionnels concernés.
Un membre du bureau permanent de l’Assemblée nationale précise que la procédure de remplacement concerne bel et bien les hauts conseillers Noelson et Nasolo. Il n’a toutefois pas réagi à la missive signée par ces derniers, publiée mardi. En outre, d’autres députés contactés n’ont pas souhaité réagir à cette lettre ni apporter d’explications sur les raisons de la procédure de remplacement des deux membres de la HCC.
Un précédent dangereux
Un élu confirme néanmoins, à demi-mot, une rumeur qui circule à Tsimbazaza. « Effectivement, l’initiative découlerait d’un constat de résistance rendant difficile l’obtention du feu vert pour certaines initiatives», confie le parlementaire. Cela pourrait expliquer pourquoi les deux hauts conseillers soulèvent la question de leur indépendance dans leur communiqué de contestation. Lire la suite »
Stabilisation économique : Madagascar obtient 68 millions de dollars supplémentaires de la BAD

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) renforce son soutien à Madagascar. L’institution financière panafricaine vient d’approuver un nouveau financement de 68 millions de dollars destiné à soutenir les réformes économiques, améliorer la gestion des finances publiques et renforcer la résilience du pays.
Ce nouvel appui intervient dans un contexte où les autorités misent sur la stabilité économique pour relancer les investissements et améliorer les conditions de vie de la population.
Accompagnement des efforts de réforme de Madagascar
Madagascar bénéficie d’un nouvel appui financier du Groupe de la Banque africaine de développement dans le cadre de la deuxième phase du Programme d’appui à la gestion financière et à la résilience économique (PAGFRE). Le Conseil d’administration de l’institution a validé un paquet financier de 68 millions de dollars afin d’accompagner les efforts de réforme engagés par l’État malgache. Ce financement comprend un prêt concessionnel de 27,2 millions de dollars accordé par le Fonds africain de développement ainsi qu’un prêt concessionnel de 40,8 millions de dollars provenant de la Facilité d’appui à la transition. Avec cette nouvelle enveloppe, le montant total mobilisé pour les deux phases du programme atteint désormais 136 millions de dollars. Pour la Banque africaine de développement, cet investissement représente l’un des plus importants soutiens budgétaires accordés à Madagascar ces dernières années.
Meilleure organisation des finances publiques
La première phase du programme a permis de mettre en œuvre plusieurs réformes présentées comme essentielles pour la modernisation de l’administration publique. Parmi les avancées figurent notamment la mise en place d’un système moderne d’administration fiscale opérationnel à travers tout le pays. Les autorités ont également adopté une stratégie nationale de lutte contre la corruption qui fixe un cadre de responsabilité jusqu’en 2030. Cette réforme vise à renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques et à améliorer la confiance des partenaires financiers internationaux.
Selon le Groupe de la Banque africaine de développement, ces changements commencent déjà à produire des effets pour les ménages et les entreprises malgaches grâce à une meilleure organisation des finances publiques et à un environnement économique plus structuré. La deuxième phase du PAGFRE doit maintenant approfondir ces acquis. Le programme prévoit notamment des réformes destinées à améliorer la compétitivité du secteur privé et à créer un climat plus favorable aux investissements.
Économie plus résiliente, inclusive et transparente
Une nouvelle loi sur les partenariats public-privé fait partie des mesures soutenues par ce financement. Le texte doit permettre d’offrir
Flottille pour Gaza : l’indignation internationale
Ces images ont provoqué un tollé mondial, celles de militants d’une flottille pour Gaza mis à genoux et menottés dans une vidéo publiée par le ministre d’extrême droite israélien Itamar Ben Gvir. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, vient de lui interdire le territoire français après avoir convoqué l’ambassadeur d’Israël. Giorgia Meloni aussi, et elle demande des excuses.
L’encyclique de Léon XIV: que l’IA serve l’humanité et non le pouvoir de quelques-uns

Isabella Piro – Cité du Vatican
«La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif: ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble». L’incipit de la première encyclique de Léon XIV – Magnifica humanitas, «sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle» – en résume les raisons fondamentales et l’objectif. Publiée aujourd’hui, lundi 25 mai, elle a été signée par le Souverain pontife le 15 mai dernier, à l’occasion du 135e anniversaire de la promulgation de Rerum novarum de Léon XIII. Et le Pape Léon XIV a repris l’héritage de son prédécesseur, en rédigeant une encyclique sociale qui aborde l’un des principaux défis de l’époque contemporaine: l’intelligence artificielle.
Subdivisé en cinq chapitres, auxquels s’ajoutent une introduction et une conclusion, Magnifica humanitas part d’un postulat: la technologie n’est pas une «force antagoniste par rapport à la personne» (4), ni «un mal en soi» (9). Cependant, «elle n’est pas neutre, car elle prend le visage de ceux qui la conçoivent, la financent, la régulent et l’utilisent». D’où l’appel du Pape à «construire le bien» et à «rester humains», en suivant la logique de la coresponsabilité courageuse, de la subsidiarité, de la communion, afin que «le monde puisse reconnaître… au cœur de l’être humain, le lieu où Dieu désire habiter» (16).
La doctrine sociale de l’Église est une théologie de la communion
Le premier chapitre – Une pensée dynamique fidèle à l’Évangile – retrace l’évolution de la Doctrine sociale de l’Église (DSE) dans le magistère récent et au Concile Vatican II, en mettant en lumière «son caractère dynamique» (17). Loin d’être «un recueil de principes et de normes à appliquer», la DSE est plutôt «un chemin de discernement communautaire», une «théologie de la communion dans l’histoire» (27) qui oriente la lecture des événements à la lumière de l’Évangile. Léon XIV rappelle la pensée de ses prédécesseurs: de Pie XII – le premier à employer l’expression «doctrine sociale de l’Église» dans l’exhortation apostolique Menti nostrae de 1950 – au pape François, en passant naturellement par Rerum novarum de 1891, qualifiée de «jalon dans l’évolution du Magistère social» (30). À leur époque respective, chaque successeur de Pierre «a fait ressortir différents aspects d’un patrimoine unique: la dignité de la personne, la valeur du travail, la destination universelle des biens, la solidarité et la subsidiarité, la sauvegarde de la création, la centralité de la paix et de la fraternité.» (45).
Protéger la dignité humaine: la personne n’est pas une ressource à exploiter
Dans le deuxième chapitre, Léon XIV énumère les «fondements et les principes de la doctrine sociale de l’Église»: parmi les premiers, il cite la dignité de la personne, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il est nécessaire de le rappeler car la pression exercée par «de nouvelles idéologies» et par «certains intérêts très puissants» peut réduire la personne à une «ressource à utiliser et à exploiter» ou à «ce qu’elle réalise ou produit» (51). Au contraire, «la dignité fondamentale de chaque personne ne s’acquiert pas, ne se mérite pas et n’a pas besoin d’être démontrée» (53). Un deuxième fondement de la DSE est l’inviolabilité des droits humains, parmi lesquels le premier est celui à la vie «de sa conception à son terme naturel» : à cet égard, Léon XIV définit l’avortement provoqué, le meurtre d’innocents et l’euthanasie comme des «choix gravement illicites» (55). Le troisième fondement est la reconnaissance des droits des minorités, avec une attention particulière pour les femmes : en leur faveur, le Souverain pontife demande des «choix concrets» dans les lois, le travail, l’éducation, les responsabilités sociales et politiques, afin qu’elles soient véritablement écoutées et valorisées (57).
Il est immoral et inacceptable d’éliminer ou d’asservir une nation
Quant aux principes de la DSE, Léon XIV en énonce cinq: le premier est le bien commun, «forme sociale de la dignité reconnue à chacun» (59). Sur un point, le Pape est particulièrement catégorique: «La promotion du bien commun ne peut jamais être dissociée du respect du droit des peuples à exister, à préserver leur identité et à apporter leur originalité à la famille des nations». Par conséquent, «toute tentative ou tout projet visant à éliminer ou à soumettre une nation est gravement immoral et donc inacceptable» (64).
La technologie ne doit pas être concentrée entre les mains de quelques-uns
Le deuxième principe concerne la destination universelle des biens: ici et à d’autres endroits de l’encyclique, Léon XIV insiste sur la nécessité que les connaissances et les technologies ne soient pas concentrées entre les mains de quelques-uns, creusant ainsi le fossé entre ceux qui sont inclus et ceux qui sont exclus de la révolution numérique (67). En découlent le troisième et le quatrième principe, à savoir la subsidiarité (68) – qui exige de dépasser le paternalisme et l’assistanat au profit de la coresponsabilité – et la solidarité (73), «principe et vertu» qui s’oppose à l’indifférence et tient compte des peuples et des générations futures.
La justice sociale et les migrants comme «test »
Le cinquième principe de la DSE indiqué par le Pape est la justice sociale: à l’ère numérique, elle doit garantir à tous un accès équitable aux opportunités, protéger les plus fragiles, lutter contre la haine et la désinformation, soumettre à un contrôle public l’utilisation des données et des technologies, «afin que le critère ne soit pas le seul profit, mais la dignité de chaque personne et le bien des peuples» (80). Léon XIV désigne les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées comme un «un test décisif» dans ce domaine: la manière dont la société les traite montre «si l’idée de justice est guidée par la peur ou par la fraternité». D’où l’appel à préserver le «droit à l’espoir» de ceux qui sont contraints de partir, en leur garantissant des voies sûres et légales, un accueil digne et une intégration; et à promouvoir «le droit de rester» pour chacun sur sa propre terre, en paix et en sécurité, en s’attaquant aux «causes profondes» des migrations (81).
Les abus et l’examen de conscience pour l’Église
Le Pape entend que ces cinq principes s’adressent non seulement à la société, mais aussi à l’Église, appelée à «un examen de conscience». Le Pape exhorte à «assainir les relations et les structures ecclésiales de ces distorsions qui engendrent des inégalités, de l’opacité et des abus de pouvoir». Il demande que soient écoutées les «victimes d’abus spirituels, économiques, institutionnels, sexuels, de pouvoir, de conscience», car cela «fait partie intégrante d’un chemin de justice, qui comprend la reconnaissance du préjudice, la juste réparation et la prévention» (89).
Nécessité d’un code éthique commun sur l’IA
Le troisième chapitre – Technique et domination. La grandeur de la personne humaine face aux promesses de l’IA – aborde de front le thème de l’intelligence artificielle. Léon XIV met en garde contre le «paradigme technocratique» déjà dénoncé par François et en raison duquel chaque choix est dicté exclusivement par des paramètres d’efficacité et de profit (92). Au contraire, la technologie la plus puissante n’est pas nécessairement la meilleure: l’IA peut imiter et simuler l’homme, mais elle ne possède ni conscience morale, ni empathie, ni capacité affective, relationnelle et spirituelle. Il faut donc aborder l’IA avec sobriété et vigilance, en veillant à la clarté des responsabilités à chaque étape (accountability) et en misant sur Lire la suite »
Magnifica Humanitas : premières clés de lecture
Le pape Léon XIV publie « Magnifica Humanitas », magnifique humanité, une encyclique sous-titrée : « La protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle ». Signée le 15 mai 2026, jour du 135e anniversaire de l’encyclique « Rerum Novarum » de Léon XIII, texte fondateur de la Doctrine Sociale de l’Eglise. Le texte est construit en cinq chapitres et 245 paragraphes. Qu’y a-t-il dans ce texte ? Quelle continuité avec les enseignements des papes précédents ? Quels nouveaux points d’attention ?
Cette émission spéciale propose quelques premières clés de lecture avec Laurence Devillers, enseignante chercheuse en informatique appliquée aux sciences sociales, et le père Augustin Bourgue, co-directeur du département de recherche Politique et religions du Collège des Bernardins.
Ce que contiennent les accords d’Abraham, dont Donald Trump exige la signature par l’Arabie saoudite et le Qatar dans le plan de paix avec l’Iran

Le président américain a exigé lundi de pays à majorité musulmane de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre d’un potentiel accord de paix avec l’Iran.
Donald Trump a exigé lundi de pays à majorité musulmane, en premier lieu l’Arabie saoudite et le Qatar, de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre d’un potentiel accord de paix avec l’Iran, une contrainte susceptible de compliquer les négociations avec Téhéran. Dans un long message publié sur son réseau Truth Social, le président américain a énuméré les pays avec les dirigeants desquels il a parlé samedi dans le cadre des discussions pour mettre fin à la guerre avec l’Iran : «J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham.»
Signés en septembre 2020 et parrainés par Donald Trump lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, les accords d’Abraham ont mené à la normalisation des relations entre Israël et des pays arabes : les Émirats arabes unis, Bahreïn, Maroc et Soudan. Le Kazakhstan a annoncé en novembre 2025 vouloir rejoindre l’accord, qui tire son nom du prophète des trois religions monothéistes, juive, chrétienne et musulmane. Mais nombre d’États ont jusqu’ici refusé de se joindre à ce processus, en particulier l’Arabie saoudite.
Guerre à Gaza
Avec la guerre à Gaza déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7-octobre 2023, Ryad a écarté toute normalisation avec Israël sans la création Lire la suite »

