The triumph of Kim Jong-un

By Choe Sang-Hun
During the coronavirus pandemic, the North Korean leader, Kim Jong-un, made a teary-eyed apology on national television.
“I am really sorry,” he said. “My efforts and sincerity have not been sufficient enough to rid our people of the difficulties in their life.”
The apology shocked observers. This was North Korea, after all, where the supreme leader is traditionally revered as an infallible, godlike figure.
But times were dire, even in a country used to hardship. The coronavirus, food shortages and international sanctions were all taking a toll. Around this time, reports began emerging from North Korea of a nation sinking into despair — citizens who, as one analyst with internal contacts put it, “saw no way forward, didn’t know how they were supposed to live on.”
Today, Kim is in a very different mood. At his Workers’ Party congress this year, he triumphantly declared that North Korea was in a glorious and prosperous new era, a far cry from his weepy apology in 2020. People can now hope to have “both sweets and bullets,” the party said, referring to its policy of seeking both economic recovery and military prowess. North Korea is a de facto nuclear power, and Kim is viewed as the country’s most powerful leader to date.
And he couldn’t have done it without the war in Ukraine.
A surprising opportunity
The economic tailspin of the pandemic era was partly the result of Kim’s own actions.
Kim used the pandemic to tighten his grip on North Korean society. He shut down the border with China, clamping down on trade and smuggling. He targeted the informal markets where many once eked out a living trading Chinese goods and foreign entertainment smuggled in on thumb drives; the penalties for those consuming and distributing what he deemed anti-socialist content included execution by firing squad.
These moves helped stamp out foreign influence. They also meant that what few economic opportunities ordinary North Koreans had disappeared.
“We were not allowed to make money,” one defector, who fled to South Korea in 2023, told me. “He tightened the noose on his people, as if he didn’t want them to have a better life.” Lire la suite »
Jeu d’échecs – Championnat d’Afrique scolaire 2026: Aina Mahasambatra et sa bande envoient Hibiscus à Cape Town
Au terme d’un tournoi de qualification aux Championnats du monde scolaire de jeu d’échecs, à la Bibliothèque nationale à Anosy les 6 et 7 juin, l’école Hibiscus a réalisé un sans-faute et est couronnée championne avec six victoires en six rondes, totalisant 12 points de match et 17,5 points de parties. Elle représentera Madagascar lors de la phase continentale africaine à Cape Town (Afrique du Sud), du 6 au 11 juillet.
Au cœur de cette épopée, un jeune prodige déjà habituée aux joutes continentales, à savoir Tsinjoviniavo Aina Mahasambatra. Fraîchement sacrée championne d’Afrique U14 filles et titulaire du titre de WCM, la jeune fille a livré une prestation stratosphérique. Après six parties, elle a fait carton plein en n’ayant concédé aucun demi-point.
Mamihaja Jessy Randriamazava a également marché sur les traces de sa coéquipière avec un autre 6/6 implacable. Mbolamamy Jason Randriamazava, de son côté, a apporté 5,5 points, ne cédant qu’un demi-point dans une partie âprement disputée. Seule Labokoson Eleonore Tsikimiarisoa termine à 0/6.
Face à une concurrence farouche, Hibiscus n’a jamais tremblé. Colibris Talatamaty, dauphin avec 9 points de match et 16 points de parties (4 victoires, 1 nul, 1 défaite), a livré une belle bataille, mais a dû s’incliner devant la machine de guerre des rouges et blancs. Mirva 1 (8 points de match, 15,5 points de parties) et Platoni Academy (8 points, 15 points de parties) complètent le podium, tandis qu’Au Petit Monde, avec 16,5 points de parties mais seulement 7 points de match, regrettera sans doute ses résultats contrastés malgré un scoring individuel élevé.
Plus bas dans le classement, Alliance Française (1 et 2), La Farandole, Bout d’Chou, Les Capucines, Cendrillon ou encore La Printanière ont rendu une copie honorable avec des scores tournant autour des 6 points de match. Les formations de Kideveil et Oceane Hannah School, en queue de peloton, auront au moins engrangé de l’expérience en vue de prochaines échéances.
(source: Naisa – newsmada.com)
Israel and Iran step back from renewed conflict after Trump calls for halt
Netanyahu acknowledges pause in fighting in TV speech but vows forceful response to future attacks
Fears of a return to a full-scale regional war in the Middle East eased on Monday as Israel and Iran said they had halted attacks on each other after an appeal from Donald Trump to “immediately stop shooting”.
Benjamin Netanyahu, Israel’s prime minister, acknowledged the halt in fighting with Iran in a televised speech, but vowed to respond “with force” to future attacks.
“At present, the fire on this front has been halted, because after the terrorist regime in Tehran was struck, it stopped attacking us,” Netanyahu said. “If that terrorist regime makes the mistake of attacking us again, we will respond with force.”

The recent wave of Iranian ballistic missile attacks on Israel and retaliatory strikes by Israeli warplanes on Iran marked the most direct confrontation since an April ceasefire. Yemen’s Iran-aligned Houthi rebels also fired at Israel and warned they would target Israeli-affiliated ships in the Red Sea, further escalating tension.
Any new “ceasefire within the ceasefire” is very fragile, analysts say, with multiple flashpoints that could lead to fresh exchanges of strikes and missile barrages at any moment.
Israeli officials have rejected repeated Iranian efforts to link any definitive ceasefire to Israel stopping its offensive in Lebanon against Hezbollah, which has close ties with Tehran.
On Monday, Israel’s defence minister said Israel would continue to operate against Hezbollah in Lebanon and strike Beirut if the militant Islamist movement attacked Israel. “Any Iranian attempt to link Lebanon and Iran and attack Israel will be met with great force, as happened yesterday,” Israel Katz said.
L’Iran frappe Israël qui riposte, le Moyen-Orient s’embrase à nouveau deux mois après la trêve
Après une frappe israélienne à Beyrouth, Téhéran revendique des représailles et menace de viser davantage d’intérêts israéliens et américains. L’État hébreu a répliqué en ciblant des sites militaires.

La trêve n’aura finalement tenu que deux mois. Israël a annoncé dimanche 7 juin avoir été visée par plusieurs salves de missiles tirées depuis l’Iran : une première depuis le cessez-le-feu conclu le 8 avril dernier entre Téhéran, Washington et l’État hébreu. Selon l’armée israélienne, des sirènes d’alerte ont retenti dans une large partie du nord du pays après la détection de projectiles lancés en direction du territoire israélien.
Quelques instants plus tard, les autorités militaires ont fait état d’un nouveau barrage de missiles. Aucune information sur d’éventuelles victimes ou dégâts n’a pour le moment été communiquée.
Face à cette nouvelle escalade, les autorités israéliennes ont annoncé la fermeture de l’ensemble des établissements scolaires du pays. « À la suite de l’évaluation de la situation […], les activités éducatives ne peuvent pas avoir lieu », ont indiqué le ministère de l’Éducation et le Commandement du Front intérieur dans un communiqué conjoint.
Et malgré les appels à la retenue de Donald Trump, Israël a riposté et frappé à son tour l’Iran. Des explosions ont retenti à Téhéran et les villes de Tabriz et Ispahan, a annoncé la télévision d’État tôt ce lundi, au moment où l’armée israélienne annonçait que son aviation avait bombardé « des cibles militaires appartenant au régime terroriste iranien dans l’ouest et le centre de l’Iran ». Des « cibles militaires » ont aussi été frappées, a indiqué l’armée qui avait prévenu précédemment qu’elle frapperait l’Iran « avec force » en représailles aux deux vagues de missiles tirés depuis l’Iran, selon elle tous interceptés.
Téhéran revendique les frappes et cite le Liban
Téhéran a rapidement revendiqué l’opération qu’il présente comme une réponse directe à la frappe israélienne menée quelques heures plus tôt dans la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah libanais soutenu par l’Iran. Selon les autorités sanitaires libanaises, cette attaque a fait deux morts et une vingtaine de blessés.
Dans un communiqué, les Gardiens de la Révolution ont qualifié leurs tirs de missiles d’« avertissements ». « Si de telles agressions se reproduisent, la riposte sera plus large et visera toutes les cibles américano-sionistes de la région », ont-ils déclaré. Le chef du commandement des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, a accusé Israël d’avoir « franchi toutes les lignes rouges » avec son bombardement de Beyrouth. Il a également prévenu que toute nouvelle escalade entraînerait des « attaques destructrices » contre Israël et ses alliés.
Signe de la gravité de la situation, les autorités iraniennes ont annoncé dans la soirée la fermeture jusqu’à nouvel ordre de l’espace aérien dans l’ouest du pays. L’aviation civile a indiqué avoir pris cette décision pour des raisons de sécurité, appelant les voyageurs à éviter les aéroports concernés.
L’armée israélienne a par ailleurs indiqué avoir identifié un tir de missile en direction du territoire israélien depuis le Yémen, où les rebelles houthis soutiennent l’Iran.
Un processus « laborieux » de négociations diplomatiques
Cette reprise du conflit direct intervient alors que les discussions censées mettre un terme au conflit traversent une période d’enlisement. Malgré la trêve annoncée le 8 avril dernier, les tensions n’ont jamais totalement disparu entre les différents acteurs de la région.
Refondation – Madagascar s’inspire de l’exemple gabonais
Le Chef de l’État a effectué une visite de travail au Gabon. L’objectif principal de ce déplacement a été de s’inspirer de la manière dont ce pays a conduit et bouclé sa Transition en deux ans.

Faire du «benchmarking». Tel est l’objet de la visite de travail du colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, et de la délégation qu’il a conduite au Gabon. Une visite de deux jours, vendredi et samedi, afin de s’inspirer de l’exemple gabonais en matière de transition politique et de refondation institutionnelle. Une transition que Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon, présente comme «un exemple à travers le monde».
Il s’agit de la première visite d’un Chef d’État malgache au Gabon, depuis 2008. Peu après son atterrissage à Libreville, capitale gabonaise, le locataire d’Iavoloha a été reçu par son homologue, Brice Clotaire Oligui Nguema, au palais de la Rénovation. «Nous avons largement abordé la refondation en cours à Madagascar depuis novembre 2025. Avec patriotisme et humilité, il est venu s’inspirer du modèle réussi de la Transition gabonaise», déclare donc ce dernier durant leur déclaration conjointe à la presse à l’issue de leur rencontre.
«(…) nous serions honorés de pouvoir bénéficier de la précieuse expérience du Gabon sur la conduite et la réussite de son propre processus de Transition. C’est avec un grand intérêt que nous souhaitons enrichir nos propres réflexions sur les aspects les plus importants du processus mené au Gabon», affirme pour sa part le colonel Randrianirina. Il a ainsi appelé à des échanges techniques entre les deux pays «afin de capitaliser sur les bonnes pratiques ainsi que sur les enseignements tirés des expériences gabonaises».
Durant sa rencontre avec son homologue gabonais, le Chef de l’État a présenté le contour de la refondation de la République de Madagascar. Un processus qui, selon lui, «est l’expression d’une exigence souveraine du peuple et s’inscrit dans un cadre juridique, institutionnel et temporel clairement défini avec un mandat de vingt-quatre mois». Le calendrier de la refondation, ajoute-t-il, «est contraignant et planifié».
L’officier supérieur a donc énuméré les principales étapes de la refondation, qui sont : «la concertation nationale, la réforme du système électoral, l’élaboration d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’une élection libre, crédible et transparente d’ici décembre 2027». Dans sa prise de parole, le président Oligui Nguema a fait part de quelques suggestions à son homologue malgache pour mener à bien, dans le délai imparti, la transition.
Un acte fédérateur
«Nous avons prioritairement évoqué la Feuille de route de la refondation de la République de Madagascar. En effet, ce processus de retour à l’ordre constitutionnel doit être jalonné par des étapes institutionnelles et politiques significatives», souligne le locataire du palais de la Rénovation. Il ajoute que la tenue de la concertation nationale «paraît comme une nécessité afin de garantir l’inclusion de toutes les parties prenantes, et de favoriser l’émergence d’un consensus véritablement partagé».
Sur sa lancée, Brice Clotaire Oligui Nguema a mis l’accent sur le fait de ne pas perdre de vue les aspirations exprimées par la population durant les manifestations ayant conduit le colonel Randrianirina au pouvoir. «Ils vous observent. Ils vous regardent et attendent de vous des signaux forts pour un retour à l’ordre constitutionnel dans les délais annoncés», déclare-t-il alors, en ajoutant que «la tenue des élections dans un délai de deux ans, à l’image du Gabon, sera un acte fédérateur majeur pour l’avenir de la République de Madagascar».
Athlétisme – 400 Mètres Haies – Ny Aina Anna Andrianjafy gagne le titre africain
La jeune hurdleuse Ny Aina Anna Andrianjafy a offert à Madagascar son unique médaille d’or aux Championnats d’Afrique australe U18 et U20 disputés à Maurice sur le 400 m haies.
Le rideau est tombé dimanche sur les Championnats d’Afrique australe d’athlétisme U18 et U20 organisés à Maurice. Face à une concurrence relevée venue de onze pays de la région, la délégation malgache a terminé à la sixième place du classement général avec une moisson modeste, mais marquée par l’exploit de Ny Aina Anna Andrianjafy, médaillée d’or sur le 400 mètres haies.
L’athlète malgache a été la grande artisane du bilan national en décrochant la seule médaille d’or de Madagascar lors de cette compétition régionale. Engagée sur le 400 m haies chez les U20 filles, Anna Andrianjafy s’est imposée en 1’04’’15, confirmant son statut de figure montante de l’athlétisme malgache. Elle a également enrichi son palmarès d’une médaille de bronze sur le 400 m plat avec un chrono de 58’’35.
Cette performance n’est pas une surprise pour les observateurs. Lire la suite »
Emotional Moment: Pope Leo XIV Gets 7-Minute Standing Ovation in Spanish Parliament Madrid
Pope Leo XIV received a powerful standing ovation lasting several minutes inside Spain’s Parliament in Madrid after delivering a historic address during his apostolic visit. Lawmakers rose in applause as the Pope thanked them in Spanish, smiled, and raised his hands in gratitude. Speaker of the Congress Francina Armengol was seen engaging with the Pope as applause continued throughout the chamber and balcony.
The emotional moment highlighted the impact of his speech on unity, democracy, and human dignity.
Le nouvel ordre multipolaire selon Vladimir Poutine

Au Forum de Saint-Pétersbourg, le président russe a longuement exposé sa vision du nouvel ordre géopolitique mondial, en occultant son échec en Ukraine entre récit de souveraineté et dépendance croissante à la Chine.
Messe présidée par Léon XIV sur la Plaza de Cibeles et Procession de la Fête-Dieu à Madrid
Deuxième jour de Léon XIV en Espagne : en ce dimanche 7 juin 2026, le Pape préside à 9h30 (UTC+2) la messe sur la plaza de Cibeles à Madrid, où 1,2 million de personnes sont présentes. La célébration est suivie d’une procession à l’occasion de la solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu)
Ce 5 juin, Vladimir Poutine a prononcé son discours annuel lors de la réunion plénière du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, un événement qui se tient chaque été depuis 1997. Des représentants de dizaines de pays se rassemblent alors dans la capitale du Nord pour discuter des perspectives de développement économique et des possibles partenariats avec la Russie.
Depuis 2022, année où cette rencontre s’est réduite à peau de chagrin, les visiteurs occidentaux ont en grande partie déserté le Forum — du moins s’attachent-ils, lorsqu’ils s’y rendent, à faire preuve d’une plus grande discrétion. Vladimir Poutine annonçait cette année des représentants de 130 pays, suggérant ainsi que ce qu’on appelait jadis le « Davos russe » était pleinement ressuscité. On ne comptait cependant que quelques dizaines de représentants officiels d’États étrangers, le reste de la cohorte évoquée se composant d’acteurs privés, généralement des hommes d’affaires et des experts, présents à titre individuel. Cette année, la présence d’une importante délégation de l’AfD a suscité des débats en Allemagne. Le vice-président du groupe au Bundestag et porte-parole pour les affaires étrangères Markus Frohnmaier a affiché à Saint-Pétersbourg sa proximité avec les élites russes et les sphères économiques, en posant aux côtés de Kirill Dmitriev et du PDG de Gazprom pour des publications sur son compte X.
Au cours de cette session plénière, Vladimir Poutine était entouré du président de l’Ouzbékistan, Shavkat Mirziyoyev, et de la présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan. L’invité le plus prestigieux dont pouvait se targuer la Russie était le vice-président de la République populaire de Chine, Han Zheng, dont la présence, quelques semaines après la visite de Vladimir Poutine à Pékin, signale la poursuite du partenariat économique — et, jusqu’à un certain point, politique — entre la Chine et la Fédération de Russie.
Depuis que les entreprises occidentales s’en sont distancées, le Forum de Saint-Pétersbourg s’est largement resserré sur l’une de ses fonctions traditionnelles : celle de vitrine du président russe lui-même et de ses annonces en matière de politique économique et de sécurité. Vladimir Poutine a ainsi profité de cette tribune pour démontrer une fois de plus sa maîtrise de la posture de chef populiste. En véritable chef d’orchestre, il appelait l’assistance à lancer des salves d’applaudissements. Son intervention comprend huit occurrences de l’expression « je demande au gouvernement » — autrement dit, « j’ordonne » — et même à la Douma d’État, au mépris des attributions constitutionnelles du président de la Fédération de Russie. L’un des moments importants de cette intervention a été l’annonce du report d’une mesure fiscale impopulaire, pourtant préparée par son propre gouvernement, posant Vladimir Poutine en protecteur des petits entrepreneurs face aux pesanteurs et aux excès de la bureaucratie russe. En d’autres termes, son discours comprenait deux volets indissolublement liés : d’une part je suis à votre écoute et comprends vos doléances ; de l’autre, de ma main de fer, je plie l’administration aux volontés du pays.
Sur le fond, le ton triomphaliste de Vladimir Poutine dissimule assez mal les difficultés réelles que connaît l’économie du pays, même si les technocrates et le « bloc économique » de la Russie en guerre ont effectivement déjoué tous les pronostics d’effondrement. À chaque indicateur avancé, on pourrait objecter d’autres chiffres moins reluisants. Par ailleurs, on remarque qu’au cours de ce discours fleuve, Vladimir Poutine ne mentionne la guerre en Ukraine qu’à une seule reprise. Ce fait suffit à lui seul à invalider l’ensemble de ses raisonnements : prétendre rendre compte de l’état d’une économie nationale en omettant complètement qu’il s’agit d’une économie de guerre condamne à ne présenter qu’une image trompeuse de la réalité.
Enfin, le thème de la « plateformisation » de la Russie, répété comme un nouveau mantra par le président russe, renvoie à la fois à une réalité confirmée — l’existence d’un écosystème numérique non négligeable en Russie, avec des plateformes comme Yandex, Ozon, VKontakte, Wildberries ou les systèmes de paiement de Sberbank — et à une sorte d’optimisme numérique contradictoire, compte tenu des récentes perturbations provoquées par la prise en main d’Internet en Russie et de la dépendance réelle du pays vis-à-vis des semi-conducteurs occidentaux, des composants et des technologies d’origine chinoise.
Au-delà des déclarations tonitruantes de « souveraineté » recouvrée, prononcées devant le vice-président de la République populaire de Chine, les dynamiques en cours suggèrent plutôt que la Russie restera, certes, un pôle de puissance, mais de second rang, subordonné à un centre autrement dominant : la Chine. Lire la suite »