Escalade de l’Everest: Accueil des Bouka au pays
Fitsenana ny Fianakaviana Bouka tafaverina soamantsara an-tanindrazana.
Premiers Malgaches au sommet de l’Everest : Bouka, le nom du père et des fils
La deuxième tentative a été la bonne pour les frères Raj-Alexandre et Raïs Bouka. Après l’échec de l’année dernière, ils ont annoncé ce matin avoir réalisé leur rêve d’être les premiers Malgaches à atteindre le sommet du plus haut sommet du monde, le mont Everest (8 849 mètres). Malheureusement, leur père Zouzar a dû choisir de redescendre sur les recommandations des guides qui ont estimé qu’il n’était plus en mesure de continuer à grimper. Toutefois, avoir dépassé ses limites pour atteindre pour la première fois le cap symbolique de 7000 mètres est déjà une grande victoire pour Zouzar.
Au-delà de l’exploit sportif, il y a d’abord l’exploit humain, tant sur le plan physique que mental : dompter son corps, affronter ses peurs, vaincre le découragement et expérimenter ce qu’est la résilience au delà de ses limites. Le tso-drano de Zouzar envers ses fils avant de les “lâcher” à l’assaut du sommet résume tout : « la seule chose que je vous souhaite de retirer de cette expérience, c’est que vous deveniez de meilleurs êtres humains ».
Dès le départ, les trois alpinistes ont placé Madagascar au centre de leur projet. Ils n’ont eu de cesse d’affirmer leur désir d’être les premiers Malgaches à porter le drapeau de leur pays au sommet de l’Everest.
C’est donc la fin d’une belle aventure qui a uni Malgaches et non-Malgaches durant des mois pour soutenir le projet de la famille Bouka. Ce fut une entreprise organisée méticuleusement et professionnellement, avec de nombreuses préparations pour s’acclimater progressivement à l’altitude dans de nombreux pays. Ils ont été accompagnés par des guides et des sherpas, mais également d’une équipe qui a professionnellement géré la communication pour créer la mobilisation et le soutien sur les réseaux sociaux tout au long de l’aventure, des vidéastes aux infographistes en passant par le community manager de la page Facebook. Avec en plus toutes les implications logistiques, tout ceci suppose un budget conséquent, mais qui veut la fin veut les moyens. Lire la suite »
Esclavage: pourquoi le « Code noir » n’a-t-il jamais été formellement abrogé jusqu’à présent?
Une initiative parlementaire « symbolique et puissant(e) ». Les députés ont adopté à l’unanimité en première lecture ce jeudi 28 mai à l’Assemblée nationale un texte visant à abroger le « Code noir », qui n’a jamais été explicitement supprimé par la loi depuis l’abolition de l’esclavage en France, datant de 1848.
Si les débats ont parfois été animés sur la rédaction du texte ou la question des réparations, l’intégralité des groupes a voté la proposition de loi portée par Max Mathiasin (Guadeloupe, Liot). Après le vote il a salué au micro « un pas supplémentaire, un hommage aux hommes et aux femmes, aux enfants mis en esclavage », ému aux larmes et enlacé par des collègues ultramarins dans l’hémicycle.
• Qu’est que le « Code noir »?
Mis en place par l’ordonnance de mars 1685 sur les esclaves des Îles de l’Amérique, puis complété par d’autres édits et recueils juridiques par la suite, le « Code noir » est la première législation nationale en France sur l’esclavage dans ses colonies.
Ces textes font notamment des personnes esclavagisées des « êtres meubles » susceptibles d’être acquis par un maître au même titre qu’un bien. Ils instituent également des sanctions en cas de fuites – oreilles coupées, marquage au fer de lys, peine de mort.
Soupçons de Déstabilisation – Des membres de la HCC «susceptibles» de poursuites

Un troisième épisode. La saga de bras de fer institutionnels impliquant la Haute cour constitutionnelle (HCC) connaît un nouveau rebondissement. Après les péripéties relatives à des procédures de remplacement, le troisième volet de la série pourrait prendre une tournure judiciaire.
Une missive émanant du parquet du tribunal de première instance (TPI) d’Antananarivo, datée du 29 mai 2026, adressée à la ministre de la Justice, a pour objet : «demande d’ordre de poursuite». Une demande qui concerne quatre magistrats, membres de l’institution d’Ambohidahy. Selon la lettre, les quatre hauts conseillers constitutionnels sont «susceptibles d’être poursuivis d’un complot en vue de déstabilisation», en faisant référence à l’article 89 alinéa 1er et à l’article 87 alinéa 3 du code pénal.
L’alinéa 1er de l’article 89 du code pénal prévoit la peine encourue pour «le complot ayant pour but l’un des crimes mentionnés à l’article 87, s’il a été suivi d’un acte commis ou commencé pour en préparer l’exécution (…)». L’alinéa 3 de l’article 87 prévoit ce qu’encourent les personnes reconnues coupables «d’attentat dont le but est, soit de détruire ou de changer le Gouvernement, soit d’exciter les citoyens ou habitants à s’armer contre l’autorité (…)». Lire la suite »
Moris Mada Business Connect 2026 : Jusqu’à 10 000 emplois attendus

L’agroalimentaire, le textile, l’énergie et l’innovation feront partie des principaux secteurs concernés par Moris Mada Business Connect 2026.
10 000 emplois dans plusieurs secteurs économiques pourraient voir le jour grâce au développement des échanges et des investissements entre Madagascar et Maurice. Cette ambition se trouve au cœur de Moris Mada Business Connect. Ce grand rendez-vous économique se tiendra à Antananarivo les 22 et 23 juillet 2026. L’initiative résulte d’un partenariat entre la Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice, la FCCIM et l’AIOCCI. Les organisateurs souhaitent transformer cette rencontre en plateforme de référence pour le dialogue entre les secteurs public et privé. L’événement réunira des entreprises, des investisseurs, des institutions publiques, des organisations professionnelles ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers.
« L’objectif consiste à faciliter les échanges entre acteurs économiques, stimuler les investissements et développer des partenariats concrets dans plusieurs secteurs stratégiques » explique Rojo Claudino Andrianasolo, président de la Chambre de Commerce Maurice-Madagascar. À travers cette initiative, Madagascar réaffirme aussi son ambition de devenir le « grenier de l’océan Indien ». Cette stratégie repose sur le développement de la production locale, la transformation des produits et le renforcement des exportations vers les marchés régionaux. Le pays cherche ainsi à mieux valoriser ses ressources et à renforcer sa place dans les échanges économiques de la région.
Plusieurs secteurs prioritaires
Pour les porteurs du projet, le développement des échanges dans la région peut aider l’économie et attirer plus d’investissements. « Les secteurs prioritaires concernent notamment l’agroalimentaire, le textile, l’énergie, les infrastructures, les services financiers et l’innovation» a ajouté le président.
En effet, Moris Mada Business Connect prévoit plusieurs activités destinées à rapprocher entreprises et investisseurs. Des rencontres B2B et B2G permettront aux acteurs économiques et aux institutions publiques d’échanger directement autour de projets de collaboration. Des conférences, panels thématiques et sessions de networking figurent également au programme. Des visites de sites économiques et d’entreprises permettront aux participants de découvrir les opportunités d’investissement présentes à Madagascar.
(source: moov.mg)
Diplomatie : Jean-Marc Grosgurin, nouvel ambassadeur de France

Après près de quatre années passées à la tête de l’ambassade de France à Madagascar, Arnaud Guillois serait sur le point de quitter ses fonctions. Dans les coulisses diplomatiques, le nom de son probable successeur circule déjà avec insistance. Il s’agit de Jean-Marc Grosgurin, habitué des terrains sensibles. Nommé ambassadeur de France à Madagascar en septembre 2022, Arnaud Guillois avait succédé à Christophe Bouchard dans un contexte marqué par le renforcement des relations bilatérales entre Paris et Antananarivo. Depuis son arrivée, il a accompagné plusieurs dossiers stratégiques, notamment dans les domaines de la coopération économique, de l’éducation, de la sécurité et des investissements français dans la Grande île. Mais dans la tradition diplomatique française, les affectations dépassent rarement les trois années dans un même pays. Avec bientôt quatre ans de présence à Madagascar, l’actuel ambassadeur semble ainsi arriver au terme naturel de sa mission. Aucun communiqué officiel n’a encore été publié par les autorités françaises, mais les discussions autour de son remplacement s’intensifient déjà.
Présence russe. Le profil qui est déjà dans les tuyaux est celui de Jean-Marc Grosgurin. Diplomate de carrière, ce dernier dispose d’une solide expérience sur plusieurs théâtres diplomatiques complexes. Il a notamment occupé les fonctions d’ambassadeur de France au Yémen ainsi qu’en Guinée-Conakry. Plus récemment, il a dirigé l’ambassade de France en République centrafricaine entre septembre 2020 et mai 2023, dans un environnement géopolitique particulièrement tendu, où les enjeux sécuritaires et l’influence internationale étaient au cœur des équilibres régionaux. Son éventuelle arrivée à Madagascar pourrait traduire la volonté de Paris de maintenir une présence diplomatique expérimentée dans l’océan Indien, une région devenue hautement stratégique dans le contexte des recompositions géopolitiques actuelles, et où la présence russe s’est renforcée depuis le début de cette année 2026.
(source: Rija – Midi M/kara)
Aviation civile – Air Madagascar rend hommage à Ndriana Andriamboavonjy
La compagnie nationale Air Madagascar a rendu hommage, hier, au commandant de bord Ndriana Andriamboavonjy, l’une des figures historiques de l’aviation civile malgache, lors d’une cérémonie organisée au Centre de loisirs d’Air Madagascar à Ivato.

À travers cet événement, la compagnie indique vouloir renforcer la culture de la reconnaissance au sein de l’entreprise, valoriser les métiers de l’aérien et mettre en lumière les parcours ayant marqué l’histoire du transport aérien national. Un certificat de reconnaissance a été remis à cette occasion au commandant Ndriana Andriamboavonjy.
Gascar Fenosoa, ministre de la Communication et de la Culture, a rappelé la place occupée par ce dernier dans l’histoire de l’aviation malgache. « Le commandant Ndriana Andriamboavonjy fait partie des premiers pilotes malgaches à avoir intégré Air Madagascar, seulement deux ans après la création de la compagnie », a-t-il déclaré.
Selon le ministre, son parcours illustre l’émergence progressive de cadres malgaches au sein du secteur aérien. « Il est tout à fait légitime de lui rendre hommage aujourd’hui. Il fait partie des premiers pilotes malgaches et a consacré de longues années de sa vie à cette profession. À travers cette reconnaissance, c’est toute la nation malgache qui exprime sa gratitude », a-t-il ajouté.
Un parcours dans l’aviation
Le commandant Ndriana Andriamboavonjy a été le premier Malgache admis au concours de l’Armée de l’air française. Il a également compté parmi les premiers officiers de service général de l’escadrille malgache créée à l’époque. Après la création d’Air Madagascar, il y a poursuivi sa carrière durant près de trente ans, participant au développement du transport aérien national.
Selon les intervenants lors de la cérémonie, il s’est distingué par son engagement professionnel tout au long de sa carrière. Son parcours continue d’être cité comme une référence dans le secteur aérien malgache.
Lors de son intervention, Gascar Fenosoa a également appelé à l’attribution d’une distinction honorifique nationale au commandant Ndriana Andriamboavonjy, en reconnaissance des services rendus au pays.
La cérémonie a réuni des responsables de la compagnie, des représentants des autorités ainsi que plusieurs acteurs du secteur aérien.
(source: Ihariana Sarobidy – lexpress.mg)
Ukraine : Le gouvernement appelle les ressortissants malgaches à fuir Kiev

Depuis plusieurs semaines, Kiev vit sous la menace permanente de nouvelles frappes massives. Les alertes aériennes se multiplient, tandis que les autorités ukrainiennes renforcent les mesures de défense autour des infrastructures stratégiques. Dans ce climat explosif,
Nosy Maorisy: Resy tao amin’ny Fitsarana Tampony ny mpandraharaha Mamy Ravatomanga
Cour Suprême – Mamy Ravatomanga maintenu en cellule
L’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga essuie un nouveau revers judiciaire. La Cour suprême a rejeté son recours visant à faire annuler la décision de la Bail and Remand Court (BRC) de lui refuser la liberté conditionnelle à la fin de l’année dernière. Dans leur jugement rendu mardi, les juges Carol Green-Jokhoo et Azam Neerooa ont conclu que la magistrate de la BRC avait agi dans le cadre de ses prérogatives en ordonnant son maintien en détention provisoire le 30 décembre.
Actuellement incarcéré à la prison de haute sécurité de Melrose, Mamy Ravatomanga fait l’objet de plusieurs accusations provisoires, notamment de blanchiment d’argent et complot présumé. Contestant cette détention, il avait introduit une demande de révision judiciaire contre plusieurs instances, dont la magistrate de la BRC, le Directeur des poursuites publiques, le commissaire de police et la Financial Crimes Commission.
Par le biais de ses avocats, l’homme d’affaires soutenait que sa détention reposait sur des éléments insuffisants et qu’aucune preuve concrète ne démontrait un risque réel justifiant son maintien derrière les barreaux. Les juges n’ont toutefois pas retenu ces arguments et indiqué que l’enquête fait état de nombreux actifs détenus à l’étranger, notamment des biens immobiliers en France ainsi que plusieurs comptes bancaires dans différentes juridictions, dont Madagascar, les Seychelles, Dubaï et les Îles Vierges britanniques.
Le jugement souligne également que les actifs de Mamy Ravatomanga à Maurice apparaissent limités comparés à l’étendue de ses intérêts financiers hors du territoire mauricien. Les juges estiment aussi qu’une remise en liberté pourrait compromettre le bon déroulement de l’enquête, évoquant des risques potentiels de pressions sur des témoins et d’altération de preuves. L’homme d’affaires demeure donc en détention en attendant la suite des procédures engagées contre lui.
(source: lexpress.mu)
