RD Congo: les Evêques de la CENCO s’opposent à la révision des articles de la Constitution pour briguer un 3ème mandat
Ils appellent le Président actuel à honorer son serment et de respecter la Constitution actuelle, et le peuple à « rester vigilant ».
Comment Macron voit le rôle de la France à Ormuz après l’annonce du déblocage du détroit
Le président de la République semble prêt à envoyer le porte-avions Charles-de-Gaulle aux abords du détroit pour « sécuriser » sa réouverture.

« Nous sommes prêts. » Emmanuel Macron a évoqué, cette semaine, le rôle que la France pourra jouer dans les prochains jours au Moyen-Orient après l’accord trouvé entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre. « On est disponible pour aider à la réouverture du détroit d’Ormuz », a insisté le chef de l’État jeudi 18 juin, dans une interview sur France 2, en confirmant « l’offre » formulée trois jours plus tôt, avant le G7 à Evian.
Concrètement, la France veut prendre la tête (avec le Royaume-Uni) d’une mission maritime internationale d’une vingtaine de pays pour assurer la sécurité dans la zone et veiller à la reprise intégrale et durable du trafic maritime. Pour ce faire, le chef de l’État imagine le déploiement de plusieurs bâtiments et engins de l’armée française, à commencer par le porte-avions Charles-de-Gaulle.
« Nous avons construit, avec les Britanniques, une mission. Nous sommes sur place avec les Néerlandais, les Italiens, et nous sommes prêts à agir très vite pour envoyer des avions, envoyer une frégate, envoyer des démineurs », a ainsi expliqué Emmanuel Macron sur TF1 lundi, avant d’ajouter : « Notre porte-avions Charles-de-Gaulle, avec tout ce qui l’entoure, reste dans la zone et peut être déployé dans les deux, trois jours. » Deux bâtiments chasseurs de mines, la Lyre et l’Andromède, se trouvent par ailleurs à proximité, « prêts à se rendre sur zone », a précisé la ministre des Armées, Catherine Vautrin.
Macron veut aussi aider au Liban
De son côté, Le Royaume-Uni a annoncé en mai « prépositionner au Moyen-Orient » son destroyer HMS Dragon. L’Italie a rapproché du Golfe deux chasseurs de mines rattachés à l’opération européenne Aspides de sécurisation du trafic maritime en Mer rouge tandis qu’un chasseur de mines allemand est également présent en Méditerranée. Lire la suite »
Conférence sur l’Esclavage à Accra au Ghana: la Bataille des réparations
Pour la première fois, Paris s’est prononcé « EN FAVEUR » des réparations ! »
Madagascar–Russie : vers un renforcement du cadre juridique pour consolider les relations bilatérales

En visite officielle à Moscou, la Ministre des Affaires étrangères de Madagascar, Alice N’Diaye, s’est entretenue avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, hier 19 juin 2026. Les deux responsables ont mis l’accent sur la nécessité de renforcer le cadre juridique des relations entre les deux pays, afin d’accompagner le développement de leur coopération dans plusieurs domaines stratégiques.
Développement d’un partenariat fondé sur le dialogue
La coopération entre Madagascar et la Fédération de Russie était au centre des discussions, lors de la rencontre entre Alice N’Diaye et Sergueï Lavrov à Moscou. Les deux ministres ont procédé à un échange de vues sur l’évolution des relations bilatérales ainsi que sur les perspectives de leur approfondissement. Au cours de cet entretien, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le développement d’un partenariat fondé sur le dialogue et la coopération. L’un des points majeurs abordés concerne le renforcement du cadre juridique régissant les relations entre Madagascar et la Russie.
Cette orientation vise à dynamiser les efforts conjoints pour consolider les bases institutionnelles de la coopération entre les deux pays. Pour les deux gouvernements, l’existence d’un cadre juridique plus solide doit permettre de faciliter la mise en œuvre des projets communs et d’encourager davantage les échanges dans différents secteurs. Les discussions entre les deux responsables diplomatiques ont également porté sur les perspectives de coopération économique et technique. Plusieurs domaines ont été identifiés comme prioritaires, notamment l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, la formation et la santé.
De nouvelles opportunités de collaboration
La partie malgache a souligné l’importance de cette dynamique dans le cadre de sa diplomatie multivectorielle, qui vise à diversifier les partenariats internationaux du pays. Le développement des relations avec la Russie s’inscrit, ainsi, dans une démarche de recherche de nouvelles opportunités de collaboration, dans un esprit d’ouverture et d’intérêts partagés. De son côté, la Russie a également réaffirmé son intérêt à poursuivre l’élargissement de la coopération avec Madagascar, notamment dans les domaines économique, commercial, éducatif et humanitaire.
Au-delà des enjeux bilatéraux, les échanges ont également abordé plusieurs sujets liés à l’actualité internationale et régionale. Les deux ministres ont constaté des convergences de vues concernant certains principes défendus dans les relations internationales. Les deux parties ont notamment réaffirmé leur attachement au multilatéralisme, au rôle central des Nations Unies dans la gouvernance mondiale ainsi qu’au respect des principes du droit international. Par ailleurs, la rencontre a permis de mettre en avant une volonté commune de poursuivre les consultations diplomatiques dans les différentes instances internationales. Madagascar et la Russie ont ainsi confirmé leur intention de renforcer leur coopération dans les cadres multilatéraux, tout en poursuivant les échanges sur les grands dossiers internationaux.
Préparatifs du troisième Sommet Russie–Afrique
Les préparatifs du troisième Sommet Russie–Afrique, prévu à l’automne prochain, ont également été évoqués lors de la rencontre. Les deux pays ont exprimé leur intérêt pour le renforcement des échanges entre la Russie et le continent africain, ainsi que pour le développement de coopérations avec les organisations africaines d’intégration régionale. Pour Madagascar, cette échéance représente une nouvelle opportunité de renforcer sa présence dans les discussions internationales et de promouvoir ses intérêts dans le cadre de ses relations extérieures.
À l’issue de leur entretien, Alice N’Diaye et Sergueï Lavrov ont convenu de poursuivre et d’approfondir leurs consultations, aussi bien sur le plan bilatéral que dans les espaces multilatéraux. Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté affichée par les deux pays de consolider leurs relations à travers un partenariat davantage structuré.
(source: moov.mg)
Concertations nationales : Le droit de vote de la diaspora au menu

La participation électorale de la diaspora est un sujet qui sera abordé lors des concertations nationales tenues à l’extérieur du pays.
Le droit de vote des Malgaches vivant à l’étranger s’impose désormais comme l’un des dossiers incontournables des prochaines concertations nationales. Longtemps évoquée sans jamais franchir le cap des intentions, la participation électorale de la diaspora revient aujourd’hui au centre du débat, portée à la fois par les attentes des expatriés et par les engagements affichés au plus haut niveau de l’État. Après les discours, l’heure semble venue de passer aux actes. Lors de sa rencontre avec la diaspora malgache à Paris, en février dernier, le chef de l’État, Michael Randrianirina, avait déjà ouvert la voie en reconnaissant le rôle stratégique des communautés malgaches établies à l’étranger. L’enjeu dépasse largement la seule question électorale
La diaspora représente plusieurs centaines de milliers de Malgaches répartis en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie. Chaque année, leurs transferts financiers soutiennent des milliers de familles et contribuent au financement de projets économiques locaux, faisant d’eux des acteurs essentiels de la résilience et du développement national. Leur implication dans les urnes constituerait ainsi la reconnaissance logique de leur poids économique et social. Cette dynamique est d’ailleurs déjà engagée à travers le projet TADY (Tantsoroka ho an’ny Diaspora), mis en œuvre par le ministère des Affaires étrangères, avec un financement de sept millions d’euros accordé par le gouvernement français via l’Agence française de développement.
90%
Ce programme vise précisément à renforcer l’engagement de la diaspora dans le développement socio-économique de Madagascar, démontrant que les autorités considèrent déjà les expatriés comme des partenaires stratégiques du pays. À travers son dispositif TADY DAGO, le projet prévoit un mécanisme de cofinancement pouvant couvrir jusqu’à 90 % des projets portés conjointement par Lire la suite »
« Freedom 250 » : plus de 160 ans de relations diplomatiques entre Madagascar et les États-Unis
Alors que les États-Unis célèbrent cette année le 250e anniversaire de leur indépendance, l’Ambassade américaine à Madagascar a choisi de mettre également en lumière une autre date marquante : plus de 160 ans de relations diplomatiques entre les deux pays. Noués bien avant l’indépendance malgache de 1960, ces liens figurent parmi les plus anciens partenariats bilatéraux entretenus par Madagascar.
Des relations établies dès le XIXe siècle
L’Ambassade des États-Unis à Madagascar a célébré, hier jeudi 18 juin, le 250e anniversaire de l’indépendance américaine, lors d’une cérémonie présidée par la Chargée d’Affaires américaine, Stephanie Arnold. Organisé en présence du Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, de membres du gouvernement, du corps diplomatique, du secteur privé et de partenaires au développement, l’événement a été placé sous le signe de l’amitié entre les deux nations. Au-delà de la commémoration de la signature de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776, cette édition baptisée « Freedom 250 » a surtout permis de rappeler l’ancienneté des relations entre Madagascar et les États-Unis. Un partenariat qui remonte à plus de 160 ans, soit bien avant l’établissement de nombreuses relations diplomatiques existant aujourd’hui dans le monde.
Dans son discours, Stephanie Arnold a rappelé que les premiers liens officiels entre les deux pays remontent au 13 février 1866. À cette date, les États-Unis nommaient John P. Finkelmeier, vétéran de la Guerre de Sécession, comme représentant commercial à Tamatave, l’actuelle Toamasina. Cette nomination a conduit à la signature du premier traité entre les deux nations, portant sur la paix, l’amitié et le commerce. Quelques années plus tard, en 1874, Finkelmeier devenait le premier consul américain à Madagascar. « Les relations diplomatiques entre les États-Unis et Madagascar existent depuis plus de 160 ans. Elles sont plus anciennes que celles qui unissent de nombreux États dans le monde », a souligné la diplomate américaine devant les invités. Selon elle, la longévité de cette relation s’explique par des intérêts communs mais aussi par des valeurs partagées, notamment l’attachement à la liberté, à l’autodétermination des peuples et à la coopération économique.
De John Lewis Waller à Andy Razaf
L’un des moments forts du discours a été l’évocation de John Lewis Waller, nommé consul américain à Madagascar en 1891. Ancien esclave devenu avocat, homme politique et diplomate, Waller est présenté comme une figure marquante de l’histoire des relations entre les deux pays. Arrivé à Madagascar durant une période particulièrement troublée, il a manifesté son soutien aux aspirations du peuple malgache à décider de son propre avenir. Son engagement l’a conduit à rester dans la Grande Île au-delà de la durée de sa mission officielle. Son histoire personnelle s’est également mêlée à celle de Madagascar puisque sa fille a épousé un membre de la famille royale malgache. Lire la suite »
Marc Ravalomanana : « La population n’a point besoin de chars mais de quoi à manger »

Marc Ravalomanana relance son offensive européenne et appelle au pragmatisme face à la crise malgache.
En pleine tournée européenne, Marc Ravalomanana reprend l’initiative sur la scène internationale. Après son arrivée à Paris mardi dernier, l’ancien président s’est rendu mercredi à Bruxelles, où il affirme avoir rencontré de hauts responsables de l’Union européenne. Un déplacement qui intervient dans un contexte de repositionnement diplomatique de Madagascar et sur fond de débat autour des futures concertations nationales. Le président national du parti TIM a profité de son passage dans la capitale belge pour délivrer un message politique sans détour. « Madagascar a besoin de pragmatisme. Le pays n’a pas besoin de menaces, d’intimidations ou d’emprisonnements. La population a besoin de comprendre qu’elle est écoutée et soutenue », a-t-il déclaré, plaidant pour une gouvernance davantage tournée vers le dialogue que vers la coercition
Marc Ravalomanana a également insisté sur les priorités sociales du moment. Selon lui, les attentes des Malgaches sont avant tout économiques. « La population n’a pas besoin actuellement de chars et d’autres équipements. Elle veut de la nourriture », a-t-il affirmé, dans une critique implicite des choix budgétaires et sécuritaires du pouvoir. À Bruxelles, l’ancien chef de l’État a surtout affiché sa volonté de renouer les liens avec les partenaires européens. « Nous devons toujours garder de bonnes relations avec les pays européens. Nous avons été délaissés ces derniers temps par les Européens », a-t-il déclaré, estimant indispensable de restaurer une coopération solide avec l’Europe. Cette démarche contraste avec l’orientation diplomatique privilégiée par le régime actuel, qui renforce sa coopération avec la Russie, notamment dans le domaine militaire.
Diaspora
Alors que Moscou et l’Union européenne demeurent engagés dans une confrontation géopolitique majeure autour de la guerre en Ukraine, Marc Ravalomanana semble vouloir repositionner son camp dans le giron des partenaires européens et occidentaux, misant sur une diplomatie de rapprochement avec Bruxelles. Sa tournée se poursuivra ce samedi à Paris, où il rencontrera la diaspora malgache.
Organisée par ses partisans, cette réunion devrait réunir plusieurs représentants de la communauté malgache vivant en Europe. Les discussions porteront notamment sur les concertations nationales annoncées à Madagascar, un processus auquel la diaspora est appelée à contribuer. À travers cette sortie européenne, l’ancien président envoie un double signal. À l’extérieur, il cherche à réactiver ses réseaux auprès des partenaires occidentaux et, à l’intérieur, il se pose en défenseur d’une approche plus pragmatique, centrée sur les préoccupations quotidiennes de la population.
(source: Rija R. – Midi M/kara)
Représentants à la HCC – Une élection au pas de course à l’Assemblée nationale
Faralahy Célestin Razafindramasy et Honoré Vazison (en photo) sont les nouveaux représentants de l’Assemblée nationale au sein de la HCC. Ils ont été élus à l’issue d’un vote aux allures de plébiscite, hier.

Une heure et sept minutes. C’est la durée de la séance plénière lors de laquelle les députés ont procédé à l’élection de leurs deux nouveaux représentants pour siéger à la Haute Cour constitutionnelle (HCC).
L’Assemblée nationale n’a pas perdu de temps. Dès le lendemain de la divulgation de l’information sur la démission de William Noelson et de Nandrasana George Merlin Nasolo, les membres de cette institution ont élu leurs remplaçants. Après le vote d’hier après-midi, ce sont donc Faralahy Célestin Razafindramasy, député élu à Benenitra et magistrat de carrière, et Honoré Vazison, également magistrat et premier président par intérim près de la Cour d’appel de Fianarantsoa, qui sont les nouveaux représentants de la Chambre basse auprès de la HCC.
Quatre candidats étaient en lice. Au-delà de la durée de la séance plénière d’hier, c’est la célérité de l’expédition des différentes étapes menant jusqu’au vote qui intrigue. En marge d’une rencontre avec Siteny Randrianasoloniaiko, le même jour, à Tsimbazaza, Florent Rakotoarisoa, président de la HCC, a indiqué que les deux anciens juges constitutionnels lui ont remis leur démission le lundi 15 juin. Il ajoute, par ailleurs, que cette rencontre n’avait rien à voir avec la démission des deux représentants de cette institution au sein de la HCC.
« Un membre de la Haute Cour constitutionnelle peut démissionner par lettre adressée à son président qui en avise aussitôt le Président de la République [en l’occurrence, le chef de l’État actuellement] », prévoit l’ordonnance relative à l’institution d’Ambohidahy. « Dans le cas d’une démission volontaire, il suffit que la HCC en informe le chef de l’État et l’entité signataire », explique Firiana Ranesa, secrétaire générale de la Cour constitutionnelle.
Contrairement à la démission d’office, il n’y aurait donc pas besoin que la HCC publie un arrêté de constatation de la démission. À l’entame de la séance plénière électorale d’hier, le patron de la Chambre basse a indiqué que le rendez-vous fait suite à la réception d’un arrêté portant vacance de sièges de deux hauts conseillers constitutionnels. Un texte daté du 16 juin, ajoute-t-il, sans pour autant préciser l’entité qui l’a émis.
Plébiscite
Quoi qu’il en soit, les événements se sont accélérés après que l’information sur la démission des anciens juges constitutionnels Noelson et Nasolo a été divulguée. Hier matin, il a été affiché sur le tableau dans le hall de l’institution de Tsimbazaza qu’une conférence des présidents se tiendra à 9 heures. Elle sera immédiatement suivie d’une séance plénière Lire la suite »
Donald Trump a signé l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran au château de Versailles
Répondant à l’invitation d’Emmanuel Macron, Donald Trump est venu passer la soirée au château de Versailles, ce mercredi. Il a signé l’accord de paix avec l’Iran lors de sa visite, avant de profiter d’un « dîner de travail » avec le président français.
