« Nous y sommes, enfin », a déclaré Rachida Dati, se réjouissant d’un moment qualifié d’« historique ». Elle a salué un « partenariat exemplaire » entre la Côte d’Ivoire et la France, qui a permis la restitution d’un bien « confisqué de manière illicite ». « Ce retour n’est pas une revanche sur l’histoire, poursuit Françoise Remarck, son homologue ivoirienne. Il est une victoire du dialogue sur le silence. »
Évènements Fraîchement Actualisés
31 Octobre 1991: La « Convention de Panorama »
Une date mémorable pour Madagascar, peu connue de la jeune génération: le choix vers une « démocratie libérale » et un nouveau projet de société. Un format inspirant de l’Histoire contemporaine de la Grande Ile.
Production rizicole – L’État fixe le prix minimum du paddy
Pour protéger les riziculteurs malgaches, l’État fixe désormais un prix minimum garanti. La State Procurement of Madagascar (SPM) achètera directement le paddy auprès des producteurs.

Face à l’effondrement des cours du riz local, l’État malgache enclenche un mécanisme de régulation inédit : la fixation d’un prix minimum garanti pour le paddy. À travers la SPM, société d’État jusque-là surtout connue pour l’importation de riz, le gouvernement intervient désormais directement dans l’achat local.
Une première campagne de collecte a été lancée le 18 février 2026 dans les régions pilotes du Bongolava et de l’Itasy, avec un prix de référence fixé à 1 500 ariary le kilo. Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, il s’agit d’« une stratégie de régulation instaurée en concertation avec l’ensemble des acteurs de la filière ».
La décision fait suite à plusieurs mois de concertations techniques impliquant la Primature, les ministères concernés, des parlementaires ainsi que des groupements de producteurs et de collecteurs. Objectif : sécuriser la production nationale et préserver le pouvoir d’achat des riziculteurs, durement affectés par la chute des prix. En décembre dernier, à Ifanja (Itasy), le kilo de paddy ne dépassait plus 900 ariary, tandis que le riz ancien se négociait entre 1 200 et 1 300 ariary. Une situation jugée « très difficile » par les producteurs.
Des déploiements progressifs
Après Imerintsiatosika, l’opération s’est étendue le 19 février à l’Alaotra, notamment à Amparafaravola. À l’issue de plus de trois heures d’échanges avec les producteurs et les collecteurs, il a été décidé que la SPM procéderait à des achats directs « à un prix équitable ». Lire la suite »
Cyclones Fytia et Gezani : l’ONU lance un « Flash Appeal » de 60 millions de dollars pour soutenir Madagascar

Un appel d’urgence de 60,8 millions de dollars sur trois mois a été présenté par les Nations Unies au Gouvernement malgache afin de soutenir 681 000 personnes affectées par les cyclones Fytia et Gezani. Ce « Flash Appeal », dévoilé lors d’une réunion avec le Premier Ministre, vise à répondre rapidement aux besoins les plus pressants des populations sinistrées, en particulier des enfants et des familles vulnérables.
Les deux phénomènes météorologiques, survenus à quelques jours d’intervalle, ont provoqué d’importants dégâts matériels et humains. Des habitations ont été endommagées ou détruites, des infrastructures publiques fragilisées et plusieurs services essentiels fortement perturbés. Dans certaines zones, l’accès à l’eau potable et aux soins de santé reste précaire.
Coordonnée par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la réponse prévoit des interventions ciblées dans les secteurs prioritaires. L’accent est mis sur la prise en charge sanitaire, la prévention de la malnutrition, la distribution d’eau potable et l’assistance alimentaire d’urgence. Les autorités nationales et les partenaires humanitaires travaillent de concert afin d’assurer une mise en œuvre rapide et structurée des actions prévues.
Les enfants figurent parmi les plus exposés aux conséquences de la crise. Les risques de maladies hydriques, de carences nutritionnelles et d’interruption de services sociaux essentiels sont particulièrement élevés dans les communautés touchées. Pour de nombreuses familles, les pertes de biens et de moyens de subsistance compliquent davantage la reprise d’une vie normale.
Ce mécanisme de financement d’urgence s’inscrit dans une dynamique de solidarité entre le Gouvernement malgache et le Système des Nations Unies. Il vise non seulement à répondre aux besoins immédiats, mais aussi à stabiliser les conditions de vie afin de préparer les premières étapes du relèvement.
La mobilisation rapide des ressources demeure cruciale pour permettre une réponse efficace face à l’ampleur des dégâts. À travers cet appel, Madagascar et ses partenaires internationaux lancent un message clair : agir vite pour protéger les populations touchées et limiter les impacts durables de ces catastrophes climatiques successives.
(source: madagascar-tribune.com)
La France rend à la Côte d’Ivoire son « tambour parleur », cent dix ans après l’avoir pillé
Cet objet est le premier restitué à la Côte d’Ivoire par la France après le vote d’une loi spéciale. Le président français, Emmanuel Macron, a affiché sa volonté de restituer le « patrimoine africain à l’Afrique ».

e doit être les dernières semaines qu’il passe au sein du Musée du quai Branly, à Paris, loin de sa terre d’origine. Volé il y a cent dix ans au village d’Adjamé, devenu une commune d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne, le « tambour parleur » Djidji Ayôkwé appartient de nouveau formellement à la Côte d’Ivoire. Vendredi 20 février, les autorités françaises, représentées par la ministre de la culture, Rachida Dati, l’ont remis à leurs homologues ivoiriennes lors d’une cérémonie de restitution. Sculpté en bois d’iroko, long de 3,5 mètres et pesant 430 kilos, il avait été pillé lors de la colonisation, après que les Français eurent compris qu’il était utilisé par les Atchans (aussi appelés Ebriés) comme un instrument de résistance
La société civile malgache demande la clarification du cadre de la transition

La société civile a lancé un appel solennel à l’organisation urgente de consultations nationales et au renforcement de la lutte contre la corruption et l’impunité. Quatre mois après la chute d’un régime accusé de corruption et de déficit de légitimité à la suite d’élections contestées, ces organisations demandent la clarification du cadre de la transition et des réformes promises.
Dans un communiqué signé par près de 300 organisations, la société civile exprime de vives inquiétudes quant à l’orientation de la transition. Selon eux, aucune concertation inclusive n’a encore été organisée pour définir la feuille de route et les modalités de gestion de cette période transitoire. Elle dénonce une confusion entretenue autour du statut du pouvoir actuel, certains discours laissant entendre que le pays fonctionnerait dans un cadre pleinement constitutionnel.
Le communiqué pointe des pratiques jugées préoccupantes : nominations sans critères transparents, soupçons de népotisme et de clientélisme, absence de rupture avec les anciennes méthodes de gouvernance. Les consultations populaires sont reléguées au second plan, au profit de priorités politiques contestées, estime la société civile.
Elle s’alarme par ailleurs d’une montée de la violence et d’un climat d’impunité, citant notamment des cas récents de vindicte populaire dans la région du Vakinankaratra en février 2026. Ces événements illustreraient, selon elle, une perte de confiance envers le système judiciaire et les institutions chargées d’assurer la sécurité.
Les signataires appellent à une justice équitable et à une gouvernance transparente, affirmant que la réussite de la refondation dépendra de la capacité des autorités à restaurer la confiance et à rompre avec les pratiques du passé.
Parmi les principales recommandations figurent l’organisation rapide d’une conférence nationale sur la transition, l’accélération des réformes électorales, la dissolution de l’actuelle Commission électorale jugée discréditée, ainsi qu’une clarification publique de la position du Président de la Refondation quant à une éventuelle candidature aux prochaines élections.
(source; madagascar-tribune.com)
Lire aussi:
Processus de refondation: la société civile dénonce l’absence de cap clair
Donald Trump se voit infliger un revers majeur par la Cour suprême sur ses tarifs douaniers
Le panel de juges, pourtant majoritairement conservateur, a estimé qu’une grande partie des droits de douane imposés par le président américain n’étaient pas légaux.

C’est une très mauvaise nouvelle pour Donald Trump, un an jour pour jour après son investiture. La Cour suprême américaine a jugé ce vendredi 20 février qu’une grande partie des droits de douane déclarés par le locataire de la Maison Blanche étaient illégaux. Dans leur décision rendue à une majorité de six contre trois, les juges ont estimé que le président américain avait outrepassé les pouvoirs prévus par la Constitution.
D’après eux, il n’était pas légal d’imposer des droits de douane sur la quasi-totalité des produits entrant aux États-Unis par la nécessité d’urgence économique. « C’est un revers majeur » pour Donald Trump, juge la chaîne américaine NBC News, tandis que le Los Angeles Times y voit sa « défaite la plus cinglante » face à la Cour suprême. C’est « un test crucial des pouvoirs de l’exécutif », estime pour sa part la chaîne conservatrice Fox News, favorable au président.
Le Washington Post souligne pour sa part qu’une pareille « remise en cause » de l’administration Trump est « rare » de la part de la plus haute juridiction américaine, marquée par une solide majorité conservatrice (six juges contre trois). « Cette décision marque un changement notable dans l’approche de la Cour » à l’égard du président, estime le quotidien basé à Washington DC, rappelant qu’il s’agit d’une « rupture » avec une « série » de décisions alignées avec la Maison Blanche.
Les marchés s’emballent et le CAC 40 bat des records
Les marchés, ébranlés au printemps par l’annonce des droits de douane, ont très rapidement réagi à la décision de la Cour suprême. À la Bourse de Paris, l’indice CAC 40 a dépassé ce vendredi les 8 500 points pour la première fois de son histoire. Il prenait 1,26 % vers 16h20 (heure de Paris) et a atteint un nouveau sommet à 8 529 points, relève l’AFP. Lire la suite »
370 milliards ariary de l’UE : « Dons non remboursables et sans conditionnalités » selon Roland Kobia

Dans un contexte de concurrence accrue entre partenaires financiers pour soutenir Madagascar en pleine crise, l’Union européenne frappe fort.
En début de semaine, le déploiement de 370 milliards d’ariary en faveur de la Grande Île a été annoncé. Des fonds qualifiés de « véritables dons non remboursables », selon Roland Kobia, ambassadeur de l’Union européenne, destinés à l’eau potable et à l’assainissement à Tamatave, au développement économique et à l’emploi, ainsi qu’à la protection de l’environnement et au développement durable. Le message de l’ambassadeur de l’Union européenne est clair : « Tous les fonds sont de véritables dons non remboursables », insiste-t-il. Il précise qu’il s’agit de « nouveaux fonds, pas du recyclage ».
Dans un environnement où les annonces financières se multiplient, l’Union européenne entend marquer sa différence en privilégiant des subventions directes, sans alourdir la dette du pays. À Tamatave, l’accent est mis sur l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, un enjeu sanitaire et social majeur en pleine période de relèvement post-cyclonique. Roland Kobia souligne que « l’argent va directement aux bénéficiaires ». Une précision qui n’est pas anodine : elle vise à rassurer sur la traçabilité et l’efficacité des décaissements, alors que les bailleurs sont de plus en plus attentifs à l’impact concret de leurs engagements. L’ambassadeur ajoute qu’« il n’y a pas de conditionnalités ». Une affirmation forte dans un paysage international souvent marqué par des exigences de réformes structurelles ou de gouvernance.
Suivi rigoureux. Lire la suite »
The Historic and Emotional speech by Marco Rubio in Munich that moved everyone
Standing ovations, emotional moments, and powerful words. Marco Rubio delivered a historic speech in Munich that sparked strong reactions among world leaders and attendees. The Munich Security Conference (MSC) is the world’s leading forum for debating the most pressing challenges to international security.
Affaire Epstein : l’ex-prince Andrew arrêté, le roi appelle la justice à « suivre son cours »
Le 9 février, la police de Thames Valley avait indiqué « évaluer » des allégations selon lesquelles Andrew avait transmis des informations potentiellement confidentielles à Jeffrey Epstein, notamment sur des rapports de voyages en Asie

L’ex-prince Andrew a été arrêté et placé en garde à vue jeudi, jour de son 66e anniversaire, à la suite d’allégations de « faute dans l’exercice de fonctions officielles » liées à l’affaire Epstein, une arrestation inédite pour la monarchie britannique depuis le XVIIe siècle.
Dans un rare communiqué signé Charles R. – « R » pour Rex – le roi Charles III a réagi en affirmant que « la justice doit suivre son cours ».
Soulignant avoir appris la nouvelle « avec la plus profonde inquiétude », il a affirmé apporter « son soutien et sa coopération » aux autorités britanniques. Et précisé qu’il ne ferait pas d’autres commentaires tant que la procédure serait en cours.
Le porte-avions Charles De Gaulle déployé en Atlantique Nord et en mer Baltique

Le navire, qui a appareillé le 27 janvier de Toulon et participé à l’exercice majeur «Orion 26» mené par la France, poursuit sa «mission Lafayette 26» en Atlantique Nord, avant de se rendre en Méditerranée.
Le porte-avions français Charles De Gaulle et son escorte entament un déploiement en Atlantique Nord et en mer Baltique, a annoncé vendredi le ministère des Armées, dans un contexte rendu instable par la Russie et les appétits de Donald Trump pour le Groenland. Le navire, qui a appareillé le 27 janvier de Toulon et participé à l’exercice majeur «Orion 26» mené par la France, poursuit sa «mission Lafayette 26» en Atlantique Nord, avant de se rendre en Méditerranée.
Il doit notamment arriver le 25 février dans le port suédois de Malmö pour y faire escale quelques jours, une première selon le ministère suédois de la Défense. Au cours de son déploiement, le groupe aéronaval français doit participer à la mission Baltic Sentry de l’Otan en mer Baltique. Celle-ci est destinée à dissuader les menaces contre les infrastructures sous-marines après des coupures de câbles que Moscou est soupçonné d’avoir orchestrées.
Renforcer la sécurité dans l’Arctique
Il participera également aux exercices otaniens Steadfast Dart en mer Baltique, Neptune Strike ainsi qu’à Cold Response, un exercice multinational organisé par la Norvège. Ce déploiement, prévu de longue date, intervient alors que l’Alliance atlantique vient de lancer sa mission «Arctic Sentry» pour renforcer la sécurité dans l’Arctique, une démarche visant en particulier à apaiser les États-Unis, un moment tentés d’annexer le Groenland.
Dans cette zone manœuvrent régulièrement les sous-marins russes de la flotte du Nord ou de la flotte de la Baltique. Le groupe aéronaval français comporte le porte-avions et ses avions, mais aussi les différents navires d’escorte et de soutien, comme par exemple plusieurs frégates, un ravitailleur, un sous-marin d’attaque. Outre ses importantes capacités opérationnelles, il fait aussi office d’outil de communication stratégique et diplomatique. «Des bâtiments de combat italiens, espagnols, néerlandais, marocains, britanniques, norvégiens, danois, allemands, renforceront la Task Force française» au cours de son déploiement, selon le ministère des Armées.
(source: lefigaro.fr)
Vladimir Poutine : « Madagascar est un partenaire important pour la Russie en Afrique »
.Le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, a été reçu hier au Kremlin par son homologue russe, Vladimir Poutine. Une rencontre au sommet qui pose les jalons d’un partenariat renforcé, à l’aube du 55e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux nations.
Le tapis rouge a été déroulé à Moscou pour la délégation malgache. Dans un contexte géopolitique mondial en pleine mutation, le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, a effectué une visite officielle de premier plan en Russie. Le point d’orgue de ce déplacement a été la rencontre officielle, hier au Kremlin, avec Vladimir Poutine. Entre les deux chefs d’État, le courant semble être passé, avec une volonté commune de redynamiser un axe Antananarivo-Moscou historique.