Avec cette loi, qui prévoit la peine de mort pour les Palestiniens jugés coupables de « meurtre terroriste », mais pas pour les juifs israéliens qui commettent les mêmes actes en Cisjordanie occupée, l’Etat hébreu assume et légalise une politique pénale ouvertement raciste. Un vote soutenu par la majorité parlementaire et une partie de l’opposition. Le tournant législatif est majeur, et il éclaire ceux qui préféraient ne pas voir l’évolution de l’Etat hébreu depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition de droite et d’extrême droite, fin 2022 – avant même le choc du 7 octobre 2023, puis la riposte à l’attaque du Hamas et la guerre d’anéantissement qui ont fait plus de 72 000 morts dans la bande de Gaza.
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En Israël, l’Etat de droit et la démocratie au bord du gouffre
L’instauration de la peine capitale pour les Palestiniens qui « causent la mort dans le cadre d’un acte terroriste », mais pas pour les juifs israéliens coupables d’exactions et de meurtres de civils en Cisjordanie occupée, est emblématique de la transformation en cours de l’Etat hébreu.
Après avoir obtenu le vote à une large majorité de la loi instaurant la pendaison pour des Palestiniens accusés de meurtre commis dans le cadre « d’un acte terroriste », le 30 mars, Itamar Ben Gvir, a ouvert une bouteille dans les couloirs de la Knesset, l’Assemblée israélienne, pour célébrer sa victoire. « Nous avons fait l’histoire ! Nous avons promis. Nous avons tenu nos promesses », s’est réjoui le ministre de la sécurité nationale, principale figure de cette extrême droite, nationaliste et religieuse qui fait l’agenda politique depuis la fin 2022. Des images de jubilation qui vont peser longtemps, de façon négative, sur les représentations du gouvernement, du Parlement et donc de l’Etat d’Israël dans le monde entier.
La décapitation du régime iranien se poursuit
Israël poursuit sa politique de décapitation du régime des Mollahs. Ce mardi, l’état hébreu dit avoir abattu deux des principaux dirigeants du pays pendant la nuit. Ali Larijani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale et Gholamreza Soleimani, le chef des Bassidjis. Téhéran a confirmé dans la soirée.
Iran unleashes Hypersonic Missile | Deadlier Barrage shakes Israel’s Air Defences
Breaking LIVE- Tankers ablaze: Iran has ramped up retaliatory attacks on energy supplies with strikes on two foreign oil tankers in Iraqi waters. The UK’s maritime agency said another vessel in the Persian Gulf was struck, the sixth in the last two days.
• Oil topped $100 (again): Oil climbed above $100 overnight. The jump came despite the International Energy Agency agreeing to release a record 400 million barrels of oil from reserves into the global market.
En Inde, Narendra Modi mis en difficulté par son positionnement sur la guerre en Iran
L’opposition indienne reproche au premier ministre son soutien à Israël et la rupture avec la stratégie de neutralité qui a permis au pays de développer des relations avec l’Iran et l’Etat hébreu, et à en tirer profit sur les questions économiques et de défense.

La guerre en Iran et au Proche-Orient, qui s’étend jusqu’aux proches frontières de l’Inde, met à rude épreuve la stratégie de Narendra Modi. Le premier ministre indien, qui avait effectué une visite en Israël les 25 et 26 février, quarante-huit heures avant le déclenchement des hostilités contre l’Iran, s’est refusé à condamner l’attaque américano-israélienne et la mort de l’ayatollah Khamenei, se contentant d’appeler à la paix et au dialogue, tout en critiquant les représailles iraniennes dans la région.
L’Inde n’a pas non plus dit un mot sur le torpillage par les Américains, dans l’océan Indien, au large du Sri Lanka, d’un navire de guerre iranien qui revenait d’un exercice militaire avec la marine indienne.
Malgré les appels de l’opposition à déposer une protestation diplomatique, le gouvernement indien s’est muré dans le silence. « La crédibilité de l’Inde en tant que partenaire de confiance est désormais en lambeaux », écrit le site d’information indépendant The Wire. « La doctrine Modi en matière de politique étrangère a rendu l’Inde complice du démantèlement de l’ordre mondial fondé sur des règles, nous pousse vers la vassalité et compromet nos intérêts stratégiques », pourfendent, dans le quotidien The Indian Express, Salman Khurshid, ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement indien (2012-2014), et Pushparaj Deshpande, directeur de la fondation progressiste Samruddha Bharat. La guerre en Iran tourne à la crise politique en Inde.
Israël accusé d’utiliser du phosphore blanc contre le Liban, voici pourquoi cette ONG s’inquiète
Après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, Human Rights Watch a accusé Israël d’utiliser cette substance extrêmement dangereuse, ce que l’État hébreu n’a pas confirmé.

Une alerte « extrêmement grave ». Dix jours après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, l’ONG Human Rights Watch a accusé Israël d’avoir utilisé « illégalement » du phosphore blanc sur des zones habitées au Liban dans le cadre de son offensive contre le Hezbollah.
L’association de défense des droits humains a expliqué, lundi 9 mars, avoir « vérifié et géolocalisé sept images montrant des munitions au phosphore blanc », ayant explosé au-dessus d’habitations le 3 mars, « dans la localité de Yohmor, dans le sud du Liban ». Des allégations que l’armée israélienne affirme « ne pas pouvoir confirmer ». Et Tsahal précise que sa politique consiste à ne pas utiliser d’obus contenant du phosphore blanc « dans des zones densément peuplées, sauf dans certains cas ».
Human Rights Watch s’inquiète en raison des dommages humains et dégâts irréversibles que cette substance toxique a provoqués lors de son usage par l’Union soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale, lors de la guerre en Irak en 2004, ou encore lors d’offensives israéliennes à Gaza en 2008-2009. L’Ukraine a aussi accusé la Russie d’avoir eu recours à cette arme en mars 2022.
• Brûlures « jusqu’à l’os »
Ce n’est en effet pas la première fois que des suspicions d’usage de cette arme chimique pèsent sur Israël. Il y a deux ans, l’agence de presse libanaise ANI avait fait état à plusieurs reprises de bombardements israéliens au phosphore blanc dans le sud du Liban ayant réduit en cendres des villages. Et le ministère libanais de la Santé déclarait, en juin 2024, que des centaines de civils et de combattants souffraient de graves brûlures et de problèmes respiratoires.
Le bilan des journalistes tués en 2025 est terrible, et c’est notamment la faute d’Israël
Le Comité pour la protection des journalistes n’avait jamais comptabilisé autant de journalistes morts dans le monde sur une année civile.

La responsabilité de l’État d’Israël est imputée dans les deux tiers des cas. Cent vingt-neuf journalistes et employés de presse ont été tués au cours de l’année 2025 dans le monde, selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).
« L’armée israélienne a désormais commis davantage d’assassinats ciblés de membres de la presse que n’importe quelle autre armée gouvernementale à ce jour, l’écrasante majorité des personnes tuées étant des journalistes et travailleurs des médias palestiniens à Gaza », écrit l’ONG américaine ce mercredi 25 février.
Après 124 morts en 2024, l’année 2025 marque, avec 129 décès, le deuxième record annuel consécutif depuis 30 ans que le CPJ tient ce décompte.
Outre la guerre à Gaza (86 journalistes tués), les deux autres conflits les plus meurtriers pour la presse ont été l’Ukraine (quatre morts) et le Soudan (neuf morts), relève le CPJ.
« Recours aux drones »
« L’un des constats marquants de ces dernières années est la hausse du recours aux drones », avec 39 cas documentés, contre seulement deux en 2023, relève pour l’AFP Carlos Martinez de la Serna, chef de projet au sein de l’organisation.
Outre les conflits armés, la criminalité organisée a également été particulièrement meurtrière pour les membres de la presse. Au Mexique, six journalistes ont été tués en 2025. Plusieurs cas ont été recensés en Inde et au Pérou.
En Arabie saoudite, le chroniqueur de renom Turki al-Jasser a été exécuté en juin par l’État après avoir été condamné pour plusieurs chefs d’accusation que le CPJ a qualifiés « d’allégations fallacieuses » utilisées pour punir des journalistes. Il s’agit du premier meurtre documenté d’un journaliste dans l’État du Golfe depuis la mort en 2018 de Jamal Khashoggi. Lire la suite »
Le Likud fustige les religieux opposés à la loi sur la conscription des haredim
Face à l’opposition religieuse à l’exemption des étudiants des yeshivot, le parti au pouvoir affirme que ces militants, « des agitateurs gauchistes », cherchent à renverser le gouvernement

Le Likud a accusé cette semaine des organisations sionistes religieuses opposées au projet de loi de la coalition, visant à exempter les étudiants ultra-orthodoxes des yeshivot du service militaire, de servir de façade à des militants de gauche cherchant à renverser le gouvernement.
Dans une publication qui a été postée sur X dans la journée de mardi, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu a partagé un extrait de la Quatorzième chaîne, favorable au gouvernement, visant à établir un lien entre des dirigeants de Partnership for Service – une organisation composée de femmes sionistes religieuses mariées à des réservistes, qui milite en faveur de la conscription des haredim et qui s’oppose au projet de loi d’exemption – et la gauche religieuse ainsi que le mouvement de protestation anti-gouvernement.
La chaîne, souvent accusée de servir de porte-parole à Netanyahu, a mis en avant l’opposition des membres de Partnership for Service à la refonte judiciaire du gouvernement, leur implication dans les efforts de coexistence entre Arabes et Juifs, et leurs liens avec des personnalités politiques telles que le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar et l’ancien Premier ministre Naftali Bennett afin de délégitimer leurs efforts.
« L’enquête prouve sans l’ombre d’un doute que la campagne de Partnership for Service contre le projet de loi sert de couverture à une campagne d’incitation à la haine et à la division menée par des organisations de gauche au sein de HaMahane HaMamlahti, avec un seul objectif : renverser le gouvernement de droite et établir un gouvernement de gauche avec les partis arabes », a écrit le Likud, s’engageant à faire adopter « un projet de loi historique qui conduira à l’enrôlement de dizaines de milliers de haredim » et allégera le fardeau des réservistes israéliens.
Jeudi, lors d’une réunion à huis clos de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, Netanyahu aurait annoncé que la loi serait adoptée « très prochainement », en parallèle d’un texte prolongeant le service obligatoire des nouvelles recrues de 32 à 36 mois.
Les médias haredim ont cité Netanyahu saluant le « travail remarquable » du président de la commission, le député du Likud Boaz Bismuth, l’un des principaux promoteurs de la législation visant à exempter les jeunes haredim du service militaire.

Au cours de l’année écoulée, les partenaires ultra-orthodoxes de la coalition de Netanyahu se sont battus pour faire adopter une loi exemptant leurs électeurs du service militaire, après une décision de la Cour suprême jugeant illégales les exemptions générales accordées depuis des dizaines d’années aux étudiants haredim à plein temps dans les yeshivot.
Les détracteurs du projet de loi estiment qu’il ne répond pas aux besoins de l’armée et qu’il perpétuerait une disparité structurelle au sein de la société israélienne, dans laquelle les haredim échappent à la conscription obligatoire pour les autres Israéliens juifs.
Soulignant le nombre élevé de soldats sionistes religieux tués dans la guerre déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023, des organisations religieuses telles que Partnership for Service tentent de faire pression sur le parti HaTzionout HaDatit, membre du gouvernement, afin qu’il s’oppose à la législation.
« Répression brutale des voix critiques »
Trump invite Erdogan à siéger au Conseil de la paix pour Gaza
Le président américain Donald Trump a proposé à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de rejoindre le Conseil de la paix pour Gaza, une instance voulue par Washington pour peser sur le règlement du conflit.

Le président américain Donald Trump a «invité» son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à siéger au Conseil de la Paix pour Gaza, a annoncé samedi le service de communication de la République turque. «Le 16 janvier 2026, le président américain Donald Trump, en sa qualité de président fondateur du Conseil de la paix, a envoyé une lettre invitant notre président Recep Tayyip Erdogan à devenir membre fondateur du Conseil de la paix» écrit sur X Burhanettin Duran, directeur de la communication de la République turque. M. Erdogan n’avait pas immédiatement commenté cette annonce samedi.
Le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a par ailleurs été désigné pour participer au comité exécutif que supervisera le Conseil de la paix, a confirmé son ministère samedi à l’AFP. La Turquie, proche de la direction politique du mouvement palestinien Hamas et soutien affiché des Palestiniens, a participé à l’accord de cessez-le-feu à Gaza signé en octobre en Égypte.
Ankara s’est dit prêt à participer à tout déploiement d’une force de surveillance de cet accord, ainsi qu’aux efforts de reconstruction du territoire palestinien dévasté par deux ans de bombardements israéliens, conduits en représailles aux tueries du 7 octobre 2023 perpétrées par le Hamas en territoire israélien.
(source: lefigaro.fr)
Israël, la Grèce et Chypre approfondissent leurs relations militaires via un accord trilatéral
Il s’agit pour ces trois pays de la Méditerranée orientale de renforcer la coordination sécuritaire entre les rivaux régionaux de la Turquie en Méditerranée orientale

La semaine dernière, Israël, la Grèce et Chypre ont conclu un plan trilatéral de coopération militaire pour 2026, a annoncé l’armée israélienne, dans le cadre d’une initiative qui approfondit davantage la coordination sécuritaire entre les rivaux régionaux de la Turquie en Méditerranée orientale.
L’accord, signé à Chypre, inclut également des plans de travail bilatéraux entre Tsahal, les forces armées grecques et la garde nationale chypriote, avec des exercices et formations conjoints, des groupes de travail dans divers domaines et un dialogue militaire stratégique sur les défis communs en matière de sécurité, a précisé l’armée israélienne.
La semaine dernière, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accueilli à Jérusalem le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, et le président chypriote, Nikos Christodoulides, profitant de l’occasion pour adresser un message clair à Ankara.
Can the Gaza peace plan move forward?

Can the Gaza peace plan move forward?
One of the hardest things about covering the war in Gaza is that Israel does not allow any journalists in, except when accompanied by the military. But my colleagues in the region have built up a wide network of sources on all sides.
My colleague Adam Rasgon in Tel Aviv told me about a recent meeting he had with Husam Badran, a senior Hamas official in Doha. Badran told him that Hamas was prepared to discuss the future of its weapons — but only in the context of “serious” talks about three other things: a full Israeli withdrawal from the Gaza Strip; a total end to Israel’s military operations in Gaza; and the establishment of a Palestinian state in the West Bank, Gaza and East Jerusalem.
Adam’s reporting shows just how complex the process of moving forward with peace is shaping up to be.
Katrin: It’s been two months since the cease-fire deal was signed. What still needs to happen to move forward?
Adam: Many things still need to happen. But at the moment, the U.S., along with other members of the international community, is trying to make progress on something called an International Stabilization Force. But it’s going slowly, and no country has publicly committed to sending forces.
What are the sticking points?
The hardest part is the question of Hamas’s weapons. Israel says Gaza needs to be totally demilitarized. The Trump peace plan says that, too. And Hamas has not publicly committed to that.
The Trump plan is effectively asking Hamas to surrender, and Hamas, at least so far, has not accepted that. They’ve given up some of their leverage. They gave up all the hostages and hostage bodies except one that they’re still looking for. But disarmament is a very hot-button issue for them.
What distinguishes Hamas in Palestinian politics is that they fight Israel with weapons. It’s what makes them different from the Palestinian Authority, the internationally backed government administering parts of the Israeli-occupied West Bank.
So in a sense, if it disarmed, Hamas would be giving up a core part of its ideology and identity. They also argue that there are people with grievances in Gaza who want to settle scores with them, so they need weapons for self-defense.
It’s a super complicated question. Lire la suite »