Politique
Assemblée nationale : Les sept commissions d’enquête parlementaire vont incessamment commencer leurs travaux

L’affaire du député Naivo Raholdina n’a pas occulté le discours de haute volée du président de la Chambre basse.
Contrôle de l’Exécutif. L’un des moments forts de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale sera la présentation, par le gouvernement, du rapport annuel d’exécution de son programme. « La présentation sera suivie d’un débat portant sur les résultats des actions du gouvernement et l’évaluation des politiques publiques ». Le numéro un de la Représentation nationale annonce la couleur en déclarant que « le Législatif remplira son rôle de contrôle de l’Exécutif ». En se basant notamment sur l’article 102 de la Constitution, qui dispose que « les moyens d’information du Parlement à l’égard de l’action gouvernementale sont la question orale, la question écrite, l’interpellation et la commission d’enquête ».
Questions claires. « Beaucoup de questions exigent des réponses et des explications en toute transparence pour le peuple malgache et les partenaires techniques et financiers afin d’avoir leur confiance », selon le président de l’Assemblée nationale (PAN), Siteny Randrianasoloniaiko. « Des questions claires qui attendent des réponses tout aussi claires », souligne-t-il. En énumérant la liste : « Quelle(s) solution(s) l’Exécutif prévoit-il pour faire face à la prochaine période de sécheresse qui risque d’impacter les ressources en eau et d’accentuer le délestage ? Où en sont les poursuites contre les responsables de détournements de deniers publics évalués à plus de 3 000 milliards d’ariary par la Cour des comptes ? Qu’en est-il du mécanisme d’ajustement des prix des carburants face à la guerre interminable au Moyen-Orient ? Quand est-ce que l’enveloppe de 35 millions de dollars va-t-elle revenir aux producteurs de vanille pour développer la filière et la région ? Quand est-ce que l’argent du FER sera-t-il effectivement déposé auprès des banques pour garantir la transparence ? » Lire la suite »
Des influenceurs influencés par Moscou ?

Des « influenceurs » malgaches ont été invités par la Russie pour assister aux festivités de célébration du 8 mai. Du moins c’est la version officielle, car on présuppose que cela fait partie d’une plus vaste opération de communication destinée à s’assurer des voix favorables aux amis des nouveaux dirigeants malgaches. On se souvient que des « influenceurs » avaient été mis à contribution pour mobiliser la Gen Z lors des manifestations de 2025. À l’époque, le clan Rajoelina avait pointé du doigt une ingérence étrangère derrière le mouvement. Avec ce voyage des influenceurs invités à Kaliningrad, les pièces du puzzle se mettent en place pour donner une réponse aux questions en suspens. Quelle était cette puissance étrangère accusée de manipuler le mouvement Gen Z de septembre – octobre 2025 ? Quels étaient les influenceurs « motivés » pour mobiliser la jeunesse (et pour quelle contrepartie, car les influenceurs mettent généralement leur influence au service de sponsors qui les paient) ?
Une fois le départ de Rajoelina obtenu, les influenceurs se sont tus. Sans doute tous les problèmes pointés du doigt par la Gen Z en septembre – octobre ont été résolus : démocratie, délestage etc. À moins que tout simplement, comme nous l’avions subodoré dans l’article du 24 avril, « Les sponsors des influenceurs qui ont été payés pour organiser et mobiliser les jeunes en 2025 sont déjà arrivés au pouvoir, et n’ont plus aucun intérêt politique à soutenir les revendications actuelles de la Gen Z ». Les loyaux sont récompensés de leurs bons services, comme par exemple un voyage.
Ce n’est pas la première fois que les Russes s’intéressent à Madagascar. Un reportage sur leur ingérence dans la présidentielle malgache de 2018 avait valu à Gaelle Borgia le prestigieux Prix Pulitzer en 2019. Toutefois, avec l’arrivée au pouvoir de la junte pro-russe à Madagascar fin 2025, le mouvement s’est accéléré.
La Russie, tout feu tout flamme (mais heureusement, pas comme en Ukraine)
On constate depuis quelques mois que les Russes font beaucoup d’efforts pour promouvoir une image positive auprès de la population malgache, au-delà des dons d’armes et de la formation des militaires. Lire la suite »
Au Royaume-Uni, un grand test électoral où se joue la survie politique de Keir Starmer

DÉCRYPTAGE – Lors des élections locales de ce jeudi, le Labour devrait subir de sérieux revers, notamment au bénéfice de Reform UK et des Verts, ce qui confirmerait la fin du duopole travaillistes-conservateurs.
Ce ne sont que des élections locales et pourtant le pays est suspendu aux résultats. Dans ce scrutin, le premier ministre britannique joue sa peau, à court ou à moyen terme. Les sondages prédisent un cuisant revers pour les travaillistes, alors que le parti anti-immigration Reform UK et les Verts devraient confirmer leur montée en puissance. Au plus bas dans l’opinion, Keir Starmer pourrait se retrouver encore davantage fragilisé, alors que des successeurs potentiels ont déjà tiré les couteaux.
Le scrutin a valeur de premier grand test électoral depuis la victoire travailliste de 2024. Quelque 5 000 sièges de conseillers locaux sont remis en jeu, dans 136 agglomérations d’Angleterre. Et le choc pourrait être rude. L’analyste électoral Robert Hayward estime que le Labour pourrait perdre environ 1 850 des 2 550 sièges qu’il défend. Les conservateurs seraient aussi sur le recul, laissant quelque 600 sièges. Les sondages donnent 25 % des voix à Reform UK, tandis que les travaillistes, les Verts…
(la suite dans: lefigaro.fr)
Célébration du 95e Anniversaire de la Radio Nationale Malagasy [RNM]
L’institution entre dans une nouvelle phase de son évolution, face aux nombreux défis, anciens comme nouveaux.
En Arménie, les Européens repensent les questions de Sécurité et de Défense
La Communauté Politique Européenne: une solution pour l’Avenir, et une volonté de consolider une « Souveraineté européenne élargie ». Le Canada est invité.
Le désarmement, seule voie véritable vers une paix sûre, réaffirme le Saint-Siège à l’ONU
Vatican News
Une paix juste, sûre et durable repose sur un seul pilier: le désarmement. La voie nécessaire pour y parvenir, et pour parvenir à l’élimination totale des armes nucléaires, est offerte par le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TPNW). C’est pourquoi le Saint-Siège appelle tous les États qui ne l’ont pas encore fait à y adhérer, en gardant toujours au centre de la réflexion «les conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques de l’utilisation des armes nucléaires», qui auraient «des effets dévastateurs et de grande ampleur, transcendant les frontières et les générations». Cette recommandation a été formulée vendredi 1er mai par la mission permanente du Saint-Siège auprès des Nations Unies à New York, à l’occasion de la XIe Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, qui se tient du 27 avril et jusqu’au 22 mai prochain.
Les conditions d’une paix durable
«À une époque où les fondements de la sécurité internationale font l’objet de tensions croissantes», rappelle le Saint-Siège, il est nécessaire «d’examiner les conditions essentielles à une paix durable». Le désarmement nucléaire vise à dépasser «un modèle de sécurité fondé sur la peur, la menace de la force et la perpétuation de la vulnérabilité réciproque», qui ne pourra jamais constituer «une base stable et durable pour la paix». Le Saint-Siège observe donc ce qu’il qualifie de «tendances préoccupantes», telles que «la résurgence de la rhétorique nucléaire, l’expansion et la modernisation des arsenaux nucléaires, ainsi que l’évolution des doctrines de dissuasion d’une manière qui risque d’abaisser les seuils d’intervention». À cela s’ajoute l’érosion des accords tant sur le contrôle des armements que sur le désarmement, «qui ont longtemps contribué à la stabilité, à la transparence et à la confiance».
Éliminer les armes nucléaires
L’élimination totale des armes nucléaires, selon cette conviction, «n’est pas une aspiration lointaine, mais une responsabilité nécessaire qui exige des mesures concrètes et crédibles, visant à instaurer une paix plus juste, plus sûre et plus durable». Tout en exprimant sa préoccupation face à «l’intégration rapide des technologies émergentes, y compris l’intelligence artificielle, dans les systèmes nucléaires», la mission permanente du Saint-Siège à l’Onu réaffirme donc «la nécessité de promouvoir des mesures de réduction des risques nucléaires et de désescalade», en gardant à l’esprit la nécessité de limiter «le rôle des armes nucléaires dans les doctrines de sécurité», ainsi que l’importance d’«accroître la transparence et de renforcer les canaux de communication».
(source: vaticannews.va/fr)
Marco Rubio va rencontrer le pape au Vatican, après la vive polémique avec Donald Trump
Le secrétaire d’Etat, qui est catholique, doit s’entretenir avec Léon XIV qui a subi les insultes du président américain, en réponse aux appels à la paix au Moyen-Orient du souverain pontife. Le chef de la diplomatie américaine rencontrera aussi Giorgia Meloni.

Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, se rendra dans les prochains jours à Rome et au Vatican, où il rencontrera le pape, après les virulentes critiques de Donald Trump à l’encontre de Léon XIV. Une source au Vatican a confirmé dimanche 3 mai à l’Agence France-Presse (AFP) les informations de presse concernant cette entrevue qui, selon les médias italiens, est programmée pour jeudi et a pour objectif de tenter de dégeler les relations bilatérales.
Cette visite aura lieu quelques semaines seulement après les propos acerbes du président américain sur le souverain pontife, dont il n’a pas apprécié la rhétorique pacifiste. Une source au gouvernement italien a affirmé à l’AFP que Marco Rubio, qui est catholique, aurait aussi des entretiens avec le secrétaire d’Etat et numéro deux du Vatican, le cardinal Pietro Parolin.
Le chef de la diplomatie américaine doit également, en principe, voir les ministres italiens des affaires étrangères, Antonio Tajani, et de la défense, Guido Crosetto, dans un contexte de fortes tensions entre les Etats-Unis et des pays européens en raison notamment de la guerre au Moyen-Orient.
Selon la source gouvernementale italienne, M. Rubio a en outre demandé à rencontrer la présidente du conseil d’extrême droite, Giorgia Meloni, l’une des plus proches alliées européennes de Donald Trump, même si le président américain n’a pas apprécié qu’elle ait défendu le pape à l’encontre duquel il avait tenu des propos peu amènes.
Léon XIV, qui est âgé de 70 ans, célébrera vendredi sa première année à la tête des 1,4 milliard de catholiques dans le monde, après son élection par les cardinaux le 8 mai 2025, à la suite de la mort du pape François.
Le pape contre les « tyrans »
Les paroles du premier pape américain de l’histoire ont sans doute pesé plus lourd à Washington que celles de ses prédécesseurs – et il s’en est servi, s’en prenant notamment à la politique d’immigration restrictive de l’actuel gouvernement américain. Lire la suite »
Charles III face à Trump : le roi de la diplomatie
Nous recevons aujourd’hui Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international – France 24. (Les platebandes respectives du roi et du gouvernement britanniques)
Opération séduction réussie pour Charles III. Quatre jours de visite d’État entre Washington et New York, rythmés par des cérémonies officielles et surtout un discours très attendu devant le Congrès : une intervention millimétrée saluée par plusieurs standing ovations, aussi bien des démocrates que des républicains, fait rare dans un parlement profondément divisé.
Insistant à plusieurs reprises sur les liens privilégiés, « uniques » entre les deux pays, le roi Charles a tenté d’apaiser des relations particulièrement tendues depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. L’habileté diplomatique du roi a été unanimement saluée par la presse britannique. Sera-t-elle suffisante pour calmer les attaques de Donald Trump envers le gouvernement de Keir Starmer? Permettra-t-elle de redorer le blason de la monarchie, terni par le scandale Epstein ?
Session parlementaire – L’Assemblée nationale joue en solo
En l’absence du Sénat, l’Assemblée nationale jouera seule la partition parlementaire durant la session qui s’ouvrira demain. Plusieurs textes importants, dont le projet de loi de finances rectificative, sont attendus.

Une partition en solo. C’est ce que jouera l’Assemblée nationale durant la première session ordinaire du Parlement qui démarre demain et qui durera soixante jours. Un coup d’envoi qui sera donné lors d’une cérémonie d’ouverture qui se tiendra au palais de Tsimbazaza, à partir de 10 heures, selon une publication sur la page Facebook de l’institution.
Depuis la fin du mandat des membres du Sénat, le 18 janvier, la Chambre basse est la seule institution parlementaire opérationnelle. Dans un avis publié le 19 janvier, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) a donné son feu vert pour que l’institution de Tsimbazaza assure seule le rôle législatif. « L’exercice du pouvoir législatif défini par l’article 68 de la Constitution est assuré seul par l’Assemblée nationale jusqu’à la mise en place effective du nouveau Sénat », soutient ainsi la Cour d’Ambohidahy.
Les tenants du pouvoir de la Refondation ont déjà indiqué qu’il n’y aura pas d’élection avant qu’une nouvelle Constitution ne soit mise en vigueur. Au regard des relations idylliques entre le chef de l’État et les députés, une éventuelle dissolution semble peu probable. Du moins pour une dissolution qui découle d’une initiative présidentielle. Les membres de l’Assemblée nationale pourraient ainsi savourer paisiblement leur mandat jusqu’aux prochaines législatives. Sauf si la concertation nationale en décide autrement.
Sur le plan des travaux parlementaires, la session extraordinaire de début avril, notamment pour la présentation du discours-programme du Premier ministre, n’a été qu’un galop d’essai. Lire la suite »
Concertation nationale : L’initiative du FFKM supplantée par le régime de refondation
Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison avait fait une annonce relative au lancement des concertations nationales le 20 mai prochain.
On s’achemine vers la tenue de deux concertations parallèles. En effet, dans leur déclaration en date du 30 avril, les chefs d’Églises au sein du Conseil des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) ont annoncé leur initiative qui consiste à organiser, du 18 au 21 mai prochain, un « Fihaonambe » à Antananarivo. Il s’agirait d’une concertation destinée à consulter les fidèles des Églises chrétiennes par rapport aux affaires internes du FFKM, mais aussi sur la vie politique du pays. Et ce, dans l’objectif d’instaurer les conditions propices à la tenue des concertations nationales afin de sortir le pays de cette impasse politique. Dans leur communiqué, les chefs d’Églises ont exprimé leur disponibilité à diriger les concertations. Cependant, pour le moment, le flou subsiste quant à l’organisation du processus de réconciliation nationale destiné à amener le pays vers une véritable refondation, notamment par la concrétisation des réformes institutionnelles et constitutionnelles, mais aussi et surtout afin de mettre en place toutes les bases et structures nécessaires à la tenue d’élections libres, crédibles et acceptées par tous.
En effet, au lendemain même de cette annonce des chefs d’Églises, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison avait, lui aussi, fait une annonce relative au lancement des concertations nationales le 20 mai prochain, c’est-à-dire pile au moment de ce « Fihaonambe » du FFKM. S’agit-il d’une simple coïncidence ou d’une initiative délibérée visant à supplanter, voire torpiller, la démarche des chefs d’Églises ? Suite à cette cacophonie, bon nombre d’observateurs s’interrogent sur l’état de la relation actuelle entre le régime de refondation et le FFKM, se demandant

