Malagasy

Gouvernance de la Transition – La société civile appréhende une “dérive autocratique”

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Des organisations de la société civile et des mouvements de jeunes alertent sur des signaux préoccupants dans la conduite de la transition. Ils dénoncent un recul des libertés.

Les organisations de la société civile et les mouvements de jeunes lors de la lecture de leur communiqué à Ambatonakanga, hier.

Un signal d’alarme. Dans un communiqué intitulé «Appel urgent à une transition concertée, transparente et inclusive et à des réformes des institutions», plusieurs organisations de la société civile (OSC) et des mouvements de jeunes font part de «constats préoccupants» quant à la gouvernance de la refondation de la République.

Ils dénoncent le maintien de « personnes et d’institutions inefficaces », ou encore « le gaspillage de ressources publiques à travers des missions coûteuses », ainsi que «la persistance de l’absence de transparence favorisant la corruption à tous les niveaux». Toutefois, « la plus grave », selon eux, est « le recul de la liberté d’expression et de manifestation et le retour de pratiques d’intimidation, de menaces et d’arrestations arbitraires contre les voix discordantes ou critiques, ainsi que le retour au culte de la personnalité, qui ouvre la porte à des dérives autocratiques ».

Les signataires de la missive « expriment également leur vive inquiétude face à l’absence d’avancées concrètes de la refondation ». Selon eux, « la gouvernance de transition pour la refondation demeure floue, marquée par des tâtonnements, des décisions unilatérales et un manque presque total de transparence ». Ils regrettent que, six mois après la prise de pouvoir par les militaires, « aucune transformation tangible des méthodes de travail ni des institutions en faveur de la bonne gouvernance du pays n’est observée, en dehors de beaux discours peu suivis d’effets ».

Mesures urgentes

Fanambarana iraisan’ny Firaisamonimpirenena sy ny Vondrona ary Fikambanan’ny Tanora

Afin que la gouvernance de la transition aille dans ce qu’ils estiment être le droit chemin, les organisations de la société civile et les mouvements de jeunes ayant adhéré au communiqué publié hier « insistent et appellent à des mesures urgentes ». Elles sont au nombre de sept. En tête de la liste de ces mesures figurent les principales revendications de la Gen Z, qui est redescendue dans la rue au début du mois.

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Ylias Akbaraly (Redland et Thomson Broadcast) : Comment Madagascar peut s’en sortir ?

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Mardi 28 avril, Hedwige Chevrillon a reçu Ylias Akbaraly, PDG de Redland et de Thomson Broadcast, dans l’émission La grande interview sur BFM Business.

Litiges fonciers – Les autorités appellent à l’arbitrage de l’Organe mixte de conception

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Le ministre de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers interviewé par la presse, hier.

Le général Lylison annonce une nouvelle mesure pour résoudre les problèmes fonciers et leurs impacts sur la paix sociale. Selon ses dires, l’État compte mettre à contribution les Organes mixtes de conception (OMC) au niveau des districts pour arbitrer les litiges.

Le ton est ferme. Le général René de Rolland Lylison, ministre de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers, affirme que l’État prendra des « mesures strictes » pour en finir avec les conflits fonciers. À l’entendre, la principale mesure implique un rôle actif des Organes mixtes de conception (OMC) au niveau des districts pour arbitrer les litiges.

« Dans toutes les localités, il existe des conflits sociaux liés aux litiges fonciers. Ce qui relève précisément des missions de l’OMC : rétablir l’ordre public. Toute situation ou infraction générant des troubles à l’ordre public implique l’intervention de l’OMC », avance le membre du gouvernement, en marge de la cérémonie d’ouverture des assises des organisations de la société civile œuvrant dans le secteur foncier, hier. Il ajoute que les décisions issues de l’arbitrage foncier de l’OMC au niveau local feront foi et « seront appliquées sans autre considération ».

Ce sera une grande première, étant donné que jusqu’ici l’arbitrage des conflits fonciers relève de la Justice. « Si les mécanismes juridiques actuels n’ont pas permis de résoudre ces problèmes, il est temps d’explorer d’autres voies. C’est ça aussi la refondation », soutient l’officier général, qui étaye ses arguments en ajoutant: « Il existe des litiges fonciers qui durent depuis 20 ans devant les tribunaux. Certains sont déjà décédés, d’autres ont dépensé toutes leurs ressources, et pourtant les décisions judiciaires ne sont toujours pas rendues. Quel en est encore le sens ? »

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Culture – La « légende »: Odéam Rakoto

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« MOLIERE malagasy » mitety vohitra no ahafantaran’ireo vahiny frantsay azy sy ireo zanany. Ireo misora-tena ho « mpahalala » sasany dia miventy ny hoe: « Noho ny fahasoavana nomena ahy, dia izao no lazaiko aminareo tsirairay avy: Aza mihevi-tena mihoatra noho ny mety, fa samia mahalala ny antonona azy, araka ny anjara finoana nomen’Andriamanitra azy avy. «