CSI : Avant-projet de loi portant protection des lanceurs d’alerte

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Dénoncer sans craindre pour sa carrière ou sa vie. C’est le défi que tente de relever le Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) à travers une nouvelle initiative législative présentée aux députés de l’Assemblée nationale. Le 30 avril dernier, à l’Hôtel Ibis Ankorondrano, le CSI a en effet dévoilé un avant-projet de loi pour la protection des lanceurs d’alerte. Pour Tsiry Razafimandimby, secrétaire exécutif du Comité, l’enjeu est de taille. « La protection des lanceurs d’alerte constitue aujourd’hui un pilier fondamental de toute politique publique efficace en matière de lutte contre la corruption », a-t-il martelé devant un auditoire attentif.

Rectifier le tir

Jusqu’ici, le système malgache souffrait d’un vide sécuritaire pour les citoyens et les fonctionnaires intègres. La peur des représailles, qu’elles soient professionnelles, physiques ou judiciaires, constituait un frein majeur à la transparence. Le projet de loi présenté à Ankorondrano entend rectifier le tir en proposant des mécanismes de signalement sécurisés, accessibles et, par-dessus tout, strictement confidentiels. L’innovation majeure réside dans la répression des représailles. Le texte ne se contente pas de protéger : il prévoit des sanctions fermes à l’encontre des auteurs de pressions ou de menaces. Mieux encore, des mesures de réparation pour les victimes et une clarification des responsabilités institutionnelles sont au menu, afin de consolider l’État de droit.

Onction législative

Le CSI ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Ce texte, qualifié d’essentiel pour l’amélioration de la gouvernance publique, attend désormais l’onction législative. Le Comité a ainsi lancé un appel vibrant aux acteurs institutionnels pour soutenir l’adoption de ce projet. À l’heure où Madagascar cherche à assainir son climat des affaires et son administration, la mise en place d’un bouclier juridique pour les citoyens intègres apparaît comme une nécessité absolue. Le ballon est désormais dans le camp des parlementaires de Tsimbazaza.

(source: Julien R. – Midi M/kara)

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