Financement international [Spring Meeting BM, FMI] – Le taux de décaissement reste faible
Les lourdeurs administratives compliquent la dynamique entre Madagascar et les bailleurs de fonds. Le pays avance lentement dans l’exécution des projets financés après les accords signés avec les partenaires, car le rythme de décaissement des fonds reste faible.
« Lors de l’examen du portefeuille des projets accordés à Madagascar, il a été constaté que le pays accuse un retard dans l’exécution des projets. Près de 2 milliards de dollars de financements restent encore non exécutés. Le taux de décaissement de la Banque mondiale demeure très faible, autour de 30 %, ce qui traduit la lenteur dans la mise en œuvre des différents projets ayant fait l’objet d’accords avec les partenaires », souligne le docteur Herinjatovo Ramiarison, ministre de l’Économie et des Finances, lors d’un entretien avec la presse hier.
Des mesures sont mises en place afin d’accélérer l’exécution budgétaire, la mise en œuvre des programmes et la réalisation des différents projets. « Une task force sera instaurée au sein des ministères pour suivre de près ces procédures et veiller à l’accélération de l’exécution des projets », avance le docteur Herinjatovo Ramiarison. Tout retard dans leur mise en œuvre a, en effet, des répercussions directes sur la population, alors que les financements sont déjà disponibles, mais peinent encore à être mobilisés efficacement.
Partenariats
Les Spring Meetings, auxquels le ministre de l’Économie et des Finances a participé à Washington avec la Banque mondiale et le FMI, auraient permis de consolider le dialogue avec les partenaires financiers.
Tatitry ny Minisitra Herinjatovo Ramiarison: « Mahatratra 2 milliard Dollars no mihitsika fotsiny ao amin’ny BFM »
Selon les informations rapportées par la partie malgache, ces échanges ont notamment porté sur les efforts engagés par Madagascar dans le cadre de la « refondation » ainsi que sur la gestion de la dette publique. Celle-ci resterait à un niveau jugé modéré et maîtrisable, à condition de maintenir une gestion rigoureuse afin de prévenir tout risque de tension économique.
Madagascar affirme avoir amélioré ses capacités de négociation afin d’obtenir davantage de financements. Une délégation malgache a rencontré Anna Bjerde, directrice générale des opérations, au sujet de financements dans le secteur de l’énergie. Les autorités estiment que cela témoigne de la reconnaissance internationale des réformes engagées. « Les partenaires ont de l’espoir, la coopération avance et elle deviendra encore plus forte. »
(source: Ihariana Sarobidy – lexpress.mg)