Keir Starmer
Au Royaume-Uni, un grand test électoral où se joue la survie politique de Keir Starmer

DÉCRYPTAGE – Lors des élections locales de ce jeudi, le Labour devrait subir de sérieux revers, notamment au bénéfice de Reform UK et des Verts, ce qui confirmerait la fin du duopole travaillistes-conservateurs.
Ce ne sont que des élections locales et pourtant le pays est suspendu aux résultats. Dans ce scrutin, le premier ministre britannique joue sa peau, à court ou à moyen terme. Les sondages prédisent un cuisant revers pour les travaillistes, alors que le parti anti-immigration Reform UK et les Verts devraient confirmer leur montée en puissance. Au plus bas dans l’opinion, Keir Starmer pourrait se retrouver encore davantage fragilisé, alors que des successeurs potentiels ont déjà tiré les couteaux.
Le scrutin a valeur de premier grand test électoral depuis la victoire travailliste de 2024. Quelque 5 000 sièges de conseillers locaux sont remis en jeu, dans 136 agglomérations d’Angleterre. Et le choc pourrait être rude. L’analyste électoral Robert Hayward estime que le Labour pourrait perdre environ 1 850 des 2 550 sièges qu’il défend. Les conservateurs seraient aussi sur le recul, laissant quelque 600 sièges. Les sondages donnent 25 % des voix à Reform UK, tandis que les travaillistes, les Verts…
(la suite dans: lefigaro.fr)
Keir Starmer va proposer à Donald Trump une « force de réassurance » européenne pour l’Ukraine
Le premier ministre britannique rencontrera le président américain, jeudi 27 février, à Washington, après qu’Emmanuel Macron s’y sera rendu lundi 24. Le plan, préparé en concertation avec Paris, serait conditionné à l’octroi par les Etats-Unis d’un mécanisme de garantie de sécurité.
Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a passé toute la journée à Downing Street, jeudi 20 février, pour préparer une rencontre délicate avec Donald Trump à Washington, prévue jeudi 27 février. Ce rendez-vous à la Maison Blanche, son premier avec le président américain depuis son investiture, le 20 janvier, avait été annoncé dès la fin de la Conférence sur la sécurité de Munich, le 16 février, alors qu’il devenait clair, à Londres comme ailleurs en Europe, que la relation transatlantique était en train de se désintégrer sous les yeux des Occidentaux.
Depuis, les propos sans fondement de Donald Trump à l’égard du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qu’il a traité à plusieurs reprises de « dictateur », et sa reprise mot pour mot de la propagande russe, ont rendu la tâche de Keir Starmer encore plus ardue.
Le chef du Parti travailliste a trois objectifs : tenter d’apaiser la relation très détériorée entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, prouver au dirigeant américain que les Européens, et les Britanniques en particulier, sont prêts à prendre bien davantage en charge leur propre défense, et lui proposer une solution de maintien de la paix en Ukraine – « une force de réassurance » selon des officiels occidentaux –, qui permettrait de rassurer la population ukrainienne et aurait un effet dissuasif suffisant pour éviter toute nouvelle agression russe.
(source: lemonde.fr)