nettoyage ethnique
Cisjordanie : plus de 36 000 Palestiniens ont été déplacés en un an par des colons israéliens, « une expulsion massive d’une ampleur inédite », dénonce l’ONU
Les Nations unies soulignent que les déplacements de Palestiniens en Cisjordanie occupée « semblent indiquer une politique israélienne concertée de transfert forcé massif », « qui soulève des inquiétudes quant à un nettoyage ethnique ».

L’Organisation des Nations unies (ONU) a appelé, mardi 17 mars, Israël à cesser immédiatement l’expansion des colonies en Cisjordanie. Selon un nouveau rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, couvrant la période allant de novembre 2024 à octobre 2025, celle-ci a entraîné « le déplacement de plus de 36 000 Palestiniens en Cisjordanie occupée », ce qui « constitue une expulsion massive (…) d’une ampleur inédite ».
Le haut-commissariat souligne que « les déplacements en Cisjordanie occupée, qui coïncident avec le déplacement massif de Palestiniens à Gaza (…), semblent indiquer une politique israélienne concertée de transfert forcé massif » sur l’ensemble des territoires occupés, « qui soulève des inquiétudes quant à un nettoyage ethnique ».
Le 19 février, le haut-commissariat avait déjà dit craindre un « nettoyage ethnique » dans les territoires palestiniens occupés, en relevant une série d’actions israéliennes, dont « l’intensification des attaques, la destruction méthodique de quartiers entiers, le refus d’apporter une aide humanitaire et les transferts forcés ». Lire la suite »
Birmanie: Washington dénonce un « nettoyage ethnique » contre les Rohingyas

Les Etats-Unis considèrent que les violences ayant poussé plus de 600.000 Rohingyas à fuir la Birmanie depuis fin août « constituent un nettoyage ethnique » contre cette minorité musulmane, a déclaré mercredi le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.
« Les responsables de ces atrocités doivent rendre des comptes », a-t-il ajouté dans un communiqué, accusant « certains parmi l’armée et les forces de sécurité birmanes ainsi que les groupes locaux d’autodéfense ».
Rex Tillerson s’est rendu mi-novembre en Birmanie où il a rencontré séparément le chef de l’armée et la dirigeante du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi. Depuis le début de cette nouvelle crise des musulmans rohingyas fin août, les Etats-Unis prennent soin de ne pas blâmer la prix Nobel de la paix, mais évoquent ouvertement la responsabilité de l’armée.
Washington s’était refusé jusque-là, contrairement aux Nations unies, à parler de « nettoyage ethnique ».
En réponse à des attaques de la rébellion rohingya, l’armée birmane mène une campagne de représailles dans l’Etat Rakhine, dans l’ouest de la Birmanie.
Plus de 600.000 Rohingyas ont fui depuis fin août au Bangladesh voisin, dont la moitié sont des enfants, et ont témoigné d’exactions, viols ou meurtres de la part des soldats birmans, accusés de vouloir vider la région des musulmans.
Le chef de la diplomatie américaine a de nouveau condamné les attaques imputées aux rebelles rohingyas. « Mais aucune provocation ne peut justifier les horribles atrocités qui ont suivi », a-t-il martelé.
Il a réclamé une « enquête crédible et indépendante » sur le terrain.
(Huffpost)