coupure d’Internet en Iran

L’Iran coupe progressivement les dernières voies d’accès à l’internet

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Vague d’arrestations de vendeurs de terminaux Starlink, perturbations de l’Intranet national, surveillance accrue à l’approche de la Fête du feu : les autorités durcissent encore leur contrôle de l’information.

Des missiles iraniens sur un panneau, à Téhéran, le 16 mars 2026. MAJID ASGARIPOUR/WANA VIA REUTERS

En Iran, le contrôle d’Internet se resserre. Depuis le 15 mars, les rares canaux qui permettaient encore d’accéder au réseau mondial se referment les uns après les autres. Déjà limité à environ 1 % depuis l’attaque américano-israélienne du 28 février, l’accès à l’Internet est désormais quasi impossible.

Lundi 16 mars, presque aucune image ni vidéo de l’effet des bombardements n’a circulé sur Internet. Ce jour-là pourtant, Téhéran aurait été la cible de frappes particulièrement massives, selon les très rares témoignages à être sortis du pays, provenant notamment de personnes équipées de terminaux Starlink. Les quelques utilisateurs qui parvenaient encore, il y a deux jours, à se connecter grâce à des VPN performants (de plus en plus chers) ont pour la plupart cessé de publier sur les réseaux sociaux. Les autorités iraniennes justifient la coupure d’Internet comme une mesure visant à maintenir la sécurité en période de crise.

Parallèlement à ces restrictions sur l’Internet mondial, « le réseau national de l’information », l’intranet iranien, est lui aussi confronté à de graves perturbations. L’organisation non gouvernementale NetBlocks, qui surveille l’état d’Internet dans le monde, a rapporté, le 15 mars, des coupures et de fortes lenteurs affectant l’accès aux administrations, aux banques, aux services publics en ligne et aux messageries nationales

Mis en place depuis 2012, l’intranet iranien permet aux autorités de couper l’accès des Iraniens à l’Internet mondial tout en maintenant un écosystème numérique interne.

(source: lemonde.fr)