A Paris, Lyon ou Strasbourg, des milliers de personnes ont participé à des « marches contre la guerre » entre Israël et le Hamas

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La CGT a revendiqué 60 000 participants à la manifestation parisienne, tandis que la Préfecture de police a estimé qu’elle avait réuni 19 000 personnes.

Des manifestants lors du rassemblement en soutien aux Palestiniens, le 4 novembre à Paris. AURELIEN MORISSARD / AP

« Contre personne » mais pour « la paix » et un « cessez-le-feu immédiat » dans la guerre entre Israël et le Hamas : des rassemblements de soutien au « peuple palestinien » ont réuni, samedi 4 novembre, des milliers de personnes à Paris, et ailleurs en France.

Avant la manifestation parisienne, le chef de file des « Insoumis », Jean-Luc Mélenchon, critiqué depuis le début du conflit pour ne pas avoir qualifié de « terroriste » le Hamas et avoir fustigé une visite en Israël de la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, a appelé à un « cessez-le-feu » immédiat à Gaza, où se déroule selon lui « un massacre épouvantable » en raison des bombardements israéliens.

Assez peu fourni place de la République, à 14 h 30, le cortège parisien, où était aussi présent le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a grossi en se dirigeant vers Nation : la Confédération générale du travail (CGT) – l’un des organisateurs de la manifestation avec d’autres syndicats, des associations et des partis politiques – a revendiqué 60 000 participants, tandis que la Préfecture de police a estimé qu’elle avait réuni 19 000 personnes.

Leila Gharbi, assistante juridique de 46 ans, qui tient un drapeau palestinien, a expliqué être venue pour que « le génocide cesse ». A ses côtés, sa fille Inès, étudiante de 21 ans, a dit vouloir que « la barbarie s’arrête ». Keltoum Alouache s’est elle déplacée « pour les enfants de Gaza et de la Palestine ». « On est contre personne », a précisé cette retraitée algérienne de 75 ans, un drapeau palestinien à la main. « Free Palestine » (« Libérez la Palestine ») et « Cessez le feu, halte aux bombes sur les civils ! », clamaient certaines pancartes.

Cette manifestation n’a pas été interdite par la Préfecture de police de Paris, qui avait cependant prévenu en amont qu’elle ne tolérerait « aucun débordement ». Il s’agissait de la première mobilisation propalestinienne non statique non interdite. Un rassemblement a déjà eu lieu, jeudi soir à Paris, lui aussi autorisé, avec environ 2 000 personnes.

Une quarantaine de rassemblements dans l’Hexagone

Une quarantaine d’autres rassemblements étaient annoncés ailleurs en France. A Lyon, la mobilisation a réuni sous une pluie diluvienne environ 5 000 personnes selon la préfecture, plus de 6 000 d’après les organisateurs. Mêlant militants propalestiniens de longue date en tête et quelques élus en queue, le cortège a défilé sans incident derrière la banderole « Levée du siège criminel de Gaza, Liberté pour Gaza ».

A Montpellier, ils étaient 1 750 manifestants place de la Comédie, selon la préfecture, pour représenter un « cimetière des enfants martyrs de Gaza ».

A Strasbourg, 1 500 personnes, selon la police, ont défilé aux cris de « So, so, so, solidarité avec les Gazaouis » ou « Israël terroriste, Macron complice ».

Ils étaient aussi des centaines samedi à Nice, Rouen (1 000, d’après la CGT), Nancy ou Nantes. Comme à Rennes, où le cortège a défilé sous la pluie derrière une banderole clamant « Palestine vaincra, pour ton histoire, à jamais on luttera. »

Dans la matinée, une marche a réuni dans le calme, à Toulouse, entre 2 000 personnes, selon la CGT, et « plus de 600 », selon la préfecture. Parmi les banderoles : « Israël assassin, Macron complice » ou « Soutenir la Palestine n’est pas un crime. »

La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée le 7 octobre par l’attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien, dans laquelle plus de 1 400 personnes ont été tuées, selon les autorités israéliennes – en majorité des civils le jour de l’attaque du Hamas –, et plus de 240 personnes ont été prises en otage. En représailles, Israël a décidé d’« anéantir » le Hamas, pilonnant sans relâche la bande de Gaza où près de 9 500 personnes, dont 3 900 enfants, ont été tuées dans les bombardements, selon un dernier bilan du Hamas samedi.

(source: lemonde.fr)

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