Une nomination qui irrite également à gauche. « Une provocation », a estimé Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste sur France Inter lundi matin.
Le gouvernement Lecornu, à peine nommé et déjà menacé d’implosion
La nouvelle équipe, qui compte douze membres du gouvernement Bayrou sur dix-huit et consacre le retour de deux figures du macronisme, Bruno Le Maire et Roland Lescure, divise le socle commun et accentue la défiance des oppositions.

Une implosion spectaculaire. Il est 21 h 22, dimanche 5 octobre, quand Bruno Retailleau, le ministre de l’intérieur, reconduit pour la troisième fois en un an Place Beauvau, sonne la charge contre Sébastien Lecornu et l’équipe gouvernementale fraîchement nommée et dont il fait officiellement partie. « La composition du gouvernement ne reflète pas la rupture promise », critique le président du parti Les Républicains (LR) sur le réseau social X, créant ainsi une crise inédite. Le courroux du ministre de l’intérieur s’explique par la nomination surprise de l’ancien ministre de l’économie Bruno Le Maire (2017-2024) au ministère des armées.
Pour les LR, son retour au gouvernement sonne comme un double affront. Il est perçu comme le symbole de la dérive des finances publiques et du recyclage de personnalités politiques décrié par l’opinion. Autre circonstance aggravante : le premier ministre, Sébastien Lecornu, n’a pas daigné informer Bruno Retailleau du retour de cette figure tutélaire du macronisme malgré leur entrevue d’une heure quarante sollicitée par le ministre de l’intérieur, dimanche en fin d’après-midi, peu avant l’annonce du gouvernement.
(source: lemonde.fr)