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Saar: Sauver la coalition en Israël exige des sacrifices de la part des différents partenaires
Le chef de Tikva Hadasha pense que les autres partis doivent s’attaquer au problème des députés récalcitrants et il note avoir lui-même fait des compromis.

Dimanche, le ministre de la Justice Gideon Saar a essayé pour la énième fois de faire taire les rumeurs laissant entendre qu’il serait en pourparlers avec le parti du Likud concernant la formation d’un gouvernement d’alternance.
« Il n’y a aucune négociation en cours avec le Likud », a-t-il dit aux journalistes alors qu’il se rendait à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem. « Vous pouvez oublier le sujet. J’écoute les informations et chaque matin, il y a un nouvel élément de propagande là-dessus… Je ne vais pas retourner au Likud. »
Et lundi, il a déclaré devant les caméras de Kan : « Nous ne ferons pas revenir Netanyahu. Le pays doit aller de l’avant, il ne doit pas revenir en arrière ».
Il y a très exactement un an, Saar était parvenu à faire taire des rumeurs similaires une bonne fois pour toute – ou, tout du moins, c’est ce qu’il avait pensé – quand son parti Tikva Hadasha et sept autres s’étaient alliés pour former un gouvernement dirigé par Naftali Bennett, le chef de Yamina. C’était une alliance qui était assurément fragile – il y avait des différences irréconciliables qui n’allaient pas être dépassées – mais elle démontrait, pour la toute première fois, la volonté de coopération de formations issues de la droite et de la gauche de l’échiquier politique ; elle incluait la participation, là aussi sans précédent, d’un parti arabe majeur dans une coalition au pouvoir, et elle avait eu l’audace de vouloir construire des ponts permettant de combler les clivages entraînés par des années d’élections conflictuelles.