Edmundo González Urrutia

Venezuela : le Parlement européen «reconnaît» comme «président légitime» le candidat de l’opposition González Urrutia

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Edmundo Gonzalez Urrutia lors d’un meeting politique à Caracas, au Venezuela, le 18 juin 2024. FEDERICO PARRA / AFP

Les eurodéputés ont invité l’UE et les États membres à reconnaître la victoire du candidat de l’opposition et à faire «tout leur possible» pour qu’il puisse «prendre ses fonctions le 10 janvier 2025».

Les eurodéputés ont décidé ce jeudi 19 septembre à Strasbourg de reconnaître l’opposant Edmundo González Urrutia comme «le président légitime, élu démocratiquement, du Venezuela», dans un texte dénoncé par la gauche et le centre comme une collusion entre la droite et l’extrême-droite. La résolution, sans valeur contraignante, a été adoptée à une majorité de 309 voix contre 201, et 12 abstentions.

Dans ce texte, les députés européens condamnent «la fraude électorale orchestrée par le Conseil électoral national contrôlé par le régime» de Nicolas Maduro, et rappellent que l’élection présidentielle de juillet n’a «pas respecté les normes internationales en matière d’intégrité électorale». Ils invitent l’Union européenne et les États membres à reconnaître à leur tour Edmundo González Urrutia comme président légitime du Venezuela, et à faire «tout leur possible» pour qu’il puisse «prendre ses fonctions le 10 janvier 2025».

«Nous, les Vénézuéliens, souhaitons la même chose que les Européens : vivre dans la liberté et la démocratie», a déclaré sur X Edmundo González Urrutia, remerciant le Parlement européen pour ce vote. Tout en dénonçant «l’autocratie du régime Maduro», Raphaël Glucksmann, le leader de la délégation française des socio-démocrates au Parlement européen, a déploré que cette résolution ait été rédigée et soutenue par le groupe de droite du Parti Populaire Européen (PPE), et les deux groupes d’extrême droite des Conservateurs et réformistes européens (ECR), dont fait partie Marion Maréchal qui a soutenu le texte, et des Patriotes pour l’Europe (PfE), auquel appartient le président du Rassemblement national Jordan Bardella. Ce dernier n’a pas pris part au vote, mais le PfE a soutenu le texte.

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