sanctions castration
VIOL – Le gouvernement acte la peine de castration

Mardi, lors du conseil du gouvernement, le décret d’application de la peine de castration chirurgicale à l’encontre des violeurs de mineur a été adopté. Il ne reste donc plus qu’à attendre la première intervention sur un prédateur sexuel.
C’est fait. La peine de castration chirurgicale des condamnés pour viol sur mineur entre officiellement en vigueur. Le conseil du gouvernement de cette semaine a pris le décret portant application de cette peine. La publication de ce décret sonne comme le point de départ d’une nouvelle législation pénale.
Plusieurs articles modifiant le code pénal entrent également en vigueur avec la peine proprement dite. Le décret d’application est pris malgré la controverse autour du projet de loi voté par le parlement et jugé conforme à la constitution par la Haute Cour constitutionnelle.
Au mois de février, après l’adoption de la loi déférée 2024-001 modifiant et complétant certaines dispositions du code pénal, les réactions ont divergé au sein de l’opinion. Au niveau de la population, la décision est plutôt bien reçue. C’est du côté des organismes internationaux que les réactions sont les plus mitigées. Le fait d’avoir déclaré que la castration est un traitement inhumain a valu son poste à Isabelle Delattre Burger, l’ancienne ambassadrice de l’Union européenne.