tensions diplomatiques Chine – Japon

La Chine déconseille les voyages au Japon après des propos de la première ministre nippone sur Taïwan jugés « extrêmement grave »

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La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a estimé au début du mois qu’une attaque chinoise de Taïwan pourrait constituer une menace justifiant une intervention du Japon, suscitant l’ire de Pékin.

La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, lors du 28ᵉ sommet Asean-Japon, à Kuala Lumpur (Malaisie), le 26 octobre 2025. CHALINEE THIRASUPA/REUTERS

Les autorités chinoises recommandent à leurs ressortissants d’éviter de se rendre au Japon, en plein accès de tensions entre les deux pays depuis des propos de la première ministre nippone, Sanae Takaichi, au sujet d’une possible intervention militaire pour défendre Taïwan.

« Récemment, des dirigeants japonais ont tenu des propos ouvertement provocateurs à l’égard de Taïwan, nuisant gravement au climat des échanges entre les peuples », a déclaré, vendredi 14 novembre dans la soirée, l’ambassade de Chine au Japon sur les réseaux sociaux.

« Le ministère des affaires étrangères ainsi que l’ambassade et les consulats de Chine au Japon rappellent solennellement aux citoyens chinois d’éviter de se rendre au Japon dans un avenir proche », ajoute-t-elle, évoquant « des risques importants » pour leur sécurité.

Les principales compagnies aériennes chinoises ont d’ailleurs annoncé, dès samedi, proposer à leur clientèle le remboursement intégral de leurs vols pour le Japon. Air China, China Southern et China Eastern ont toutes diffusé des communiqués distincts pour rendre publique cette mesure, qui permet aux détenteurs de billets d’avion entre le 15 novembre et le 31 décembre de modifier leur itinéraire sans frais ou de se faire rembourser.

Le 7 novembre, la nouvelle cheffe du gouvernement japonais avait déclaré au Parlement que si une situation d’urgence à Taïwan impliquait « le déploiement de navires de guerre et le recours à la force cela pourrait constituer une menace pour la survie du Japon ». « Nous devons envisager le scénario du pire », a-t-elle ajouté. Ses propos ont été largement interprétés comme un signe qu’une attaque contre Taïwan pourrait justifier un soutien militaire de Tokyo.

« Couper cette sale tête »  Lire la suite »