Sentinelle: Entités gouvernementale et confessionnelle au secours d’Antananarivo
C’est incroyable cette dévotion croissante des gens qui viennent prier le dimanche à l’église, au temple ou dans les mosquées.
Ces édifices de Dieu ne désemplissent jamais et cela porte à croire que les tananariviens sont extrêmement croyants donc férus d’honnêteté, de justice et de bienséance…
Comme bon nombre de citoyens, (car j’ai cette fâcheuse manie d’écrire ici ce que les gens pensent tout bas) on se demande pourquoi la ville est devenue le repaire avéré des bandits de tout acabit, et où crime, vol, viol, blasphème, insolence, impertinence et irrespect sont légions? On préconise alors qu’il faut dès maintenant arrêter cette déchirure sociale qui tend à s’agrandir, et la solution prônée par tous est le retour du civisme. Ce dernier colporté dans tous les médias depuis belle lurette pour lutter contre ce fléau tarde à être effective. En effet nos attentes furent depuis toujours tournées vers les tenant du pouvoir qui dans la normalité est le premier responsable des mesures à prendre pour remédier à cette situation. La rédemption d’Antananarivo sur tous les plans ne saurait être l’apanage de seulement l’administration, mais toutes les entités doivent s’y investir.
Le constat de cette masse de croyants laborieux qui peut être sollicitée, et la perspective de force d’inflexion qu’on peut en soutirer pour le retour à l’état de droit, a la possibilité de tout changer en un clin d’œil. L’union œcuménique ne se fera pas seulement en prière, mais elle sera aussi accompagnée d’action de rédemption en conjuguant les efforts avec les autorités compétentes pour l’amélioration d’un environnement propice au rayonnement de la spiritualité.
Pour cette visée plus que louable, la FFKM peut se refaire en occultant la politique politicienne pour des actions sociétales qui ne demandent qu’une décision confessionnelle et gouvernementale pour être suivies. Alors pour la grande cause, nous suggérons un rapprochement de ces dites entités pour éviter que la ville d’Antananarivo ne deviennent comme Sodome et Gomorrhe.
Il est temps de traduire les acquis spirituels en actions bénéfiques pour la société en montant des groupes de croyants encadrés par la police pour mettre de l’ordre sur cette anarchie ambiante qui règne sur la ville. Comme il nous faut traquer dans les moindres recoins des quartiers, des rues et des ruelles les actes délictueux qui pourrissent nos vies, plus on est nombreux, mieux on serait efficient. Ces actions citoyennes qui émanent de spiritualité religieuse et non de force publique à consonance politique seront favorablement perçues par la population civile aux temps actuels.
Pour éviter, d’un côté les dérives d’extrémismes religieux, l’encadrement de ces entités s’avère être nécessaire par les forces de l’ordre public. D’un autre côté, la tentation de corruption d’un agent de l’état pour un délit doit être jugulée par la présence mutuelle des deux parties prenantes.
A la vue de dizaines de milliers d’actes délictueux par jour, il est évident que la ville peut survivre avec les amendes qui pourraient en découler et même y apporter des réformes utiles et nécessaires.