Matteo Renzi annonce sa démission après la victoire du « Non » au réferendum
Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a annoncé dimanche soir sa démission, qu’il remettra lundi au président italien Sergio Mattarella, lors d’une allocution en direct à la télévision.

« Le non au référendum a gagné de manière nette. Mon expérience de chef de gouvernement s’arrête là », a déclaré M. Renzi après sa défaite au référendum sur la réforme constitutionnelle, précisant qu’il remettrait sa démission lundi à l’issue d’un conseil des ministres.
Un « no » massif à Renzi
Le « non » est massif: il se situerait entre 54 et 58% des voix, et le oui entre 42 et 46%, selon les différents instituts de sondage. Un tel résultat devrait pousser Matteo Renzi à la démission, alors même que sa réforme constitutionnelle avait pour but d’assurer une plus grande stabilité politique au pays, en réduisant les pouvoirs du Sénat.
Mais ses opposants y voyaient une concentration des pouvoirs au niveau de l’exécutif, et craignaient de possibles dérives.
« Une insulte à l’intelligence des Italiens »
« Renzi a eu le tort, dès le départ, de personnaliser ce scrutin, en disant qu’il démissionnerait en cas de victoire du non. Du coup, il concentre sur lui tout le mécontentement du pays, y compris celui des jeunes », expiquait il y a quelques jours Elena Piccolo, 21 ans, étudiante à Naples.
« Cette reforme est une insulte pour l’intelligence des Italiens, il est clair que son but ultime est de recentrer le pouvoir dans les mains du président du conseil, dans les mains d’un seul parti », a déclaré Claudia, 34 ans, organisatrice d’événements, à la sortie d’un bureau de vote à Rome.
Le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avaient pourtant mis tout leurs poids dans la balance en appelant ouvertement à voter oui.