Les Etats-Unis lèvent l’embargo économique de 20 ans contre le Soudan

Publié le Mis à jour le

Washington avait imposé cette mesure en 1997 en raison du soutien présumé du Soudan aux groupes islamistes. Le pays reste malgré tout sur la liste des « sponsors du terrorisme ».

Dans un communiqué, le ministère soudanais des affaires étrangères a salué cette annonce. « Les dirigeants du Soudan, le gouvernement du Soudan et le peuple du Soudan saluent la décision positive prise par le président américain Donald Trump de lever complètement les sanctions économiques. »

En janvier, Barack Obama avait levé une partie des sanctions américaines contre le Soudan pour une période probatoire de six mois. En retour, Khartoum s’était engagé sur une feuille de route en « cinq points », parmi lesquels la fin du soutien aux groupes rebelles au Soudan du Sud, la fin des hostilités dans les provinces du Darfour, du Nil Bleu et du Kordofan du Sud, et une coopération avec le renseignement américain contre le terrorisme.

Les Etats-Unis ont décidé vendredi 6 octobre de formellement renoncer à un embargo économique vieux de vingt ans contre le Soudan. Les sanctions économiques avaient déjà été levées de manière temporaire par l’ancien président Barack Obama avant son départ de la Maison Blanche.« Les actions du gouvernement du Soudan au cours des neuf derniers mois montrent qu’il prend au sérieux la coopération avec les Etats-Unis », s’est félicité la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert.

« Mauvais message »

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions au Soudan en 1997 pour son soutien présumé à des groupes islamistes. Le fondateur d’Al-Qaida, Oussama Ben Laden, a vécu à Khartoum entre 1992 et 1996.

Le Soudan demeure toutefois sur la liste américaine des « sponsors du terrorisme », et la décision de Washington a été critiquée, notamment par les ONG de défense des droits de l’homme. « Lever les sanctions de manière permanente envoie le mauvais message, alors que le Soudan a fait très peu de progrès en matière de droits humains (…) Un tel gouvernement ne devrait pas être récompensé », a ainsi estimé Andrea Prasow de l’organisation Human Rights Watch.

(Le Monde)

Laisser un commentaire