En Direct, enlèvement de Maduro au Venezuela : le président vénézuélien est arrivé sur le sol américain

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Une vidéo montre un homme cagoulé et menotté, sous escorte du FBI, sortant d’un avion à l’aéroport Stewart International, près de New York, où le président vénézuélien devrait être inculpé pour trafic de drogue. Donald Trump affirme que les Etats-Unis vont « diriger » le Venezuela et y installer des compagnies pétrolières américaines.

Après l’enlèvement de Nicolas Maduro, les dirigeants d’Amérique latine partagés entre dénonciation d’une « agression » et célébration d’une « nouvelle ère de liberté »

Selon qu’ils se situent à gauche ou à droite de l’échiquier politique, les leaders des pays du continent ont exprimé leur indignation ou, au contraire, le soutien à l’opération ordonnée par Donald Trump.

Le président cubain Miguel Diaz-Canel prononce un discours en brandissant un drapeau vénézuélien en signe de soutien au dirigeant Nicolas Maduro, à La Havane, le 3 janvier 2026. ADALBERTO ROQUE / AFP

L’Amérique latine s’est réveillée en état de choc, samedi 3 janvier au matin, avec les images des bombardements américains dans la nuit sur le Venezuela, et l’annonce de la capture du président Nicolas Maduro. « C’est un moment historique, que l’on n’avait pas vu depuis l’enlèvement de l’ex-président [Manuel] Noriega au Panama en 1989 par les Etats-Unis, a réagi Carlos Perez Ricart, professeur en relations internationales au Centre de recherche et d’enseignement économiques, à Mexico. Aussi illégitime et répressif que fut le président Maduro, rien ne peut justifier son enlèvement ni une intervention militaire des Etats-Unis. »

La vice-présidente vénézuélienne se voit confier temporairement les pouvoirs de Maduro par la Cour Suprême

La Cour suprême du Venezuela a ordonné à la vice-présidente, Delcy Rodriguez, d’assurer l’intérim du pouvoir, après la capture par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro.

La chambre constitutionnelle de la Cour a statué « que Rodriguez assume et exerce en tant que responsable toutes les attributions, devoirs et pouvoirs inhérents à la fonction de présidente de la République bolivarienne du Venezuela afin de garantir la continuité administrative et la défense intégrale de la nation ».

Les juges n’ont pour le moment pas déclaré M. Maduro définitivement absent, ce qui aurait entraîné la convocation d’élections anticipées dans les trente jours.

Delcy Rodriguez a exigé, lors d’une conférence de presse, la libération de Nicolas Maduro, le qualifiant d’« unique président du Venezuela », avant d’assurer que son pays « ne sera la colonie de personne ». Donald Trump avait pourtant affirmé, lors de sa conférence de presse, que Mme Rodriguez avait dit au secrétaire d’Etat américain être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l’éviction de Nicolas Maduro.

(source: lemonde .fr)

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