AG ONU 2021
Iles éparses – Rajoelina s’appuie sur les Nations unies
À la tribune des Nations unies, le président de la République a abordé de front la question sur les îles éparses. Il a requis une implication onusienne afin que les résolutions de cette organisation, sur ce sujet, soient appliquées.

«Une blessure encore douloureuse dans le cœur de mon pays et de mon peuple». C’est en ces mots que Andry Rajoelina, président de la République, a crevé l’abcès au sujet des îles éparses à la tribune de l’Organisation des Nations unies (ONU), hier. Prenant la parole devant l’Assemblée générale, le chef de l’État a ainsi demandé plus d’engagement de la part de l’ONU afin que le processus en cours sur le sujet débouche sur la concrétisation de ses résolutions, notamment, de celle qui date de 1979.
«Les pierres angulaires d’une émergence solide sont la souveraineté et l’unité nationale», déclare le locataire d’Iavoloha. A entendre son allocution d’hier, c’est dans cet esprit que la démarche pour la revendication de la rétrocession des îles éparses est menée. À la tribune de l’ONU, il lance alors que «la décolonisation est pourtant inachevée jusqu’à ce jour car la problématique des îles éparses n’a toujours pas été solutionnée et ce, malgré deux résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies».
La France s’est arrogée la propriété des îles éparses, en les séparant de façon unilatérale du territoire malgache, au moment de la décolonisation. Comme l’a rappelé le président Rajoelina, hier, en 1979, l’ONU a demandé à la France, d’initier «sans tarder», des négociations avec Madagascar pour «la réintégration des îles qui ont été séparées de Madagascar de façon arbitraire». L’année d’après, en 1980, l’Assemblée générale a affirmé «son regret», quant au fait que la résolution de 1979, n’ait pas été suivie d’acte et a demandé «que cela soit effectif de façon urgente».
Dans son allocution d’hier, le chef de l’État a indiqué que, quarante deux ans après les résolutions onusiennes, des travaux sont en cours, actuellement, au sein d’une commission mixte, pour régler le dossier îles éparses. «J’ai bonne foi en une issue positive, juste et apaisée de ces travaux. Et j’invite notre organisation, les Nations unies, à endosser son rôle pour veiller à cela de façon bienveillante et cohérente», soutient le locataire d’Iavoloha.