Espagne

Indépendance Catalogne – Le Sénat espagnol a autorisé le gouvernement à mettre sous tutelle la Catalogne qui vient de prononcer son indépendance. Elections le 21 Décembre

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Le parlement de Catalogne a adopté ce vendredi une résolution déclarant que la région devient un « Etat indépendant prenant la forme d’une République », avant d’entonner l’hymne indépendantiste. Quelques minutes plus tard, le Sénat espagnol a voté la mise en oeuvre de l’article 155 de la Constitution, afin d’accorder au gouvernement central la possibilité de mettre la Catalogne sous tutelle. Le Premier ministre Mariano Rajoy a assuré que l’Espagne « restaurera la légalité en Catalogne ».

Macron réagit depuis la Guyane

En déplacement en Guyane, Emmanuel Macron a confirmé son soutien au gouvernement espagnol et a indiqué que Mariano Rajoy avait son « plein soutien » Le président français a aussi répété sa non-reconnaissance de l’indépendance catalane. »J’ai un interlocuteur en Espagne, c’est le Premier ministre Rajoy (…) Il y a un Etat de droit en Espagne, avec des règles constitutionnelles. Il veut les faire respecter et il a mon plein soutien », a-t-il déclaré.

Les Etats-Unis soutiennent l’Espagne

A l’image de la France, les Etats-Unis ont apporté leur soutient au gouvernement espagnol et disent soutenir « l’unité de l’Espagne ».  « La Catalogne fait partie intégrante de l’Espagne, et les Etats-Unis soutiennent les mesures constitutionnelles du gouvernement espagnol visant à maintenir l’Espagne forte et unie », a indiqué le département d’Etat dans un communiqué.

Poursuite de Puidgemont

Le parquet a annoncé qu’il poursuivrait le président catalan, Carles Puigdemont, pour rébellion, un délit passible de 15 à 30 ans de prison.

Le gouvernement espagnol tranche pour des élections le 21 Décembre

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a annoncé vendredi soir la destitution du président catalan Carles Puigdemont et de son exécutif, et la convocation d’élections le 21 décembre en Catalogne suite à la déclaration d’indépendance.

«Ce sont les premières mesures que nous mettons en marche pour éviter que ceux qui étaient jusqu’à maintenant responsables puissent poursuivre leur escalade de désobéissance», a déclaré Mariano Rajo. «Nous les Espagnols avons vécu une triste journée, au cours de laquelle la déraison s’est imposée à la loi et a détruit la démocratie en Catalogne. La situation est déchirante, triste et angoissante. Les mesures prises ne visent pas à suspendre l’autonomie, mais à ramener la loi et la concorde» en Catalogne».

Barcelone: manifestation anti-indépendantiste

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Plusieurs centaines de milliers de personnes, au moins 950 000 selon les organisateurs, 350 000 selon la police municipale, sont descendues dans les rues de Barcelone dimanche.

Une semaine après le référendum d’autodétermination organisé par l’exécutif catalan le 1er octobre, celle que l’on appelle parfois la « majorité silencieuse » a voulu faire entendre sa voix en faveur de l’unité de l’Espagne. Aux cris de « l’Espagne unie ne sera jamais vaincu », « Vive la Catalogne », mais aussi « Puigdemont en prison », elle a demandé un « retour au bon sens », le slogan du rassemblement.

Espagne: discours de fermeté du roi Felipe VI

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Le roi d’Espagne Felipe VI accuse les dirigeants catalans de s’être mis « en marge du droit et de la démocratie »

Une prise de parole exceptionnelle pour le garant de l’unité de l’Espagne. Dans un discours d’une rare fermeté, le roi Felipe VI a accusé mardi 3 octobre les dirigeants indépendantistes de la Catalogne de menacer la stabilité de l’Espagne.

L’épreuve de force entre le gouvernement central et les dirigeants catalans, qui menacent de déclarer l’indépendance, a plongé l’Espagne dans sa crise la plus grave depuis le retour de la démocratie en 1977. Dans une charge aussi rare que cinglante, Felipe VI a accusé les dirigeants catalans de s’être placés « en marge du droit et de la démocratie » en organisant le référendum de dimanche.

« Avec leur conduite irresponsable, ils peuvent même mettre en danger la stabilité de la Catalogne et de toute l’Espagne », a dit le souverain qui ne s’était pas exprimé sur la crise depuis dimanche. L’Etat doit assurer « l’ordre constitutionnel en Catalogne », a-t-il ajouté dans une allocution télévisée.

Face à cela, « c’est la responsabilité des pouvoirs légitimes de l’Etat d’assurer l’ordre constitutionnel et le fonctionnement normal des institutions, le respect de l’Etat de droit et l’autonomie de la Catalogne », a déclaré Felipe VI, sur le trône depuis 2014.

(HP)