Glimps comply

Espionnage: la «compliance» comme cheval de Troie juridique

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L’enjeu de la conformité juridique n’est pas mince: les entreprises négligentes pourraient se voir contraintes de dévoiler à un concurrent «floué» l’ensemble de leur programme informatique et des données stratégiques. SuperOhMo/Shutterstock / SuperOhMo

ENQUÊTE – La possibilité d’un espionnage légal via les règles de «conformité» imposées aux entreprises du secteur de la défense inquiète les services de renseignement et le ministère des Armées, qui met en garde contre «le désarmement par le droit»

L’intelligence artificielle développée par Glimps détecte les virus informatiques et les reconnaît quelle que soit leur forme. La start-up fondée par d’anciens ingénieurs de la DGA appartient aux dernières «success story» du secteur de la défense. Son algorithme s’annonce comme un atout pour les systèmes qui doivent être protégés des intrusions. Bientôt, avec sa version Glimps Comply, il va aussi s’appliquer au domaine juridique et détecter des codes sous licence présents dans un programme informatique. L’enjeu n’est pas mince: les règles de propriété intellectuelle pourraient conduire les négligents à devoir dévoiler à un concurrent «floué» l’ensemble de leur programme informatique et donc certaines données potentiellement stratégiques. Il suffirait de quelques bribes qui seraient passées inaperçues…

Dans la guerre du droit, un nouveau cheval de Troie menace les entreprises: la «compliance». En version française: la «conformité juridique», c’est-à-dire le respect d’un corpus de règles…