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À La Mecque, les pèlerins confrontés au défi de la chaleur extrême

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Le dérèglement climatique a rendu le désert saoudien encore plus chaud ces dernières années, dépassant probablement les températures de l’époque de Mahomet, au 7e siècle.

Des pèlerins musulmans arrivent à Mina, près de la ville sainte de La Mecque, le 26 juin 2023, pour le pèlerinage annuel du Hajj. (Crédit : Sajjad HUSSAIN / AFP)

Les téléphones portables et le bitume surchauffent mais pour Abdoul al-Assad la chaleur extrême fait partie intégrante du défi représenté par le grand pèlerinage musulman en Arabie saoudite, qui a lieu cette année en plein été.

Malgré des températures frôlant les 46 degrés Celsius, ce Britannique de 48 ans affirme que les écueils climatiques ne font que rendre son expérience plus intéressante.

« Si c’était facile, ce serait trop facile », lance M. Assad, agent immobilier à La Mecque, ville la plus sacrée de l’islam.

« Le but est que vous l’accomplissiez comme l’a fait le prophète (Mahomet), de manière à apprécier ce que vous avez », confie-t-il à l’AFP, le visage rougi par le soleil.

Le dérèglement climatique a rendu le désert saoudien encore plus chaud ces dernières années, dépassant probablement les températures de l’époque du prophète, il y a environ 1 400 ans.

Les températures estivales moyennes dans ce royaume riche en pétrole ont augmenté de 2,5 degrés au cours des quatre dernières décennies du fait du changement climatique, explique à l’AFP Karim Elgendy, chercheur à l’Institut du Moyen-Orient à Washington.

« Les températures estivales maximales de 50 degrés pourraient devenir un phénomène annuel (récurent) d’ici la fin du siècle », prévient-il.

Selon le chercheur, « l’humidité devrait également augmenter, ce qui rendra les (…) conditions extérieures très difficiles à mitiger ».

La levée de la limite maximale de l’âge des pèlerins ouvre la voie à une participation accrue des personnes âgées, plus vulnérables aux effets de la chaleur.

Dans l’une des régions les plus chaudes du monde, l’été peut rendre toute activité extérieure dangereuse, avec le risque de déshydratation, d’insolations et de problèmes cardiaques.

Pour protéger les employés qui travaillent en extérieur, l’Arabie saoudite y interdit le travail entre 12h à 15h entre juin et septembre, les mois les plus chauds.

Des pèlerins musulmans arrivent à Mina, près de la ville sainte de La Mecque, le 26 juin 2023, pour le pèlerinage annuel du Hajj. (Crédit : Sajjad HUSSAIN / AFP)

« Acceptation des difficultés »
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