Serbie; Kosovo

Serbie / Kosovo – Accord à Ohrid (18 mars 2023)

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A la suite de la réunion qui s’est tenue le 18 mars à Ohrid (Macédoine du Nord), sous l’égide de M. Josep Borrell, Haut-représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, la Serbie et le Kosovo se sont entendus sur la mise en œuvre de la proposition européenne d’accord de base en vue de la normalisation de leurs relations.

Il s’agit d’une avancée significative pour la stabilité des Balkans occidentaux et la sécurité du continent européen, qui renforce la perspective européenne des deux pays, grâce aux efforts de la médiation européenne, en bonne coordination avec les États-Unis et avec la Macédoine du Nord, pays hôte, et à l’esprit de responsabilité des deux parties. La France y a également pris toute sa part. Le Président de la République et la Ministre ont ainsi eu des échanges avec le Premier ministre A. Kurti et le Président A. Vučić, en compagnie du chancelier O. Scholz en marge de la conférence sur la sécurité de Munich.

La France encourage vivement les deux parties à faire preuve de responsabilité en mettant immédiatement en œuvre et de bonne foi l’ensemble de leurs obligations au titre de l’accord, qui constitue désormais une partie intégrante des engagements au titre de leur perspective européenne respective. Elle restera pleinement mobilisée en ce sens, en soutien à la médiation européenne, jusqu’à l’obtention d’un accord global, définitif et juridiquement contraignant.

(source: diplomatie.gouv.fr)

Echec des pourparlers entre la Serbie et le Kosovo

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Les relations entre Pristina et Belgrade vont de crise en crise depuis la guerre qui a pris fin en 1999. La Serbie refuse de reconnaître l’indépendance proclamée en 2008 par son ancienne province.

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, lors d’une conférence de presse à Ohrid, en Macédoine du Nord, samedi 18 mars 2023. BORIS GRDANOSKI / AP

Les dirigeants du Kosovo et de la Serbie n’ont pas réussi, samedi 18 mars, à signer un accord sur la normalisation de leurs relations, lors de pourparlers marathon menés sous l’égide de l’Union européenne (UE).

Le premier ministre kosovar, Albin Kurti, et le président serbe, Aleksandar Vucic, s’étaient retrouvés pour douze heures de négociations sur les rivages du lac Ohrid, en Macédoine du Nord, sous la houlette du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Les Occidentaux multiplient ces derniers mois les pressions sur Belgrade et Pristina afin de prévenir une éventuelle flambée de tensions dans la région fragile des Balkans, alors que la guerre fait rage en Ukraine envahie par la Russie il y a plus d’un an.

La rencontre d’Ohrid a eu lieu après l’échec, en février, de pourparlers à Bruxelles, où un plan de paix européen en onze articles avait été dévoilé, plus de deux décennies après une guerre meurtrière entre rebelles indépendantistes kosovars et forces serbes.

Bruxelles souhaitait l’accord des deux parties sur une annexe de mise en application de cette proposition européenne visant à normaliser les relations entre la Serbie et son ancienne province. « Les parties n’ont pas pu trouver une solution mutuellement acceptable aussi ambitieuse que celle que nous proposions », a déclaré Josep Borrell à la presse.

« Un jour OK »

La Serbie refuse de reconnaître l’indépendance proclamée en 2008 par son ancienne province, dont la population de 1,8 million d’habitants, très majoritairement d’origine albanaise, compte une communauté serbe d’environ 120 000 personnes. Depuis la guerre, qui a pris fin en 1999 avec des bombardements de l’OTAN sur la Serbie, les relations entre Pristina et Belgrade vont de crise en crise.

A Ohrid, les deux dirigeants ont reconnu que des progrès avaient été réalisés mais ne se sont pas privés d’envoyer des piques l’un à l’autre.

« L’autre camp, exactement comme lors de la dernière réunion à Bruxelles le 27 février, évite de signer l’accord, et maintenant l’annexe », a déclaré le premier ministre kosovar, Albin Kurti, aux journalistes. « C’est maintenant à l’UE de trouver un mécanisme pour que cet accord soit légalement et internationalement contraignant », a-t-il ajouté ajouté.

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