La franc-maçonnerie malgache en panne de lumière ?

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Marianne maçonnique (Wikipedia)

Depuis 1991, , chaque crise politique à Madagascar voit naitre des tentatives de médiation et de réconciliation, qui connaissent des bonheurs et des succès plus ou moins divers. On connait celles des chefs d’Eglise, on connait celles des diplomates, on a vu celles de la société civile. Par contre, on connait moins celles des francs-maçons. Souvent d’ailleurs, les diplomates que la France nous envoie pour tenter de résoudre les crises politiques seraient des « frères » : Guy Penne (2002) et Alain Joyandet (2009) sont tous deux présentés par la presse française comme appartenant à cette Organisation. Toujours sur ces deux dernières crises, la diplomatie africaine francophone a quelquefois pris le visage de « frères ». Sur le continent noir, plusieurs Chefs d’Etat de l’espace francophone sont eux-mêmes des « initiés », pour reprendre le terme consacré : Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso entre autres. Abdoulaye Wade a, quant à lui, quitté la franc-maçonnerie, après en avoir été membre dans sa jeunesse.

Le bilan de l’action des francs-maçons en matière de résolution de crise politique à Madagascar est mitigé. Sa plus grande réussite fut celle de 1991, quand cette action contribua fortement à la Convention de Panorama. Rappelons que cette crise fut la seule dénouée par une médiation malgacho-malgache. Le Gouvernement de transition entre 1991 et 1993 comprenait d’ailleurs plusieurs « frères »..
Lors de la crise de 2002, la médiation devint plus difficile. Toutefois, les francs-maçons malgaches réussirent à limiter les dégâts, notamment en maintenant l’unité et le légalisme de l’armée, dont certains des chefs de l’époque étaient francs-maçons. Les conférences de Dakar ont également vu une contribution active des francs-maçons et de leurs amis, dont les trois Chefs d’Etats cités ci-dessus.
Au-début de cette crise de 2009, il y eut bien des réunions entre les « Grands maitres », les patrons des grandes familles maçonniques qu’on appelle « Obédiences ». Mais sans résultat : la « Fraternité » ne put rien faire pour empêcher certains de ses membres d’être victimes des effets pervers de la crise politique. Et tout comme le FFKM, la société civile, la communauté internationale et les simples citoyens, les francs-maçons malgaches semblent contempler la crise avec impuissance, comme de simples profanes. On a juste noté deux interpellations par voie de presse, qui sont passées à la trappe comme toutes les interpellations de la société civile ou de la communauté internationale.

La raison de cette impuissance tient sans doute au manque d’influence et de poids des quelques francs-maçons présents dans les entourages immédiats de Marc Ravalomanana et de Andry Rajoelina.

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