Israël: le Parlement a voté sa propre dissolution
« C’est un manque de chance, confie le ministre de la coopération régionale, Tzachi Hanegbi, proche du premier ministre. Le problème vient du fait qu’on n’avait pas de moyens de pression, car, contrairement au passé, l’opposition de gauche et du centre ne voulait pas nous rejoindre, en raison des problèmes judiciaires de Nétanyahou. Nous n’avions pas d’alternative, ce qui a conduit les petits partis à revoir leurs demandes à la hausse. »
Un jour, les biographes de Benyamin Nétanyahou retiendront peut-être le mercredi 29 mai 2019 comme une borne essentielle dans sa déchéance. Encore agrippé au pouvoir, mais ne maîtrisant plus les événements avec son habilité coutumière, le dirigeant va placer son destin entre les mains lasses des électeurs pour la deuxième fois cette année, et ce alors que son avenir judiciaire paraît bien sombre. Lui qui pensait disposer d’une majorité confortable à l’issue du scrutin législatif du 9 avril s’est révélé incapable de constituer une coalition d’au moins 61 députés. Le premier ministre a donc décidé de précipiter de nouvelles élections, fixées au 17 septembre.