Elon Musk prend une place de plus en plus embarrassante dans le débat national britannique
Le multimilliardaire, désormais chargé de l’efficacité de l’administration américaine dans la future équipe de Donald Trump, mène sur X, son réseau social, une campagne contre les travaillistes.

Jusqu’à présent, le dirigeant travailliste a fait mine de l’ignorer, mais cette stratégie est plus difficile à tenir depuis que le président élu, Donald Trump, a annoncé l’arrivée du patron de Tesla dans sa future administration, le chargeant de son efficacité, et alors que les Britanniques accordent une grande importance à leurs relations diplomatiques avec les Etats-Unis. Le Labour devrait « redoubler d’efforts » pour trouver un terrain d’entente avec Elon Musk, a suggéré, le 19 novembre, Peter Mandelson, ex-ministre de Tony Blair et ex-commissaire européen au commerce, favori pour devenir le prochain ambassadeur du Royaume-Uni à Washington.
Elon Musk a d’abord prédit que la « guerre civile » dans les rues du Royaume-Uni était « inévitable » quand, début août, les télévisions relayaient les images des activistes d’extrême droite manifestant contre les demandeurs d’asile ou menaçant des mosquées un peu partout en Angleterre. La situation était certes très tendue, mais pas hors de contrôle, après de fausses rumeurs relayées sur X notamment, selon lesquelles la personne ayant tué trois fillettes dans le nord du pays, fin juillet, avait traversé la Manche dans un « small boat ». Il s’agissait en réalité d’un Britannique de 17 ans né à Cardiff, au Pays de Galles, dans une famille originaire du Rwanda. Le patron de SpaceX a repris les arguments de l’extrême droite britannique, dénonçant une supposée police « à deux vitesses », qui serait dure avec les manifestants d’extrême droite mais laxiste avec les défenseurs des droits des minorités.