Bolivie

Bolivie : soupçonné de corruption, l’ancien président Luis Arce placé en détention provisoire

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Luis Arce aurait autorisé, lorsqu’il était ministre de l’Économie sous la présidence d’Evo Morales, des transferts de fonds publics vers des comptes de dirigeants paysans.

L’ancien président bolivien Luis Arce entre à la prison de San Pedro, à La Paz, le 12 décembre 2025. Claudia Morales / REUTERS

Lors d’une audience virtuelle, le juge Elmer Laura a ordonné son placement en détention provisoire à la prison de San Pedro de La Paz, destinée aux détenus de droit commun. Le parquet avait requis trois mois de détention provisoire.

Luis Arce aurait autorisé, lorsqu’il était ministre de l’Économie sous la présidence d’Evo Morales (2006-2019), des transferts de fonds publics vers des comptes de dirigeants paysans pour le développement de projets agricoles restés inachevés. Ces transferts présumés irréguliers auraient transité par le Fonds public pour le développement des peuples indigènes originaires (Fondioc), un organisme désormais fermé. Luis Arce est poursuivi pour «manquement aux devoirs» et «conduite antiéconomique».

«Je suis absolument innocent»

«Je suis absolument innocent des accusations qui sont allègrement portées à mon encontre pour des motifs clairement politiques», s’est défendu l’ancien chef d’État depuis le commissariat où il se trouvait depuis son arrestation mercredi. Au terme de l’audience, il a été transféré à la prison de San Pedro sous escorte policière, a constaté l’AFP.

Luis Arce a quitté la présidence le 8 novembre, mettant fin à près de 20 ans de gouvernements socialistes initiés par Evo Morales. Il a été remplacé par Rodrigo Paz, dirigeant de centre droit qui dès sa prise de fonction a accusé la gauche d’avoir laissé derrière elle un État s’apparentant à un «cloaque», en raison des présumées mauvaises gestions et de pratiques de corruption. Dans ce cadre, le nouveau gouvernement a lancé des audits dans les entreprises publiques. Dans la foulée, le parquet a inculpé six anciens dirigeants de la compagnie pétrolière d’État YPFB pour corruption. La Bolivie traverse sa pire crise économique en 40 ans, aggravée par une pénurie de dollars.

(source: lefigaro.fr

Le renversement d’Evo Morales et la première guerre du lithium

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Le monde était habitué aux guerres du pétrole depuis la fin du XIXème siècle. Voici que commencent celles du lithium ; un minerai essentiel aux téléphones portables, mais surtout aux voitures électriques. Des documents du Foreign Office, obtenus par un historien et un journaliste britanniques, attestent que le Royaume-Uni a organisé de toutes pièces le renversement du président bolivien Evo Morales pour voler les réserves de lithium du pays.

Pendant que vous le regardiez faire le clown, Boris Johnson a supervisé le renversement du président Morales en Bolivie, a occupé l’île de Socotra au large du Yémen, et a organisé la victoire de la Turquie sur l’Arménie. Vous n’en avez pas entendu parler.

Souvenez-vous du renversement du président bolivien Evo Morales, fin 2019. À l’époque, la presse dominante clamait qu’il avait transformé son pays en dictature et venait d’être chassé par son peuple. L’Organisation des États américains (OEA) publiait un rapport pour certifier que les élections avaient été truquées et que l’on assistait au rétablissement de la démocratie.

Cependant le président Morales, qui craignant de finir comme le président chilien Salvador Allende, s’était enfui au Mexique, dénonçait un coup d’État organisé pour faire main-basse sur les réserves de lithium du pays. Mais ne parvenant pas à identifier les donneurs d’ordre, il ne provoqua que des sarcasmes en Occident. Seuls nous révélions que l’opération avait été mise en œuvre par une communauté de catholiques croates oustachis, présente dans le pays, à Santa Cruz, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ; un réseau stay-behind de l’Otan [1].

Un an plus tard, le parti du président Morales a gagné très majoritairement de nouvelles élections [2]. Il n’y a pas eu de contestation et celui-ci a pu revenir triomphalement dans son pays [3]. Sa prétendue dictature n’avait jamais existé, tandis que celle de Jeanine Áñez venait d’être renversée par les urnes.

(… lire l’intégralité sur Voltairenet)

Le jour d’après en Bolivie, un mandat d’arrêt lancé contre Evo Morales

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Après la démission du président de la Bolivie Evo Morales, des célébrations et des troubles ont éclaté à La Paz. Un mandat d’arrêt a été lancé contre lui selon l’opposition.

« Je renonce à mon poste de président », a déclaré à la télévision le leader indigène de 60 ans, au pouvoir depuis 2006. Quelques heures auparavant, le commandant en chef de l’armée bolivienne, le général Williams Kaliman, exigeait son départ « pour le bien de la Bolivie ».

« Après avoir analysé la situation conflictuelle interne, nous demandons au président de renoncer à son mandat présidentiel afin de permettre la pacification et le maintien de la stabilité, pour le bien de notre Bolivie », déclarait le général à la presse.

De quoi faire dire au vice-président Alvaro Garcia Linera, qui a aussi démissionné, que « le coup d’État a eu lieu ». Et ce au terme d’une journée marquée par de nouveaux affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ainsi que des démissions en série de ministres et députés.

(bfmtv)

Analyses: « coup d’état informatique? »

Réactions internationales