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Recommandations de la SADC : Le régime de Refondation se défend

Moins de 24 heures après le Sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la SADC, l’Exécutif et le Législatif malgaches font bloc. Face aux exigences de la communauté régionale, la position d’Antananarivo est claire : fin du régime en 2027 oui, mais pas de concessions sur le cas des détenus.
La diplomatie régionale n’aura pas mis longtemps à faire réagir les tenants du pouvoir à Antananarivo. Au lendemain du Sommet extraordinaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), tenu le 29 juin 2026, les institutions de la Refondation ont opposé une fin de non-recevoir ferme aux injonctions de l’organisation régionale. Tout en donnant des gages de bonne volonté sur le respect du calendrier électoral, le pouvoir verrouille sa position sur le volet judiciaire. En première ligne, le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, a balayé d’un revers de main le terme d’« exilés politiques » utilisé par la SADC. « Il n’y a eu aucune persécution contre des acteurs politiques ici. Il s’agit purement de l’action de la justice concernant des personnes poursuivies pour vol et détournement de deniers publics. Si elles ont fui, c’est parce qu’elles se reprochent des actes répréhensibles », a-t-il clarifié, traduisant fidèlement la position du chef de l’État. Selon ce haut responsable, le pouvoir n’empêche personne de rentrer au pays, mais la justice poursuivra implacablement son cours contre ceux qui ont détourné les richesses nationales
Procédures judiciaires
Le ton est identique du côté de la Primature. En marge du point presse sur l’évaluation de Madagascar au titre du deuxième cycle de l’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption, qui s’est tenu hier à Alarobia, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison s’est voulu catégorique. « Il n’y a pas de prisonniers politiques à Madagascar », a-t-il martelé devant les journalistes. Pour le chef du gouvernement, les personnalités politiques actuellement sous les verrous y sont uniquement pour avoir enfreint la loi, s’inscrivant dans le cadre strict de procédures judiciaires de droit commun. Cette sortie médiatique coordonnée fait office de réplique directe aux résolutions de la SADC.