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Concertation régionale : Début des préparatifs menés par le ministère de la Refondation

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À Fort-Dauphin, les séances publiques ont été dirigées par le directeur général de la coordination de la Refondation auprès du ministère de la Refondation, Hary Tiana Ralevason

Les régions entrent de plain-pied dans le processus de Refondation. Les premières concertations régionales préliminaires dans plusieurs parties du pays sont lancées dans le cadre de la mise en œuvre de cette réforme d’envergure.

Le processus est en marche. La semaine dernière, le ministère de la Refondation a lancé les préparatifs des prochaines concertations régionales dans plusieurs parties du pays, ouvrant ainsi une nouvelle séquence de dialogue territorial destinée à nourrir cette réforme structurelle. Des émissaires du ministère se sont rendus à Toliara, Taolagnaro et Mahajanga afin de donner le coup d’envoi du processus dans les régions. Le ministère précise toutefois qu’il s’agit d’une « discussion préliminaire », une étape introductive visant à installer le cadre et la méthode des concertations à venir, avant leur déploiement à plus grande échelle. Après la mise en place progressive de son staff, le département dirigé par Hanitra Razafimanantsoa est entré dans une phase opérationnelle.

Représentativité

Dans ces villes, des réunions publiques ont été organisées pour initier les échanges. Leaders religieux, notamment issus des Églises historiques regroupées au sein du FFKM et d’autres confessions, notables locaux, membres des organisations de la société civile, représentants d’associations locales, élus locaux ainsi que des opérateurs économiques ont participé à ces séances, selon le ministère de la Refondation. Les discussions ont été conduites par les émissaires de ce département, en étroite collaboration avec les représentants locaux de l’État, traduisant la volonté d’associer l’ensemble des forces vives au processus. La question de la représentativité a été placée au centre des préoccupations. Selon les orientations du ministère, il revient aux chefs de district et aux préfets d’assurer la mobilisation des participants afin que les différentes composantes sociales, économiques et institutionnelles des régions soient effectivement représentées dans le cadre de ces concertations.

Fokontany

Pour le ministère de la Refondation, ce lancement régional doit servir de catalyseur à des initiatives locales. Lire la suite »

Toliara – Début de la concertation régionale

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Une pré-concertation régionale pour Atsimo Andrefana s’est tenue à Toliara hier. La mise en place de l’État fédéral y a été demandée.

Fitahia Miller, enseignant en droit, insiste sur l’élaboration urgente d’une feuille de route.

Le débat a quelque peu dépassé le cadre de la première consultation d’hier. L’hôtel des Finances de Toliara a abrité la pré-concertation régionale sur la refondation de la République pour Atsimo Andrefana. Une consultation qui a pris l’allure d’une présentation d’aspirations longtemps refoulées, plutôt que d’une réflexion sur la manière de mener la concertation régionale pour Atsimo Andrefana, laquelle devra durer six mois, selon les explications.

Une centaine de personnes a répondu à l’invitation tardive envoyée par le ministère d’État en charge de la refondation auprès de la Présidence de la refondation de la République. «Les forces vives de la région Atsimo Andrefana et même de Toliara ne sont pas toutes présentes. C’est une organisation un peu à la va-vite. La concertation devrait être ouverte au plus grand nombre», souligne un participant.

Quatre représentants du ministère d’État en charge de la Refondation ont présenté les objectifs de la concertation régionale et ont donné la parole afin de recueillir les idées et les aspirations. Les questions portaient sur les demandes de changement d’orientation politique depuis la base ; d’autres ont revendiqué des états des lieux locaux, et beaucoup ont insisté sur la mise en place d’un État fédéral. L’assistance était notamment composée de représentants d’associations locales. Il y avait peu de jeunes et seulement une dizaine de femmes.

État fédéral

Fitahia Miller, enseignant en droit constitutionnel à l’université de Toliara, a indiqué en prenant la parole que, dès le renversement de l’ancien régime, la Constitution de Madagascar était devenue caduque. «Nous ne devons plus nous appuyer sur la Constitution. Nous devons plutôt établir rapidement une feuille de route. L’Assemblée nationale doit être dissoute et, enfin, il est à noter que la laïcité de l’État n’est pas respectée actuellement avec l’implication exclusive du FFKM», détaille-t-il. Lire la suite »