condamnation Voahnagy Rajaonarimampianina
Voahangy Rajaonarimampianina : Condamnée à un an d’emprisonnement avec sursis

La messe est dite. Le nom de l’épouse de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina a été cité lors du procès qui a jugé un dossier opposant Harry Laurent Rahajason dit Rolly Mercia, et un homme d’affaires connu. Hier, le tribunal a rendu son verdict et condamne Voahangy Rajaonarimampianina à un an d’emprisonnement avec sursis assorti d’une amende de un million d’ariary. L’ancienne première dame est reconnue coupable de complicité d’un faux témoignage dans cette affaire qui rallonge de 30 mois les peines d’emprisonnement ferme de Harry Laurent Rahajason. Cet ancien journaliste, qui fut l’ancien directeur de la communication de Andry Rajoelina à la présidence de la Transition après 2009 et ministre de la communication sous le régime Rajaonarimampianina, est accusé de dénonciation calomnieuse et faux témoignage après les plaintes de l’homme d’affaires proche du président de la République.
Libération
L’avocat de la défense, Eric Rafidison, estime que le dossier qui épingle son client relève de la politique. L’homme d’affaires a poursuivi Rolly Mercia auprès de la justice malgache concernant une affaire qui cite ce richissime opérateur économique auprès du parquet national français. Il a attaqué le rôle joué par l’ancien ministre. Certaines anomalies sont, toutefois, soulevées par maître Eric Rafidision concernant le fond et la forme du dossier. L’avocat soutient, entre autres, qu’une juridiction ordinaire n’est pas habilitée à juger cette affaire qui doit relever plutôt de la compétence du Pôle anti-corruption. A l’issue du verdict, la défense de Rolly Mercia a donc annoncé qu’il interjette appel à cette décision prononcée par le tribunal de première instance. L’affaire est, à cet effet, loin d’être close. L’ancien ministre, quant à lui, n’est pas encore sorti de l’auberge. Malgré les appels criants de sa famille en faveur de sa libération, Rolly Mercia croupira encore en prison.
Impopulaire
L’affaire retentit comme un coup de massue sur la tête du couple Rajaonarimampianina. Il s’agit, en vérité, de la première peine d’emprisonnement qui a frappé une ancienne première dame depuis l’indépendance. Une grande première dans les annales de la République dont les épouses des anciens présidents depuis Justine Tsiranana n’ont jamais connu ni embrouille judiciaire ni peine d’emprisonnement. Le cas de Voahangy Rajaonarimampianina est donc d’une rareté remarquable que seuls certains régimes impopulaires ont déjà connu la même histoire. En Afrique, la condamnation à des plusieurs années de peines d’emprisonnement ferme de Simone Gbagbo, épouse de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, en 2015, a fait jaser.
Famille
Lire la suite »