Toamasina est à terre. Gezani l’a durement dévastée. Les premiers bilans du BNGRC (Bureau national de gestion des risques de catastrophes), vers 16 heures, alors que le cyclone commençait à frapper la ville, faisaient état de maisons effondrées, de toitures arrachées, de murs de clôture écroulés et de la chute de nombreux arbres. Les dégâts se sont aggravés en début de soirée et durant la nuit, sous l’effet de vents violents et de fortes pluies apportés par ce cyclone tropical intense.
Le président du fokontany d’Ampanalana, quartier en bord de mer à Toamasina, affirme que la zone a été détruite à près de 100 %. « Sur les neuf cents maisons recensées, seules quelques dizaines n’ont pas été ravagées. Seules les maisons en dur ont résisté », précise Guillaume Alexis, chef du fokontany, après un contrôle effectué durant l’accalmie lors du passage de l’œil du cyclone.
Hier, vers 20 heures, alors que les vents se renforçaient avec l’arrivée du deuxième mur de Gezani sur Toamasina, il a lancé un appel aux forces de l’ordre pour venir en aide aux habitants, craignant pour leur sécurité. « La plupart des habitants n’ont plus d’abri. Leurs maisons ont été détruites par les vents violents. Même le site d’hébergement des sinistrés n’est plus habitable : les toits ont été emportés. Tout le monde est donc dehors, près de chez soi, pour récupérer ce qui reste », témoigne le président du fokontany.
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