guerre Syrie

Les Etats-Unis frappent la Syrie avec des missiles Tomahawk

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Plus de 50 missiles Tomahawk ont été tirés dans la nuit de jeudi à vendredi sur une base aérienne syrienne depuis des destroyers de l’U.S Navy dans l’est de la Méditerranée.

Les Etats-Unis ont frappé une base aérienne syrienne en réponse à l’attaque chimique présumée attribuée au régime de Bachar al-Assad, selon des responsables américains jeudi.

Plan de situation en Méditerrannée (photo credit: RC)

La frappe a été menée avec « 59 missiles », a précisé un responsable de la Maison Blanche, indiquant que les Etats-Unis avaient frappé la base aérienne de Shayrat, qui est « associée au programme » syrien d’armes chimiques et « directement liée » aux évènements « horribles » de mardi.

Mise en garde de Moscou

La frappe américaine a provoqué des « pertes », a rapporté une source militaire syrienne, sans préciser s’il s’agissait de pertes humaines ou matérielles.

La Russie a manqué à ses responsabilités en Syrie, a accusé jeudi le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, mais elle a été avertie à l’avance de la frappe américaine sur une base syrienne pour éviter que ses militaires sur place ne soient touchés.

Les Etats-Unis avaient menacé jeudi la Syrie d’une réponse militaire, mais Moscou alliée de Damas a mis en garde Washington contre une intervention armée.

agences/fb

Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ?

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Les événements s’accélèrent autour de la crise syrienne et révèlent l’ampleur du conflit entre le camp atlantiste et le bloc russo-chinois. Après avoir observé le risque grandissant de guerre généralisée conventionnelle, voire nucléaire, Thierry Meyssan analyse les manœuvres des États-Unis et les réponses de la Russie.

Après la destruction du fleuron de la Marine des Émirats arabes unis, le 1er octobre, les armées des pétro-dictatures du Golfe hésitent à poursuivre seules la guerre contre la République arabe syrienne. Il est clair pour tous que le missile sol-mer qui a détruit le catamaran perce-vagues est une arme extrêmement sophistiquée que l’on n’avait jamais vue sur un champ de bataille. Il n’a été tiré ni par les Houthis, ni par les partisans de l’ancien président Saleh, qui ne disposent pas d’une telle arme, mais par la Russie, qui est secrètement présente depuis l’été au Yémen.

L’idée d’une coordination des jihadistes sans intervention des États-Unis, par leurs seuls alliés locaux, est d’autant plus difficile à imaginer que la rivalité entre l’Arabie saoudite et le Qatar n’a cessé de miner les étapes précédentes de la guerre.

Washington envisage donc sérieusement l’unique option restante : la confrontation militaire directe.

(… lire l’intégralité de l’article du réseau Voltaire)