Naina Andriantsitohaina

Marie Dimond, nouvelle Représentante résidente du PNUD à Madagascar

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Communiqué de presse

Madame Marie Dimond a présenté ce matin au Ministre des Affaires Etrangères malagasy, Monsieur Naina Andriantsitohaina ses Lettres de Cabinet l’accréditant en qualité de Représentant Résident du PNUD à Madagascar.

« Je suis très honorée de la confiance de l’Etat Malagasy en vous remettant ce jour mes lettres de cabinet. Ma prise de fonction coïncide avec la formation du nouveau gouvernement qui a manifesté depuis beaucoup de dynamisme pour redoubler les efforts en faveur du développement de Madagascar. Je réitère l’engagement entier du PNUD à accompagner ces efforts et à travailler pour la Nation et le peuple Malagasy » a déclaré Mme Marie Dimond lors de son audience avec M. Naina Andriantsitohaina, Ministre des Affaires Etrangères.

Marie Dimond avec SEM Naina Andriantsitohaina, ministre des Affaires étrangères

Marie Dimond, de nationalité américaine-allemande, a rejoint le bureau du Programme des Nations Unies pour le Développement à Madagascar en janvier 2016 en tant que Représentante Résidente adjointe en charge des Programmes. Elle supervise un programme axé sur la promotion de la bonne gouvernance, la réduction de la pauvreté et la protection de l’environnement.

Elle a été nommée Représentant Résident du PNUD à Madagascar par l’Administrateur du PNUD, Achim Steiner suite à la restructuration auprès du Système des Nations Unies séparant la Représentation du PNUD du Bureau de Coordination du Système des Nations Unies.

Depuis 2006, Marie Dimond a occupé les fonctions de Chef de bureau auxiliaire à Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo, de Directrice de pays adjointe pour la Somalie et de Représentante résidente adjointe, a.i. (Programme et opérations) pour le bureau commun PNUD / UNICEF / UNFPA à Cabo Verde.

Marie Dimond a commencé sa carrière au PNUD en 2000, en occupant des postes d’appui aux programmes et aux bureaux de pays au Bureau de la prévention des crises et du relèvement et au Bureau régional pour l’Afrique au siège du PNUD à New York. Avant de rejoindre le PNUD, elle a travaillé avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) à l’appui des opérations de secours au Burundi et avec le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) dans le sud du Soudan et en Somalie. Ses années d’expérience en Afrique ont commencé en tant que volontaire du Peace Corps américain, enseignant l’anglais dans une école secondaire rurale en Namibie.

Marie Dimond est titulaire d’un B.A. en sciences politiques et en français de l’Université de Boston et titulaire d’une maîtrise en affaires internationales de la Fletcher School de l’Université de Tufts. Elle parle anglais, français et allemand.

Lettre ouverte de Naina Andriantsitohaina

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Lettre ouverte à ceux qui peinent à nous gouverner, mais qui excellent à nous harceler …

Alors que ma culture m’incite à garder le silence et à rester dans l’ombre. Alors que mon éducation et celle de plusieurs générations avant moi bannissent l’utilisation du « Je ». J’aurais dû me taire et laisser faire.

Mais quand chaque journée apporte son lot de brimades et de persécutions dès lors qu’on essaie d’élever le débat. Quand chaque jour constate la volonté d’imposer la pensée unique.

« Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice » E. Zola

Le contrôle du ministère du Commerce de trop qui arrive après la demi-douzaine de contrôles fiscaux annuels. Le contrôle qui utilise des prétextes fallacieux pour essayer de soutirer des prébendes indues. Ou encore mieux, qui va servir à mettre la pression. L’utilisation de prétextes grotesques qui font exploser de rire si ce n’est que le risque financier peut signer l’arrêt de mort d’une exploitation. Qui en supportera les conséquences ? Les collaborateurs qui perdront leur emploi, mais d’abord un pouvoir politique qui utilise la machine administrative à des fins peu recommandables et dont la manœuvre est éventée.

Combien sommes-nous à subir ces contrôles incessants qui monopolisent nos collaborateurs ? Chaque opérateur a sa petite histoire sur le sujet. Et tous savent combien de conteneurs passent les douanes chaque mois avec la bénédiction suprême. Tous savent qui n’est jamais contrôlé et qui ne déclare jamais rien. C’en est assez …

Étant président du Conseil d’administration de TOA (Trans Ocean Airways), je suis bien placé pour savoir que l’avion qui devait transporter le Président Rajoelina à Majunga n’avait aucun problème technique, mais que c’est la « petite » politique mesquine qui l’a cloué au sol. Que la fois d’après, l’autorisation de voler n’est arrivée qu’au milieu de la nuit pour un vol qui devait l’emmener à Manakara au petit matin. Mais je constate que certains hélicoptères, eux, peuvent être importés et auront le droit de voler quand bon leur semble. Pourquoi ne pas laisser chacun se donner les moyens de convaincre et vaincre à la loyale ?

Le patron de presse que je suis a subi, comme tous mes confrères, les foudres de l’administration fiscale. Sûrement à titre d’avertissement à l’aube d’une période politiquement mouvementée. Les médias sont publiquement et régulièrement menacés d’amende, de fermeture ou d’emprisonnement. Parce qu’ils ne partagent pas les mêmes choix éditoriaux que le ministre de tutelle ? D’autres, eux, ne se gênent pas pour diffamer et insulter à longueur de colonnes, sûrement parce qu’ils n’ont pas grand monde pour les lire.

Plus de quatre mois après l’enlèvement de mon fils et après le dépôt des plaintes, je n’ai pas vu l’ombre d’un gendarme ou d’un policier pour assurer la protection de ma famille. Malgré mes demandes répétées et les promesses creuses d’un ministre. Tout le monde sait le risque de représailles sur ma famille, que j’ai pris en menant ce combat contre le kidnapping. C’est une insulte de traiter les victimes karana de coupables parce qu’elles n’ont pas osé prendre le risque de porter plainte quand on ne prend pas la peine d’assurer leur sécurité. C’est une insulte pour toutes les victimes dans tout le pays, surtout dans les campagnes.

Quand le ministre des transports exige à ce que je vienne personnellement prendre l’autorisation qui permettra de fumer mes vitres pour assurer ma sécurité sinon il la refusera, c’est transformer le droit de chaque citoyen en faveur. À quel prix ou quelle compromission ? C’est la politique de la terreur qu’on veut imposer à ceux qui ne veulent pas se soumettre.

Est-ce ma participation au lancement de l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar (IEM) à Paris qui gêne ? On ne peut donc pas avoir une démarche qui s’inscrit dans une volonté d’avoir un vrai débat ? Un état des lieux de la situation dans laquelle on se trouve, une réflexion sur l’avenir. Sur quel socle reposera le développement à venir, quels sont les principes de gouvernance qu’il faudra s’imposer ? Tous les candidats devront répondre à ces questions pour que le public, les citoyens et les opérateurs puissent se positionner librement. Museler le débat et ne brandir que la menace reviennent à bafouer les droits fondamentaux qui nous appartiennent.

Les opérateurs commencent à se regrouper pour exprimer leur ras-le-bol et réclamer le droit de travailler sereinement. Les citoyens exigent le droit de s’exprimer. Ils ne veulent plus subir le harcèlement administratif ou politique. En toute liberté et sans craindre pour leur sécurité. En tenant de tels propos, je n’ignore pas que je me mets sous le joug d’un Code de la Communication répressif habilement remanié qui réprime le droit fondamental à pouvoir s’exprimer. Il est certain que je m’expose.

J’en arrive hélas à la conclusion que le harcèlement n’est pas fortuit. S’il arrivait encore quelque chose à ma famille ou à moi-même, je saurais pourquoi et par qui. L’opinion publique également …

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Naina Andriantsitohaina, président du groupe Andriantsitohaina

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Descendant de l’une des plus anciennes et grandes familles de l’île Rouge (l’un de ses ancêtres était conseiller royal), Naina Andriantsitohaina a hérité de ses aïeux une allure aristocratique. Difficile d’imaginer que ce quinqua aux petites lunettes rondes est féru de motos de collection. Dans la cour du siège de son groupe trône sa dernière acquisition, une magnifique Indian Scout. « Avec des copains, j’ai pratiquement fait le tour de Madagascar sur ces grosses routières », précise-t-il.

DISTANCES. Aventurier, il faut bien l’être un peu pour avoir à ce point transformé, en moins de quinze ans, l’empire familial dont il a hérité en 2002,. Le groupe Andriantsitohaina affiche une insolente santé, un chiffre d’affaires d’environ 15 millions d’euros, et compte plus de 400 employés. Il est présent dans l’imprimerie (Nouvelle Imprimerie des arts graphiques, Niag), les produits chimiques (Prochimad), la banque (Banque malgache de l’océan Indien, BMOI, filiale du groupe BPCE) et la presse (groupe Ultima Media), notamment propriétaire du quotidien Les Nouvelles, Taratra, Bôjy, du site NewsMada et de la radio Alliance 92.

Ancien président du Syndicat des industries (SIM) et du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Naina Andriantsitohaina, qui fut brièvement conseiller du Premier ministre Jacques Sylla, entre 2002 et 2004, a en revanche décidé d’éviter de s’engager trop ouvertement en politique. « En 2009, on a mis le feu à mon imprimerie. Depuis, je garde mes distances », souligne l’ancien patron des patrons, qui dit préférer les week-ends en famille, les parties de chasse à la campagne et « le contact avec les vraies gens, plutôt que les amitiés assassines ».

Naina Andriantsitohainan Président du Groupe Andriantsitohaina
Naina Andriantsitohaina, Président du Groupe Andriantsitohaina

(Extrait d’un article de J.A.– Nov. 2016)

L’ambassade malgache, envoyée par la reine Ranavalona I, et conduite par Andriantsitohaina IX Voninahitra séjourna en Angleterre du 9 Février au 19 Mars 1837, et fut reçue par la reine Adelaïde.et par son époux le roi William IV. Raharolahy, fils d’Andriamahazonoro conseiller royal Antaimoro d’Andrianampoinimerina, fit partie de cette délégation.