PND

Un monde qui change

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Un Editorial de Sahondra Rabenarivo (Lu dans Madagascar Tribune)

Sahondra Rabenarivo, juriste de la SEFAFI (Observatoire de la vie publique)

À la veille du premier tour des élections présidentielles françaises, un éditorial dans le New York Times m’a particulièrement interpellé. L’auteur explique comment « pour la première fois dans l’histoire des trois dernières républiques, les deux candidats favoris à l’élection présidentielle française récusent leur appartenance à la droite et à la gauche, ou même au centre, de l’échiquier politique ». Plutôt, « les deux candidats présentent des visions antagonistes de la globalisation, de l’Europe et de la laïcité ». Et conclut qu’ « une nouvelle opposition idéologique semble donc être en train de redéfinir le discours politique en France, et ailleurs en Occident : le protectionnisme économique et identitaire des populistes, face à l’ouverture à l’Europe et la globalisation des libéraux. La gauche et la droite ne seront bientôt que les vestiges d’un XXème siècle bien révolu » [1].

La longue marche du libéralisme, dont l’ascendance émerge après la chute du mur de Berlin (présumée victoire de l’Occident) semble donc se heurter à un nouveau phénomène, en partie parce que certains segments de la population de ces pays d’Occident, en zones rurales surtout, sont perdants dans la mondialisation. Mondialisation rime quelque part avec urbanisation et le phénomène Londres/grandes villes et les zones rurales du Brexit, ainsi que la défaite de Trump dans presque toutes les grandes villes américaines et sa victoire dans le fin fond des USA le démontrent.

Et nous alors ? Le libéralisme nous a ouvert depuis les années 1990 aux importations de tout ce qui devrait essentiellement être produit localement : riz, friperies, ciment, savon, tout. En face, nos produits peinent à équilibrer les choses en offrant au monde mondialisé nos marchandises : textiles, nickel, vanille…

(… Lire l’intégralité de l’édito)

La BAD investit $600 millions pour le Plan National de Développement

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Le président de la Banque Africaine de Développement Akinwumi Adesina et sa délégation se sont rendus à Tanandava pour une visite du projet de réhabilitation du périmètre de Bas-Mangoky financé par la Banque, et dont l’objectif global est de contribuer à la réduction de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire des populations rurales de la Région du Sud-Ouest du pays.

Au cours des 50 dernières années, la Bad a contribué au développement de Madagascar à hauteur de 1,8 milliard Usd dans les secteurs suivants : routes, agriculture, mines, énergie, eau potable, santé, éducation et gouvernance. Elle a ainsi contribué au financement de la mine de nickel d’Ambatovy, un important projet minier. Par ailleurs, au cours des deux dernières années, la Banque a apporté 200 millions de dollars américains au pays pour le financement de l’agriculture et de la gouvernance en vue de soutenir la reprise économique. Aujourd’hui, le portefeuille actif du groupe de la Bad à Madagascar comprend 10 opérations, pour un montant d’engagement de 250 millions Usd.

La Bad entend intensifier sa coopération avec Madagascar en concentrant son intervention sur la mise en œuvre des priorités suivantes : énergie, agriculture, industrialisation, intégration régionale, et amélioration de la qualité de vie des populations avec un investissement, au cours des trois et quatre prochaines années, de plus de 600 millions Usd pour soutenir la mise en œuvre du Plan national de développement (Pnd) du pays.

L’appui portera notamment sur l’exploitation de l’immense potentiel d’hydroélectricité estimé à 7 800 MW, ainsi que des autres sources d’énergie renouvelables, le solaire et l’éolien. Concernant l’agriculture, le groupe de la Bad soutiendra les efforts de Madagascar dans la mise en œuvre de son agenda pour la transformation de l’agriculture.

(Présidence)