Pyongyang
La Corée du Sud sollicite la Chine pour freiner le programme nucléaire nord-coréen
Le président sud-coréen, Lee Jae-myung, a demandé à son homologue chinois, Xi Jinping, de jouer un rôle de médiateur auprès du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, qui avait annoncé préparer ses forces nucléaires à une « guerre réelle ».
S’adressant à des journalistes à Shanghaï à l’issue de sa visite en Chine, le président sud-coréen, Lee Jae-myung, a déclaré, mercredi 7 janvier, avoir demandé l’aide du dirigeant chinois, Xi Jinping, pour freiner le programme nucléaire de Pyongyang, en suggérant un gel de ce programme en échange d’une « compensation ». « J’aimerais que la Chine joue un rôle de médiateur sur les questions liées à la péninsule coréenne, y compris le programme nucléaire nord-coréen. Tous nos canaux sont complètement bloqués », a-t-il dit avoir déclaré à M. Xi en début de semaine lors de leurs entretiens à Pékin.
Selon lui, le dirigeant chinois a répondu en exhortant Séoul à faire preuve de « patience » envers son voisin, compte tenu de la détérioration des relations entre les deux Corées. « Et ils ont raison. Pendant assez longtemps, nous avons mené des actions militaires que la Corée du Nord a pu percevoir comme menaçantes », a concédé Lee Jae-myung.
« Il est dans l’intérêt commun de toutes les parties de maintenir la paix et la stabilité dans la péninsule [coréenne]. La Chine continuera à sa façon de jouer un rôle constructif à cette fin », a dit une porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, Mao Ning.
La Corée du Nord regrette l’«attitude déplorable» du chef de l’ONU après un tir de missile balistique

La ministre nord-coréenne des Affaires étrangères a critiqué dimanche l’«attitude déplorable» du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, qui a condamné un tir récent par Pyongyang d’un missile balistique intercontinental, a annoncé l’agence étatique KCNA.
«J’exprime mon profond regret du fait que le secrétaire général de l’ONU observe une attitude vraiment déplorable, oublieuse de l’objectif et des principes de la Charte des Nations unies et de sa mission même qui est de maintenir l’impartialité, l’objectivité et l’équité sur tous les sujets», a déclaré la ministre Choe Son Hui. Elle a ajouté que cela «prouve clairement» qu’Antonio Guterres «est une marionnette des États-Unis».
Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU lundi
La Corée du Nord accuse l’Onu de deux poids deux mesures sur les missiles
Dans un communiqué publié par l’agence officielle KCNA, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a accusé le Conseil de sécurité de l’Onu qui doit se réunir au sujet des tirs de missiles nord-coréens, de deux poids deux mesures, selon que les projectiles soient lancés par la Corée du Nord ou par d’autres pays.
Pyongyang a dit jeudi 25 mars avoir lancé un nouveau type de missile tactique à courte portée, poussant Washington à demander une réunion du comité des sanctions contre la Corée du Nord du Conseil de sécurité de l’Onu.

Un représentant du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a rapporté que, durant la réunion, les États-Unis ont appelé à des sanctions supplémentaires contre la Corée du Nord et à un renforcement de l’application des mesures existantes la visant.
Dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle KCNA, Jo Chol-su a déclaré que la réunion était «destinée à renier le droit de notre État à s’auto-défendre», prévenant qu’une «contre-mesure» était en préparation.
«Cela constitue un déni de notre État souverain», a-t-il ajouté.
«Cela n’a pas de sens que seule notre mesure légitime d’auto-défense soit dénoncée, alors que de nombreux autres pays à travers le globe tirent tous types de projectiles dans le but d’accroître leur puissance militaire».
(source: fr.sputniknews.com)
Les évêques coréens saluent la réussite du sommet de Pyongyang
L’épiscopat sud-coréen qualifie de «cadeau» l’annonce d’un accord entre les deux Corée.

Le sommet de Pyongyang entre le président sud-coréen Moon Jae-in et le leader nord-coréen Kim Jong-un s’est achevé ce mercredi 19 septembre avec la signature d’un accord voué à réduire les tensions et à bloquer le nucléaire nord-coréen. Le rapprochement diplomatique, qui s’était accéléré à partir des Jeux olympiques de Pyeongchang en février dernier, a mené à une entente considérée comme historique, qui pourrait mettre fin à un contentieux de 65 ans entre les deux pays, pris en tenaille par la Guerre froide.
L’aspect nucléaire concerne le démantèlement de la base de lancement de missiles de Dongchang-ri, sur la côte occidentale, et la fermeture permanente du site d’enrichissement d’uranium de Yongbyon. Le leader nord-coréen Kim Jong-un a déclaré que sera maintenant possible «une nouvelle ère de paix et de prospérité» dans la Péninsule. Les deux dirigeants souhaitent que les Coréens des deux pays puissent reprendre une vie normale, ce qui donne aux familles divisées l’espoir de se retrouver bientôt.
La satisfaction des évêques coréens
Les évêques sud-coréens saluent la rencontre comme «un succès». Lire la suite »
Sanctions de l’ONU: un «acte de guerre» pour Pyongyang
La Corée du Nord a qualifié dimanche d’«acte de guerre» les nouvelles sanctions votées vendredi par le Conseil de sécurité de l’ONU contre ses programmes nucléaire et balistique.
«Nous rejetons totalement les dernières sanctions de l’ONU (…) comme une atteinte violente à la souveraineté de notre république et un acte de guerre qui détruit la paix et la stabilité de la péninsule coréenne et de la région», a déclaré le ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé par l’agence officielle KCNA.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a durci vendredi les sanctions contre la Corée du Nord par un vote unanime sur une résolution américaine, en s’attaquant au pétrole et à la question des travailleurs nord-coréens à l’étranger. Il s’agit du neuvième train de sanctions onusiennes particulièrement drastiques contre Pyongyang. Les trois derniers ont été adoptés cette année sous l’impulsion des Américains après des essais de missiles et un test nucléaire menés par la Corée du Nord.
«Exemple le plus tragique du mal»
Washington avait déposé jeudi un projet de résolution après des négociations avec la Chine, alliée de Pyongyang, à la suite d’un nouvel essai de missile balistique intercontinental (ICBM) le 28 novembre.
L’essai de ce Hwasong-15, dont Pyongyang affirme qu’il peut atteindre le territoire continental américain, a renforcé les craintes de la communauté internationale quant aux progrès impressionnants des programmes nucléaire et balistique nord-coréens depuis deux ans.
Qualifiant la Corée du Nord d’«exemple le plus tragique du mal dans le monde moderne», l’ambassadrice américaine Nikki Haley a affirmé que les nouvelles sanctions étaient «le reflet de l’indignation internationale face aux actions du régime de Kim» Jong-Un. La Corée du Nord justifie la poursuite de ces programmes militaires pourtant interdits par l’ONU par la menace que font selon elle planer les Etats-Unis sur son existence-même.
(afp/nxp)