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En direct, droits de douane : les Bourses européennes chutent de nouveau à leur ouverture après l’entrée en vigueur des surtaxes américaines sur les produits de près de 60 pays
Les Etats-Unis frappent depuis mercredi 6 heures (heure de Paris) les produits venant de dizaines de pays d’une nouvelle vague d’augmentations des droits de douane – la plus importante à ce jour, particulièrement punitive envers la Chine (104%).

09:55
Le secteur bancaire touché par la tourmente boursière
La crainte d’un ralentissement, voire d’une récession, due aux taxes douanières imposées par Donald Trump n’a pas épargné les valeurs bancaires. A l’ouverture des marchés européens, Société générale a ainsi chuté de 4,16 %, BNP Paribas de 3,97 %, Crédit agricole de 2,31 %. A Milan, UniCredit a reculé de 3,9 %, à Francfort, Deutsche Bank a perdu 2,97 %, et à Madrid, Santander a cédé 3,1 %.
Pour ces poids lourds financiers, la sanction est d’autant plus importante que le début de l’année avait été faste, l’indice Euro Stoxx du secteur banquier profitant de la solidité des résultats financiers de 2024, dopés par la remontée des taux d’intérêt et la bonne santé des activités de marché.
Le secteur bancaire est l’un des plus exposés à l’évolution des cycles économiques, donc à la menace d’un ralentissement marqué de la croissance, provoqué par la guerre commerciale, qui s’accompagnerait d’une dégradation de la qualité du crédit aux ménages et aux entreprises, l’activité de base des banques.
Cette perspective devrait logiquement augmenter le « coût du risque », c’est-à-dire les provisions passées par les banques pour couvrir d’éventuels défauts de remboursement liés à une remontée du chômage et à une multiplication des faillites.
D’autres compartiments cycliques, comme ceux de l’automobile (− 2,56 %), de la consommation de biens personnels (− 2,68 %), du pétrole et du gaz (− 3,45 %), sont délaissés dans la crainte d’un ralentissement. Enfin, les secteurs où la Chine est surreprésentée, comme le luxe (− 2,70 %) et les spiritueux regroupés dans le compartiment des boissons et de l’alimentation (− 1,81 %), souffrent aussi.
La Chine promet des mesures « fermes et vigoureuses » en réponse aux droits de douane américains
Pékin a promis mercredi des mesures « fermes et vigoureuses » pour défendre ses intérêts après l’entrée en vigueur de droits de douane américains de 104 % sur les produits chinois. « Le droit légitime au développement du peuple chinois est inaliénable, et la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement de la Chine sont inviolables », a déclaré Lin Jian, porte-parole du ministère des affaires étrangères, lors d’une conférence de presse régulière.
« Avec une volonté ferme et des moyens abondants, la Chine prendra résolument des contre-mesures et combattra jusqu’au bout, si les Etats-Unis poursuivent [leur] escalade de mesures économiques et commerciales restrictives », a affirmé de son côté le ministère du commerce chinois, cité par l’agence officielle Chine nouvelle.
(source: lemonde.fr)
Echanges commerciaux avec les Etats-Unis : Poursuite des discussions sur l’application du nouveau taux tarifaire

Les échanges diplomatiques entre Madagascar et les États-Unis se poursuivent de manière active au plus haut niveau. En ligne de mire : la récente décision américaine d’appliquer un nouveau taux tarifaire de 47 % sur les importations en provenance de Madagascar. Cette politique douanière, annoncée par le président américain Donald Trump le 2 avril 2025, a suscité de nombreuses interrogations et préoccupations du côté malgache, compte tenu de ses possibles répercussions sur l’économie nationale.
Mesures correctives, non punitives
Selon l’administration américaine, cette hausse tarifaire vise à corriger un déficit commercial jugé trop important avec plusieurs pays partenaires. L’ambassade des États-Unis à Madagascar a d’ailleurs tenu à préciser, dans un communiqué publié le 2 avril, que cette mesure n’avait rien de punitif : « Compte tenu de la disparité commerciale entre nos deux pays, le taux tarifaire a été fixé à 47 % pour Madagascar. Il ne s’agit pas d’une mesure punitive. Les États-Unis ont un déficit commercial mondial et prennent des mesures nécessaires et correctives. »
En effet, Madagascar exporte massivement vers le marché américain, pour un montant estimé à 600 millions de dollars en 2024, contre seulement 53 millions de dollars d’importations en provenance des États-Unis, selon les chiffres émanant du ministère de l’Industrialisation et du Commerce.
Développement économique, une priorité nationale
Face à cette situation, le ministre de l’Industrialisation et du Commerce, David Ralamborifinga, a souligné l’importance pour Madagascar de défendre fermement sa politique économique : « Ce changement tarifaire relève d’une politique interne américaine. À Madagascar de défendre sa propre politique. L’augmentation des échanges commerciaux et le développement économique constituent une priorité nationale, d’où l’importance de préserver notre économie sur la scène internationale. »
Il a également lancé un appel à la solidarité et à l’unité nationale pour faire face à ce défi commercial, en rappelant que la coopération entre toutes les parties prenantes, publiques comme privées, sera déterminante dans les prochaines étapes des négociations. D’ailleurs, dès l’annonce officielle faite par le président américain Donald Trump, les autorités malgaches ont convoqué une réunion de crise au ministère des Affaires étrangères. Cette rencontre a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres des Affaires étrangères, de l’Économie et du Commerce, ainsi que l’ambassadrice de Madagascar aux États-Unis et le directeur général des Douanes. L’objectif principal était d’évaluer les impacts potentiels de cette mesure sur les exportateurs malgaches et de définir une stratégie de réponse adaptée.
(source: moov.mg)