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Un Congressman appelle l’administration Trump à « dénoncer » le polisario et à adopter une position ferme sur le Sahara

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Le membre du Congrès, de la Chambre des représentants américaine, Paul Gosar, Républicain, a appelé l’administration Trump à dénoncer le Polisario qui « épouse une idéologie marxiste », et à prendre fermement position pour mettre fin au différend artificiel autour du Sahara marocain.

Paul Gosar, Républicain, est membre de la sous-commission chargée du Contrôle et de la Réforme de la Chambre des représentants américaine.

Invité hier, dimanche, de l’émission de Medi 1 TV « Avec le Maroc depuis Washington », Paul Gosar a indiqué que « le président Donald Trump et le secrétaire d’Etat Mike Pompeo doivent dénoncer le Polisario qui épouse une idéologie marxiste, et puis d’autres réactions suivront », ajoutant que sur ce dossier « vous ne pouvez pas rester neutre ».

Dans ce contexte, le représentant républicain de l’Arizona, qui siège au Congrès depuis 2011, a donné l’exemple de la politique de Washington envers l’Iran, notant que l’administration américaine a « stoppé les flux financiers vers Téhéran et imposé un embargo commercial qui a nui à l’économie iranienne ».

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L’Union européenne pour un nouveau partenariat avec l’Afrique

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Ursula von der Leyen et plusieurs commissaires européens vont discuter de la stratégie de l’Union européenne pour l’Afrique avec leurs homologues de l’Union africaine.

C’est déjà le deuxième voyage officiel de la nouvelle présidente de la Commission européenne au siège de l’Union africaine. Cette fois, elle sera accompagnée de 22 des 27 commissaires européens, pour un sommet avec leurs homologues de l’UA.

Ces visites à Addis Abeba témoignent de l’importance qu’accordent les institutions européennes à l’Afrique, avec laquelle Bruxelles souhaite multiplier les « partenariats » dans le cadre de sa nouvelle stratégie.

« Partenariat d’égal à égal »

Les temps changent, il ne suffit plus aux Européens d’arriver pour annoncer une série de mesures ou des plans à destination de l’Afrique, il faut désormais aussi savoir écouter les besoins et les exigences des partenaires africains.

Voilà comment on pourrait résumer la nouvelle ligne de Bruxelles qui veut une relation davantage axée sur les intérêts politiques et économiques réciproques que sur l’aide au développement.

La Commission européenne a établi une ébauche de stratégie pour l’Afrique qui sera discutée ce jeudi 27 février à Addis-Abeba et présentée officiellement le 4 mars.

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L’Union africaine suspend le Soudan et exige une autorité civile de transition

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L’organisation réclame « l’établissement effectif d’une autorité civile de transition ». « Ceci étant le seul moyen de permettre au Soudan de sortir de la crise actuelle », a annoncé le Conseil de paix et de sécurité de l’UA (PSC).

« Le Conseil imposera automatiquement des mesures punitives sur les individus et les entités qui ont empêché l’établissement d’une autorité civile », a précisé en conférence de presse le Sierra-Léonais Patrick Kapuwa, président en exercice du PSC.

De son côté, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed se rendra vendredi au Soudan pour tenter une médiation entre le Conseil militaire de transition (CMT) et l’opposition, a-t-on appris jeudi de source diplomatique à l’ambassade d’Éthiopie à Khartoum. Durant sa visite d’une journée, il rencontrera des délégués du CMT et des opposants membres de la Déclaration des forces de la liberté et du changement (DFCF).

 

Présidentielle en RDC : l’Union africaine sort de sa réserve

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L’Union africaine (UA) a fini par rompre avec sa tradition de déclarations prudentes et consensuelles. Dans un communiqué diffusé jeudi 17 janvier au soir à l’issue d’une réunion à Addis-Abeba, en Ethiopie, l’organisation panafricaine a émis « des doutes sérieux sur la conformité des résultats provisoires » proclamés une semaine plus tôt en République démocratique du Congo (RDC). En conséquence, « les chefs d’Etat et de gouvernement demandent la suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections ». Ce que nulle organisation internationale n’avait osé faire.

Le président rwandais Paul Kagame, président en exercice de l’UA, lors d’une réunion au siège de l’organisation, le 17 janvier. EDUARDO SOTERAS / AFP

L’UA est présidée pour quelques semaines encore par le chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, qui a convoqué cette « réunion de haut niveau » sur la situation post-électorale en RDC. Président réformateur de l’organisation, M. Kagame agit alors que les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) proclament la victoire de Félix Tshisekedi, peu apprécié par Kigali mais avec qui le président congolais sortant, Joseph Kabila, a pactisé pour partager le pouvoir. Or, son rival de l’opposition, Martin Fayulu – qui, selon une fuite de données de la CENI, l’a emporté –, conteste ces résultats. Les résultats définitifs sont censés être annoncés sous peu, le président devant prêter serment le 22 janvier.

Longtemps discret, s’interdisant de prendre position publiquement sur la crise politique de son voisin congolais, où il a soutenu des milices et considérablement profité des ressources naturelles, le président rwandais a fini par intervenir diplomatiquement par le biais de l’UA. Et par mettre la pression sur M. Kabila, qu’il connaît bien pour l’avoir encadré puis soutenu après avoir structuré la rébellion de son père, tombeur de Mobutu Sese Seko en 1997.

Les Nations Unies paralysées

Joseph Kabila, dont le dernier mandat s’est achevé en décembre 2016, est désormais considéré comme une menace sérieuse pour la sécurité de pays voisins. Lire la suite »

Retour du Maroc au sein de l’Union Africaine

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A l’occasion du 28e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba en Ethiopie, le Maroc fait son retour au sein de l’organisation panafricaine. Rabbat avait quitté l’UA en 1984 pour marquer son désaccord sur le dossier du Sahara occidental.
Mohamed VI, roi du Maroc
Mohamed VI, roi du Maroc, descendant de l’avion

C’est un jour historique. Trente-trois ans après son départ, le Maroc revient dans la grande maison africaine. Le débat à huis clos entre les chefs d’Etat a très vite tourné en faveur du royaume. C’est une victoire personnelle pour le roi Mohammed VI, qui est arrivé à Addis-Abeba dès vendredi 27 janvier et a mobilisé tous les amis du Maroc en faveur du retour de son pays au sein de l’organisation panafricaine.

Pendant ce huis clos, le Sud-Africain Jacob Zuma et le Zimbabwéen Robert Mugabe ont pris la parole pour exprimer de sérieuses réserves. Robert Mugabe a même été jusqu’à proposer que le Maroc soit admis le jour où les soldats marocains quitteraient le territoire du Sahara.

Mais après cette intervention très militante, de nombreux chefs d’Etat se sont ensuite exprimés en faveur du Maroc. Ce fut le cas du Sénégalais Macky Sall, mais aussi du Gabonais Ali Bongo, de l’Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema ou encore du Congolais Denis Sassou Nguesso. Avec un argument imparable : si le Maroc ne pose plus comme préalable l’exclusion de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), il n’y a plus de raisons de s’opposer à son retour. Même l’Algérie se félicite du retour du Maroc dans l’Union africaine.

Réactions unanimes

Mohamed Salek Ould Salek, ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique : « Le Maroc a accepté sans condition les principes et les objectifs contenus dans l’acte constitutif, et c’est pour cela que nous avons accepté que le Maroc réintègre l’Union africaine. Il est important que les deux pays s’asseoient, comme le disait le président du Gabon : « nous avons la République sarahouie, nous avons le Maroc, nous allons aider les deux. » »

Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires maghrébines et africaines : « L’Algérie ne vit pas d’inconvénient à la nouvelle admission (du Maroc) à condition que l’acte constitutif soit respecté. Ce qui est important, c’est qu’aujourd’hui, le Maroc et la République sarahouie siègent dans la même organisation. C’est un pas positif important qui est peut-être un nouveau départ, pour que les deux parties trouvent dans le cas du respect de la Constitution et des principes fondateurs de l’Union africaine et qu’une solution soit trouvée à ce différend entre deux Etats membres, et qui ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. La rentrée du Maroc va consolider davantage l’Afrique. »

Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville : « Je crois que cette décision relève de la maturité. Parce que le retour du Maroc est un événement très attendu. Voilà une grande nation qui compte parmi les fondateurs de notre Union, qui s’est retrouvée pendant de trop longues années en-dehors de l’Union africaine, alors qu’elle est présente sur le terrain, dans la plupart des pays, par ses investissements, par des interventions diverses. Il était temps que le Maroc revienne dans sa famille naturelle. Les chefs d’Etat lui ont fait comprendre que même s’il y a des problèmes, il vaut mieux les résoudre en famille. Le président Sassou a fait une brillante intervention, en rappelant l’histoire, le rôle que le Maroc a joué aux premières heures de ce qui est devenue l’Union africaine. L’opinion la plus partagée ici à Addis Abeba, c’était d’accueillir le Maroc à bras ouverts. C’est un événement qu’il faut saluer. »