Vénézuela

Venezuela : ultimatum européen et réunion de crise à l’ONU

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L’Espagne, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont donné « huit jours » à Nicolas Maduro pour convoquer des élections, faute de quoi ils reconnaîtraient l’opposant Juan Guaido comme « président » du Venezuela pour qu’il organise ce scrutin. Washington appelle aussi à soutenir Guaido.…

Comme pour la Syrie, la Russie et la Chine refuse cette position.

Venezuela : Juan Guaidó, député de 35 ans, s’est auto-proclamé président par intérim

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Le jeune président de l’Assemblée nationale, Juan Guaidó, chef de l’opposition à Nicolas Maduro, vient de se déclarer formellement Président en exercice intérimaire du pays jusqu’aux prochaines élections.

Venezuela : le « président par interim » Juan Guaidó reconnu par plusieurs chefs d’État

Les Etats-Unis et leurs alliés dans la région, à commencer par le Brésil et la Colombie, ont reconnu la légitimité du président du Parlement vénézuélien. Nicolas Maduro a rompu les relations diplomatiques avec les Etats-Unis.

 

Margarita Cadenas : « Au Venezuela, la population est sans espoir, plus rien ne fonctionne »

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Le quotidien des femmes face au Président Maduro


Le second mandat de Maduro contesté par les évêques du Venezuela

Les évêques du Venezuela considèrent «illégitime» le second mandat de Nicolas Maduro à la tête du pays. Dans une exhortation, ils rappellent les souffrances du peuple et renouvellent leur soutien à l’Assemblée nationale, seule institution politique légitime à leurs yeux.
Le cardinal Baltazar Porras, Mons. Raúl Biord et Mons. Freddy Jesús Fuenmayor Suárez

Xavier Sartre – Cité du Vatican

Dans une exhortation publiée le mercredi 9 janvier, les évêques du Venezuela reviennent sur la situation politique de leur pays au moment où le président Nicolas Maduro doit entamer officiellement un second mandat. L’épiscopat se veut le porte-voix du cri des Vénézuéliens qui réclament «le retour de l’État de droit» et «la reconstruction de la société vénézuélienne en dignité, liberté et justice pour tous».

La situation dramatique des Vénézuéliens

Leur prise de position nait d’une «estimation morale sur la dignité humaine bafouée, le bien commun non respecté et la vérité manipulée». Ils rappellent que «le peuple vénézuélien vit une situation dramatique et d’une extrême gravité due à la détérioration du respect de ses droits et de sa qualité de vie». Devant de tels faits, c’est «un péché» que de «vouloir se maintenir au pouvoir coûte que coûte et prétendre prolonger l’échec et l’inefficacité de ces dernières décennies». «C’est moralement injustifiable» affirment-ils.

À quelques heures de la prestation de serment de Nicolas Maduro, les évêques répètent leur position par rapport au pouvoir actuel : Lire la suite »

Venezuela: Nicolas Maduro réélu Président avec 53% d’abstention

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Le Conseil national électoral a annoncé les résultats de l’élection présidentielle de ce dimanche 20 mai en déclarant vainqueur le président sortant Nicolas Maduro. Un résultat rejeté immédiatement par ses principaux adversaires Henri Falcon et Javier Bertucci. L’abstention a dépassé les 53% et de nombreuses irrégularités ont été relevées.

La présidente de Conseil national électoral (CNE), Tibisay Lucena, a annoncé dimanche soir les résultats de l’élection présidentielle. Nicolas Maduro aurait recueilli 5.823.728 voix (68%), Henri Falcon 1.820.552 (21%), Javier Bertucci 925.042 (10%). L’abstention a dépassé les 53%, un niveau record. Un résultat immédiatement contesté par Henri Falcon et Javier Bertucci.

Pendant toute la journée, les signes d’une très forte abstention ont été nombreux. Des photos d’assesseurs de bureaux de vote endormis, l’absence de queues devant la plupart des centres de votes alors que d’habitude les électeurs sont obligés d’attendre des heures ne laissait aucun doute sur le fait que les Vénézuéliens avaient décidé de suivre la consigne de boycottage de l’élection lancée par la coalition de l’opposition, la MUD.

(source: Le Figaro)

Venezuela: 12 pays d’Amérique demandent à l’ONU d’intervenir

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Ottawa – Les ministres des Affaires étrangères de 12 pays d’Amérique, réunis jeudi à Toronto, ont demandé à l’ONU de s’impliquer pour aider à résoudre la crise au Venezuela et sanctionner les violations des droits de l’Homme, selon une déclaration conjointe.

Dans ce communiqué, le « groupe de Lima« , regroupant l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panama, le Paraguay et le Pérou, « demande au Secrétaire général et aux Nations unies de contribuer à gérer la crise et les violations continues des droits de l’homme« .

Les ministres des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, et du Pérou, Ricardo Luna, ont été désignés pour aller rencontrer le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, afin de lui transmettre l’inquiétude du groupe de Lima face à la crise économique, politique et humanitaire que traverse le Venezuela.

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Crise au Venezuela – Deux grenades larguées au-dessus de la Cour suprême

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Le président contesté Nicolas Maduro a qualifié l’acte de « terroriste » et de « tentative de coup » d’Etat.

Le président Nicolas Maduro devant l’affiche de son mentor décédé Hugo Chavez

Le président vénézuelien socialiste, au cœur d’une gronde populaire qui dure depuis le premier avril dernier, indique qu’une des grenades n’a pas explosé

Un plan de défense aérienne de l’armée a été déployé pour pourchasser l’hélicoptère, qui a également survolé le Ministère de l’Intérieur, a-t-il ajouté. Les responsables de cette « attaque terroriste envers nos institutions » seront attrapés rapidement, a-t-il promis, demandant à l’opposition de condamner l’évènement, qui n’a pas fait de blessé. Selon le président, un pilote a détourné l’hélicoptère. Toujours selon lui, l’homme est lié à l’ancien ministre de l’Intérieur Miguel Rodriguez Torres, accusé par Maduro de faire partie d’un complot soutenu par la CIA, dans le but de le renverser. « Comment appelez-vous le vol d’un hélicoptère d’une institution de l’Etat vénézuelien, qui lance ensuite des grenades? », a fulminé Maduro. « Est-ce que c’est de la politique? C’est du terrorisme ». (Belga)

Venezuela: risque d’une autre « Syrie »

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L’opposition vénézuélienne, désormais majoritaire au Parlement, a annoncé le 8 mars dernier l’organisation d’un référendum pour « révoquer » le président socialiste Nicolas Maduro, après des semaines de blocages institutionnels.

La coalition de la Table de l’unité démocratique (ou MUD, pour Mesa de la Unidad Democrática en espagnol), qui a remporté les élections législatives de décembre, a également annoncé qu’elle allait tenter d’amender la Constitution pour réduire de six à quatre ans le mandat de Nicolas Maduro, qui court jusqu’en 2019.

Mais ces deux procédures nécessitent l’accord d’organismes réputés proches du gouvernement, le Tribunal suprême de justice et le Conseil national électoral.

Contre vents et marées, Nicolas Maduro s’accroche au pouvoir
Nicolas Maduro et son mentor, feu Hugo Chavez

« Des élections générales, pas de dialogue », réclament les opposants. Mais Maduro fait la sourde oreille. Il est sous une forte pression internationale  – Etats-Unis, Union européenne, Nations unies et une dizaine de pays d’Amérique latine – qui ont critiqué le non-respect de la Constitution.

Une réunion d’urgence a été convoquée par l’Organisation des Etats américains (OEA) à Washington.

Six pays d’Amérique du Sud avaient également condamné la rupture de « l’ordre démocratique » au Venezuela, et réclamé « son rétablissement rapide », dans une déclaration conjointe publiée à Buenos Aires. Dernièrement, la Cour avait été critiquée pour la première fois dans le camp même de M. Maduro. Une haute responsable, Luisa Ortega, la chef du parquet au niveau national, considérée comme affiliée au camp présidentiel, avait dénoncé une « rupture de l’ordre constitutionnel ».

Outre la profonde crise politique en cours, le Venezuela, pays pétrolier qui a connu trois tentatives de coup d’Etat depuis 1992, est frappé par une pénurie qui concerne 68% des produits de base, et l’inflation y est devenue incontrôlable (1.660% fin 2017, selon une prévision du FMI).

Mais M. Maduro a fermement mis en garde ses adversaires, dénonçant une nouvelle fois un complot ourdi par les Etats-Unis, au travers de l’OEA, pour le destituer. D »où sa décision de « quitter » cette organisation

 

Venezuela: Nicolas Maduro quitte l’OEA après un mois de violences

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Profonde crise économique et politique

Dans ce pays pétrolier en profonde crise économique, où sept Vénézuéliens sur dix souhaitent le départ de Nicolas Maduro, l’opposition multiplie les manifestations pour obtenir des élections générales anticipées, avant la fin de son mandat en décembre 2018.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro

Depuis le 1er avril, date du début des protestations, 28 personnes sont mortes au cours des violences entourant ces rassemblements et des centaines ont été blessées. Plus d’un millier de personnes ont été interpellées, la plupart brièvement.

 « Situation chaotique »

Cette vague de manifestations se déroule alors que le pays est plongé dans une profonde crise économique et politique: le Venezuela, pays pétrolier qui a connu trois tentatives de coup d’État depuis 1992, est frappé par une pénurie qui concerne les deux-tiers des produits de base, et l’inflation y est devenue incontrôlable (720% fin 2017, selon la dernière prévision du FMI).

A cela s’ajoute l’intense pression internationale sur Caracas. Le Parlement européen vient de dénoncer la « répression brutale » et exige une enquête, tandis que pour le président américain Donald Trump, « le Venezuela est dans une situation chaotique ».

En réponse, le gouvernement a annoncé sa sortie de l’Organisation des États américains (OEA), en dénonçant son « ingérence ». La procédure, qui devrait durer deux ans, a officiellement été lancée vendredi.

Le bloc régional basé à Washington, dont le secrétaire général Luis Almagro qualifie M. Maduro de « dictateur » et plaide pour des élections, consacrera bientôt un mini-sommet des ministres des Affaires étrangères de la région à la crise.

C’est la décision fin mars de la Cour suprême, réputée proche de M. Maduro, de s’arroger les pouvoirs du Parlement, donnant ainsi les pleins pouvoirs au camp présidentiel, qui a mis le feu aux poudres.

Devant le tollé diplomatique et les accusations de « coup d’État » par l’opposition, l’autorité judiciaire avait fait marche arrière 48 heures plus tard. Ce qui n’a pas calmé la colère des anti-Maduro, ni apaisé la pression diplomatique.

(avec AFP)