Colonisation : Alger réclame toujours la «repentance» de la France
L’Algérie célèbre ce samedi sa première «Journée nationale de la Mémoire».

Alger maintient son exigence d’une repentance de la France pour les crimes commis durant ses 132 ans de colonisation de l’Algérie, a déclaré le ministre algérien de la communication et porte-parole du gouvernement, à l’occasion de la célébration, ce samedi, pour la première fois, de la «journée de la Mémoire».
«L’Algérie reste attachée au règlement global du dossier mémoriel» qui repose sur «la reconnaissance officielle, définitive et globale, par la France, de ses crimes (…) la repentance et des indemnisations équitables», a déclaré Ammar Belhimer, dans un message diffusé par l’agence officielle APS. L’Algérie célèbre samedi sa première «Journée nationale de la Mémoire» pour honorer les victimes de la répression sanglante par la France de manifestations indépendantistes le 8 mai 1945.
La commémoration de la journée de la Mémoire a été décidée il y a un an par le président Abdelmadjid Tebboune «en reconnaissance des énormes sacrifices consentis par le peuple algérien lors des massacres du 8 mai 1945 et du déclenchement de la Guerre de libération nationale le 1er novembre 1954». Sous le slogan «Une mémoire qui refuse l’oubli», les festivités officielles doivent se dérouler samedi à Sétif, à 300 km à l’est d’Alger, épicentre de la répression.