Trois signes qui montrent qu’une personne est émotionnellement immature, selon une psychologue
Certaines personnes ont le don de transformer chaque échange en terrain miné. Sur TikTok, la psychologue clinicienne Julie Smith dévoile les preuves d’une immaturité émotionnelle toxique, pour mieux comprendre et poser ses limites.

C’est un sentiment récurrent. Vous vous sentez épuisé après chaque interaction avec cette personne, obligé de peser chaque mot pour éviter l’explosion ? Vous êtes peut-être face à une personnalité émotionnellement immature. Ces individus peuvent vampiriser leur interlocuteur et il peut être difficile de les reconnaître. Pour nous aider à y voir plus clair, Julie Smith, psychologue clinicienne britannique suivie par plus de 2 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, a partagé à la fin du mois d’avril une vidéo explicative sur TikTok. Elle y dévoile les trois principaux signes révélateurs de ce type de personnalité toxique.
«C’est pas moi, c’est les autres»
On connaît toutes cette personne, celle qui a toujours une bonne excuse, un responsable désigné, un drame extérieur pour expliquer pourquoi elle n’y est pour rien. Une incapacité chronique «à ne jamais prendre ses responsabilités», détaille Julie Smith. Et au lieu d’assumer ses actes, elle a la fâcheuse tendance «à devenir très dépendante des gens et à les blâmer pour tout ce qui va mal», poursuit la psychologue clinicienne.
Un conflit amoureux ? C’est la faute de l’autre. Un loupé au travail ? Les collègues n’ont pas été à la hauteur. Un souci d’argent ? Le système est contre elle. Résultat, rien n’est jamais de sa faute. Comme le relève la spécialiste, cette posture victimaire permanente, symptomatique des individus émotionnellement immatures, épuise et culpabilise leur entourage, qui se retrouve à devoir gérer des émotions qui ne lui appartiennent pas, et à culpabiliser de ne pas en faire assez.
Manque d’empathie et chantage affectif
Le deuxième signe, lui, fait un peu plus mal, surtout quand on s’en aperçoit. Il est question d’une absence totale d’empathie. «Elles ont du mal à voir au-delà de leurs propres désirs et besoins», décrypte Julie Smith.
Malheureusement pour l’entourage, cette façon de penser a une conséquence directe sur eux. «Ces individus font du chantage affectif ou trompent ou manipulent pour vous faire faire ce qui leur convient», prévient la psychologue. Bilan des courses ? Ces personnes excellent dans l’art de retourner les situations à leur avantage, sans jamais considérer l’impact de leurs actes sur autrui.
Hostilité face à la contradiction
Dernier drapeau rouge, et pas des moindres : leur incapacité à encaisser la contradiction. «Les personnes émotionnellement immatures peuvent être hostiles, promptes à la colère et attaquer les autres qui les défient ou ne sont pas d’accord avec elles», souligne Julie Smith. Une simple remarque, une opinion divergente, et c’est l’explosion garantie. En réaction, les proches finissent généralement par marcher sur des œufs, s’autocensurant pour éviter les crises.
Comment sortir du piège de la relation toxique ?
«Être autour de quelqu’un qui est émotionnellement immature peut être épuisant, rappelle Julie Smith. Quand vous aimez quelqu’un qui l’est, il est naturel de faire du yo-yo entre travailler dur pour gagner son approbation et parfois le rejeter par frustration». Alors pour sortir de cette spirale destructrice, la psychologue propose une approche sans concession. «Plutôt que de tourner en rond […] il faut prendre la décision radicale d’arrêter de chercher une validation et une approbation auprès de quelqu’un qui n’est pas assez émotionnellement mature pour la donner», tranche-t-elle.
Et si l’on doute encore du potentiel toxique d’un proche, Julie Smith invite à faire un travail d’introspection. «Parfois, les signes les plus faciles à remarquer sont ceux qui apparaissent dans nos propres réactions», conclut-elle. Car non, ce n’est pas normal de se sentir constamment coupable, vidé ou triste à cause d’un proche. Ce n’est pas de l’amour ni de l’amitié, et ce n’est probablement pas non plus une relation saine.
(source: lefigaro.fr)