Prolongation de l’Agoa : Volte-face du Sénat américain

Revirement de la situation. Alors que la Chambre des représentants des Etats-Unis avait approuvé, le 12 janvier, la prolongation de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa) pour une durée de trois ans, le Sénat américain en a décidé autrement, en adoptant une prolongation d’une année seulement. 7.000 emplois sont menacés.
Face à cette volte-face du Sénat américain, le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) est dans la tourmente et ne cache pas ses inquiétudes, lors d’une conférence organisée dans ses locaux à l’ex-Village des Jeux Ankorondrano.
« Cette dépendance au marché américain expose les grandes entreprises et leurs salariés à une fragilité accrue où 7. 000 emplois directs sont menacés à court terme », indique-t-il.
Ce groupement a également précisé que le secteur textile, pilier de l’économie malgache avec près de 180.000 emplois en 2025, traverse une crise majeure liée au retard du renouvellement de l’Agoa depuis 2025.
« Les conséquences sociales et économiques sont lourdes : chômage technique inévitable, suppression progressive de milliers de postes, impact sur les sous-traitants et ralentissement des exportations », souligne-t-il.
Il a ajouté que la baisse des devises rapatriées, va fragiliser l’ariary, tandis que l’expansion du secteur informel et l’insécurité croissante à Antananarivo, ne font que rendre la situation préoccupante.
En effet, l’équilibre économique et social est menacé. Et le Gefp lance un appel pour des mesures immédiates, à savoir le remboursement des crédits de TVA, l’assouplissement des procédures relatives au de chômage technique. L’implication des plus hautes autorités pour renforcer la coopération bilatérale avec les Etats-Unis, est aussi réclamée. Ce groupement a également demandé à rencontrer au plus vite le président de la Refondation de la République de Madagascar.
Autant dire, les efforts diplomatiques et économiques menés à Washington par une délégation malgache de haut niveau, réunissant acteurs publics et privés depuis l’adoption du projet de loi par la Chambre des représentants, ne semblent pas avoir porté leurs fruits.
En l’état, le texte devra être de nouveau soumis au processus législatif américain. Sauf revirement de dernière minute, le Sénat devrait se prononcer d’ici le 31 janvier dans le cadre de l’examen du projet de loi budgétaire.
(source: newsmada.com)