Mali : la Russie, alliée défaillante d’une junte menacée par l’offensive djihadiste

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Après la prise de Kidal par les rebelles du Front de libération de l’Azawad, dimanche, au moins 400 paramilitaires de l’Africa Corps, nouvelle organisation russe au Mali après la dissolution du Groupe Wagner, ont été évacués sous escorte de la ville.

Des rebelles touareg de la coalition du Front de libération de l’Azawad, à Kidal (Mali), le 26 avril 2026. ABDOLLAH AG MOHAMED/AFP

Au sommet du fort de Kidal, bastion rebelle de l’extrême nord du Mali, le drapeau indépendantiste a été planté, dimanche 26 avril. Les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA) signent ainsi leur revanche : en novembre 2023, les mercenaires russes du groupe paramilitaire Wagner avaient eux-mêmes fièrement hissé, en haut de ce fort, au côté du drapeau malien, leur étendard représentant une tête de mort blanche sur fond noir. Le moment avait alors été loué par la junte au pouvoir comme le symbole de la reconquête de sa souveraineté, obtenu grâce au partenariat militaire gagnant-gagnant avec la Russie.

Dimanche, au lendemain d’attaques coordonnées lancées contre le régime militaire par les indépendantistes du Nord, rassemblés au sein du FLA et alliés aux djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaida), une tout autre face du partenariat russo-malien, noué après l’éviction des forces françaises et onusiennes du pays entre 2022 et 2023, s’est fait jour.

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