États-Unis – Fin des traitements de visa à Antananarivo
Dès le 1er août 2026, les demandeurs de visa américain à Madagascar devront se rendre à Johannesburg, le consulat d’Antananarivo cessant de traiter ces dossiers.
| Marco Rubio, secrétaire d’État américain. |
À compter du 1er août 2026. C’est la date annoncée par le département d’État des États-Unis pour l’entrée en vigueur de nouvelles mesures consulaires qui concernent plusieurs pays africains, dont Madagascar. Il s’agit d’une réorganisation de ses services de délivrance de visas en Afrique autour de pôles régionaux.
À partir du 1er août donc, celui d’Antananarivo ne fera plus partie des services consulaires qui traitent les demandes et délivrent des visas pour les États-Unis. Les demandeurs de visa, à Madagascar, devront se tourner vers le pôle régional de Johannesburg, en Afrique du Sud. À la lecture de la déclaration publiée sur le site web du département d’État américain, le 15 juillet, il faudra faire le déplacement sur place pour remettre les documents nécessaires et s’acquitter des droits de visa.
« Les citoyens et résidents de ces pays qui souhaitent déposer une demande de visa à compter du 1er août 2026 devront prendre rendez-vous et s’acquitter des frais de visa requis auprès des centres désignés pour les visas de non-immigrant ou pour les visas d’immigrant », souligne la version française de la déclaration.
Conséquences financières
Le département d’État défend, par ailleurs, sa décision en soutenant que cette mesure entre « dans le cadre d’une pratique de longue date visant à renforcer la sécurité nationale en favorisant l’uniformisation des normes de contrôle, de vérification et de décision, et à en améliorer l’efficacité ».
À la lecture de la déclaration du département d’État, cette mesure cadre avec la ligne « America First» du président Donald Trump. Outre la sûreté nationale, « faire en sorte que les ressources et les capacités opérationnelles servent au mieux les intérêts nationaux des États-Unis » est l’autre argument mis en avant. Du côté des pays impactés, cette réorganisation soulève des questionnements sur l’accessibilité. Pour les demandeurs de visa, à Madagascar, il faudra désormais planifier un déplacement international préalable, avec les aléas que cela comporte, notamment en matière de délais et de disponibilité des rendez-vous.
Par ailleurs, pour les demandeurs de visa, cela implique des conséquences financières : billets d’avion, hébergement, restauration et éventuelles démarches administratives pour entrer en Afrique du Sud. À cela s’ajoutent les frais de visa américains eux-mêmes, qui restent inchangés. Des charges qui pourraient constituer un obstacle pour certaines catégories de personnes, notamment les étudiants et les petits entrepreneurs.
Sur le plan diplomatique, cette réorganisation n’aura pas d’impact sur le fonctionnement des ambassades dans les pays concernés. Dans une réponse aux questions des internautes, en réaction à la déclaration du 15 juillet, le département d’État américain réplique : « La réorganisation du traitement des demandes de visa courantes ne modifie le fonctionnement d’aucune ambassade ni d’aucun consulat, ni le travail essentiel qu’ils continuent d’accomplir au nom du peuple américain. »