En Afrique du Sud, comment Geordin Hill-Lewis veut faire tomber le tout-puissant ANC

Dans une Afrique du Sud encore profondément marquée par la question raciale, l’opposant doit relever un défi que personne n’a jamais réussi avant lui :dépasser des clivages hérités de l’apartheid.
L’Afrique du Sud est l’une de ces démocraties où la victoire d’un même parti à chaque élection présidentielle depuis trente ans cesse de surprendre. Elle est en revanche la seule, contrairement au Japon, où l’hégémonie d’un camp sur l’autre s’explique principalement par un marqueur racial. Geordin Hill-Lewis aimerait sans doute incarner l’espoir d’une alternative. Il n’a pas encore 40 ans, mais le maire de Cape Town vient d’être élu à la présidence de son parti, la Democratic Alliance (DA) – deuxième formation politique du pays après le mastodonte ANC.
Malgré ses dix ans d’expérience en tant que député, il a d’ores et déjà choisi de ne pas intégrer le gouvernement, où son parti jouit d’une douzaine de postes, arrachés à l’ANC, qui a dû faire coalition après la perte de sa majorité absolue au Parlement en 2024. Son objectif aujourd’hui : garder les deux mains sur le volant de son parti, avec les yeux rivés sur les prochaines élections. D’abord les élections municipales en novembre, puis…