adoption du traité de Mercosur
Le Mercosur adopté à Bruxelles, ces pays qui, comme la France, ont dit non au traité de libre-échange
Comme la France, quatre autres pays ont voté contre le Mercosur, le plus souvent sous la pression nationale. Le traité a cependant obtenu le feu vert des 27.

Minorité contre, majorité pour. Comme la France, quatre autres pays ont voté contre le Mercosur ce vendredi 9 janvier. Leur opposition n’a pas été suffisante pour empêcher l’adoption du traité de libre-échange, soutenue par des poids lourds comme l’Allemagne et l’Espagne et poussé par la présidente de la Commission européenne elle-même. Cette dernière devrait se rendre au Paraguay le 17 janvier pour signer le texte.
Pour être adopté, le traité du Mercosur devait obtenir une majorité qualifiée, c’est-à-dire le vote de 15 États membres représentant au moins 65 % de la population de l’Union européenne. Dans ce système de vote où la démographie de chaque pays compte, l’approbation de l’Italie de Giorgia Meloni a été déterminante pour empêcher le rejet du texte comme le voulaient la France et la Pologne, deux des cinq pays les plus peuplés de l’UE avec plus de 105 millions d’habitants en tout.
Outre Paris et Varsovie, l’Irlande, la Hongrie et l’Autriche ont refusé de ratifier l’accord. La Belgique s’est quant à elle abstenue, ce qui équivaut à un vote contre dans le système de la majorité qualifiée.
Pressions nationales contre le Mercosur
En France, Emmanuel Macron a justifié sa décision par le « rejet politique unanime » du traité sur le territoire. Fer de lance de l’opposition européenne, le président de la République s’était attiré les foudres des agriculteurs et de l’ensemble de la classe politique en semblant entrouvrir la porte au mois de décembre. Face aux menaces de censure de son Premier ministre et au mouvement de colère des agriculteurs qui s’est amplifié, il est revenu à sa position initiale, en dépit des « avancées incontestables » qu’il estime avoir obtenues de la Commission européenne. L’Irlande a avancé le même argument, le vice-Premier ministre Simon Harris estimant que les concessions obtenues n’étaient « pas suffisantes pour satisfaire nos concitoyens. » Lire la suite »