Anne Hidalgo

Hidalgo échoue dans sa reconversion à l’ONU, c’est l’ex-président irakien qui est nommé à la tête du HCR

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Barham Saleh succédera à l’Italien Filippo Grandi au Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, un poste souhaité par Anne Hidalgo qui avait fait campagne pour l’obtenir.

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP Anne Hidalgo échoue dans sa reconversion à l’ONU, c’est l’ex-président irakien Barham Saleh qui est nommé à la tête du HCR. (image d’illustration)

Gros coup dur pour la maire de Paris. Après une intense campagne en coulisses pour devenir cheffe du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Anne Hidalgo voit finalement le poste lui échapper. C’est l’ex-président irakien Barham Saleh, une personnalité kurde, qui a été nommé à la tête de l’agence onusienne, selon une information révélée ce vendredi 12 décembre par l’AFP et confirmée par Le Parisien auprès d’une source proche de l’édile parisienne, qui n’est pas candidate à sa réélection.

Parmi les autres candidatures rejetées figure celle de Jesper Brodin, directeur général sortant de la holding chapeautant la plupart des magasins Ikea. Mais le goût doit être particulièrement amer pour Anne Hidalgo, qui a mené une « campagne secrète » mais « active » pour être nommée au HCR, d’après les enquêtes réalisées aux cours des derniers mois par plusieurs médias dont Le Nouvel Obs. L’hebdomadaire avait notamment révélé que les efforts de la socialiste en irritaient certains à l’Hôtel de Ville.

Il y a trois jours à peine, c’est Le Canard enchaîné qui en avait remis une couche, en épinglant les dépenses de la maire de Paris qui a effectué « 19 voyages à l’étranger depuis le début de l’année » aux frais des contribuables, battant « tous ses records de globe-trotteuse à quelques mois de la fin de son dernier mandat ». L’objectif, selon le journal d’investigation, était de « convaincre l’ONU » de la nommer au HCR. Selon les informations de La Tribune dimanche, elle était soutenue dans sa démarche par Emmanuel Macron.

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Voyage polémique d’Anne Hidalgo en Polynésie : une association anticorruption dépose plainte

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En Polynésie, la maire de Paris aurait dû effectuer plusieurs rencontres mais n’a «pas communiqué» sur ces rendez-vous, souligne la plainte. Le Figaro

Selon la Ville de Paris, les frais de transport de la délégation parisienne se sont élevés à 40.955 euros et ceux d’hébergement et de restauration à 18.545 euros. «Soit le voyage était officiel, et donc devait être pris en charge par la ville, soit il était privé et devait l’être à titre personnel», pointe la plainte.

Une association anticorruption a indiqué mercredi 15 novembre à l’AFP avoir porté plainte contre X pour détournement de fonds publics après le voyage en octobre en Polynésie de la maire de Paris Anne Hidalgo, au cœur d’une polémique et raillée par l’opposition.

Dans sa plainte déposée mardi auprès du parquet de Paris, l’association AC !! Anti-Corruption questionne le «but affiché» du déplacement, qui était de «vérifier les installations de surf, dans le cadre des JO 2024 » qui se tiendront du 26 juillet au 11 août. La maire de Paris en «a profité pour rendre visite à sa fille, qui vit sur une île proche de Tahiti», souligne l’association. Anne Hidalgo était accompagnée de Pierre Rabadan, adjoint aux sports, Jacques Martial, adjoint aux outre-mer, mais aussi de son conjoint, ajoute l’association.

Officiel ou privé ?

«Immédiatement se pose la question de savoir qui a payé le déplacement», soulève l’association. Selon la Ville de Paris, les frais de transport de la délégation parisienne se sont élevés à 40.955 euros et ceux d’hébergement et de restauration à 18.545 euros. «Soit le voyage était officiel, et donc devait être pris en charge par la ville, soit il était privé et devait l’être à titre personnel», pointe la plainte.

En Polynésie, la maire de Paris aurait dû effectuer plusieurs rencontres, mais n’a «pas communiqué» sur ces rendez-vous, souligne la plainte, tandis que son adjoint Pierre Rabadan a assuré la visite du site de Teahupoo, à Tahiti, où doit avoir lieu l’épreuve de surf. Lundi, la mairie a reconnu que l’édile socialiste ne s’était pas rendue en personne sur le site, mais assuré que cette décision avait été prise «à la demande du président polynésien» Moetai Brotherson, du fait de «tensions locales».

Le voyage était «régulier sur le plan déontologique», a aussi estimé vendredi la commission de déontologie de la Ville de Paris. «Il est noté qu’une partie du programme n’a pas été réalisée par la maire de Paris mais par Pierre Rabadan, en sa qualité d’adjoint (…) en charge notamment des Jeux olympiques et Paralympiques, à compter du 21 octobre après-midi. Ainsi, la Ville de Paris n’a pas financé sur des fonds publics l’activité personnelle et privée de la maire de Paris et n’a pas subi de préjudice», a expliqué la commission. L’association espère que le parquet de Paris ouvrira des investigations pour déterminer «s’il y a des fautes ou pas», selon son président Marcel Claude.

(source: lefigaro.fr)


Tahiti : Le voyage d’Anne Hidalgo fait des vagues