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.Aux États-Unis, Donald Trump exclu de la primaire républicaine de l’Illinois

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Une trentaine d’États ont déjà engagé des recours en inéligibilité contre Donald Trump, mais seuls deux ont abouti avant l’Illinois : le Colorado et le Maine.

Donald Trump (ici en février 2024) est exclu des primaires républicaines de l’Illinois. MANDEL NGAN / AFP Donald Trump (ici en février 2024) est exclu des primaires républicaines de l’Illinois.

ÉTATS-UNIS – Jamais deux sans trois. Après avoir été exclu des bulletins des primaires républicaines dans le Colorado et le Maine, Donald Trump a été déclaré inéligible ce mercredi 28 février par une juge de l’Illinois. En cause : ses agissements lors de l’assaut du Capitole, au cours duquel ses partisans avaient pris d’assaut le cœur de la démocratie américaine. Le nom de l’ancien président des États-Unis, qui caracole en tête des sondages pour l’investiture de son parti, ne figurera donc pas dans les bulletins de vote pour la primaire du 19 mars.

Cette décision intervient alors que la Cour suprême, sommet du pouvoir judiciaire américain, doit déterminer si les actes du 45e président des États-Unis lors des événements du 6 janvier 2021 le rendent inéligible. Sauf que les chances que la Cour, à large majorité républicaine, tranche en défaveur de Trump sont faibles, les juges souhaitant éviter à tout prix de prêter le flanc aux soupçons d’ingérence électorale.

Trump peut encore répliquer judiciairement

En attendant leur décision, une juge démocrate d’un comté de l’Illinois, Tracie Porter, estime donc qu’il faut retirer l’ancien président des bulletins lors de la primaire républicaine de l’Illinois, « ou faire en sorte que les votes exprimés en sa faveur soient supprimés ». Une décision qui n’est pas encore entrée en vigueur puisque seuls les tribunaux ont le pouvoir de l’appliquer, ce qui laisse à Trump l’opportunité de répliquer.

Tracie Porter s’appuie sur le 14e amendement de la Constitution, qui autorise l’exclusion des plus hautes fonctions publiques de quiconque se serait livré à des actes de « rébellion » après avoir prêté serment de défendre la Constitution. Adopté en 1868, l’amendement visait alors les partisans de la Confédération sudiste vaincue lors de la guerre de Sécession (1861-1865).

Après la décision de Tracie Porter, le porte-parole de la campagne de Donald Trump, Steven Cheung, s’est empressé de défendre son candidat et a déclaré faire appel de cette résolution. « Aujourd’hui, une juge démocrate (…) de l’Illinois a sommairement mis de côté la commission électorale de l’État et contredit les décisions antérieures de dizaines d’autres juridictions fédérales et d’autres États », a-t-il ajouté.

Alors qu’une trentaine d’États ont vu des recours en inéligibilité être engagés contre Donald Trump, plusieurs d’entre eux attendent désormais que la Cour suprême se prononce pour statuer définitivement. Et éventuellement se joindre à la liste aujourd’hui composée du Colorado, du Maine et donc de l’Illinois.

(source: huffingtonpost.fr)


Sommet africain du climat : la « déclaration de Nairobi » adoptée

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Les cinquante-quatre pays réunis ont signé une déclaration qui « servira de base à la position commune de l’Afrique dans le processus mondial sur le changement climatique jusqu’à la COP28 et au-delà », ambitionne le texte.

Le premier Sommet africain du climat s’est achevé, mercredi 6 septembre, avec l’adoption d’une « déclaration de Nairobi », destinée à concrétiser le potentiel du continent en faveur d’une croissance verte, a annoncé William Ruto, le président kényan. « Cette déclaration servira de base à la position commune de l’Afrique dans le processus mondial sur le changement climatique jusqu’à la COP28 et au-delà », affirment les signataires dans ce texte, consulté par l’Agence France-Presse. Lire la suite »

Climat : l’UE trouve un accord sur une vaste réforme du marché carbone

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En contrepartie de l’instauration d’une «taxe carbone» aux frontières, l’UE va notamment supprimer les quotas d’émission gratuits distribués jusqu’ici aux industriels européens pour leur permettre d’affronter la concurrence extra-européenne.

Le rythme de réduction des quotas proposés va s’accélérer, avec d’ici 2030 une baisse de 62% par rapport à 2005. doganmesut / stock.adobe.com

Fin des «droits à polluer» gratuits des industriels, taxation des émissions liées au chauffage et aux voitures, fonds social pour la transition… L’UE a trouvé un accord dimanche sur une vaste réforme de son marché carbone, pièce maîtresse du plan climat européen.

Après une trentaine d’heures d’âpres pourparlers, les négociateurs du Parlement européen et des États membres de l’UE ont conclu dans la nuit un accord pour relever les ambitions et étendre le champ d’application du marché carbone, selon un communiqué du Parlement. Pour couvrir leurs émissions de CO2, les producteurs d’électricité et industries énergivores (sidérurgie, ciment…) dans l’UE doivent aujourd’hui acheter des «permis de polluer» sur le marché européen des quotas d’émissions (ETS), créé en 2005 et qui s’applique à 40% des émissions du continent. Le total des quotas créés par les États baisse au fil du temps pour les inciter à émettre moins.

La réforme, proposée en juillet 2021 par la Commission européenne, visait à le renforcer tous azimuts pour concrétiser les ambitieux objectifs de réduction des gaz à effets de serre du plan climat de l’UE. Selon l’accord trouvé, le rythme de réduction des quotas proposés va s’accélérer, avec d’ici 2030 une baisse de 62% par rapport à 2005 (contre un objectif précédent de 43%) – signifiant de facto que les industriels concernés devront obligatoirement diminuer leurs émissions de 62%.

Bras de fer
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Changement climatique : les lumières s’éteignent à travers le monde pour l’« Earth Hour »

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Des sites, monuments et bâtiments de 180 pays ont éteint leurs feux entre 20 h 30 et 21 h 30 locales, samedi, une opération devenue rituelle pour alerter les pouvoir publics.

De l’Opéra de Sydney à la Tour Eiffel en passant par l’Acropole, de nombreux monuments à travers le monde ont été plongés dans l’obscurité pendant une heure samedi 30 mars pour l’« Earth Hour », une opération planétaire désormais rituelle d’extinction des lumières destinée à mobiliser contre le changement climatique et pour la sauvegarde de la nature.

Juste avant l’extinction des feux à New York, le 30 mars. DON EMMERT / AFP

Shanghai Tower, Victoria Harbour à Hong Kong, tour Burj Khalifa de Dubai, place Rouge, pyramides égyptiennes, basilique Saint-Pierre, Big Ben, Empire State Building… d’innombrables sites, monuments et bâtiments dans 180 pays ont éteint les uns après les autres leurs feux entre 20 h 30 et 21 h 30 locales, au fil des fuseaux horaires.

Organisée par le WWF, cette mobilisation citoyenne, qui propose aussi à tout un chacun de faire la même chose, célèbre sa 13e édition. « Nous sommes la première génération à savoir que nous détruisons le monde. Et nous pourrions être la dernière à pouvoir y faire quelque chose », indique l’ONG. « Nous avons les solutions, nous avons juste besoin de faire entendre nos voix. »

Dermot O’Gorman, directeur du WWF en Australie, indique que l’opération consistait pour « des centaines de millions de personnes à travers le monde à montrer que non seulement nous avons besoin d’une action urgente sur le changement climatique mais aussi que nous devons protéger notre planète ». Des dizaines d’entreprises dans le monde se sont jointes au mouvement.

Interpeller les pouvoirs publics

En 2007, Sydney lançait cette opération inédite destinée à interpeller les pouvoirs publics. Depuis, le mouvement a pris dans le monde entier, tandis que le réchauffement climatique s’accentue sous l’effet de gaz à effet de serre à des niveaux d’émissions et de concentration record.

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