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Conflit israélo-palestinien : Israël et le Hamas s’accordent sur un cessez-le-feu

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Sous pression des États-Unis, le cabinet de sécurité présidé par Benyamin Netanyahou a approuvé jeudi soir l’arrêt des frappes contre les positions du Hamas dans la bande de Gaza.

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé à l’unanimité jeudi soir «l’initiative égyptienne de cessez-le-feu bilatéral sans condition» dans la bande de Gaza, sous la pression des États-Unis. Le Hamas et le Djihad islamique ont confirmé peu après la fin imminente des hostilités. Celle-ci est intervenue dans la nuit de jeudi à vendredi, à 02 heures locales (01 heure du matin à Paris) après dix jours d’affrontements à distance entre Israël et le Hamas. Dans l’heure précédant l’entrée en vigueur de la trêve, des habitants de la bande de Gaza faisaient toujours état de bombardements et des sirènes d’alarme prévenaient toujours des habitants du sud d’Israël de tirs de roquettes. Mais à l’heure dite, des Palestiniens ont célébré l’événement dans les rues du centre de Gaza, mais aussi de villes de la Cisjordanie occupée, tandis que l’armée israélienne ne faisait mention d’aucune nouvelle alerte à la roquette.

 

Israël-Palestine : l’impuissance internationale

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Le conflit israélo-palestinien révèle, comme d’autres crises, une évidence : il n’y a pas de « communauté internationale », mais un monde éclaté, concurrentiel, tourmenté, sans puissance hégémonique.

Editorial. Est-ce par réflexe, faute d’alternative ou par peur du vide et du silence gêné ? Les chancelleries occidentales ont accompagné l’escalade militaire entre les factions armées de Gaza et d’Israël de leurs mots usés et classiques. « Retour au calme », appel au « dialogue ». Ce décrochage entre la sémantique diplomatique et la réalité terrifiante sur le terrain, constaté depuis des années, porte atteinte à la crédibilité des capitales. Le Conseil de sécurité de l’ONU a illustré cette semaine cette impuissance internationale.

Le blocage y a été américain. Une réunion doit enfin se tenir, dimanche. Mais une déclaration de pure forme n’aurait guère d’impact, de toute façon. Le conflit israélo-palestinien révèle, comme d’autres crises, une évidence : il n’y a pas de « communauté internationale », mais un monde éclaté, concurrentiel, tourmenté, sans puissance hégémonique. L’épidémie de Covid-19 a accéléré la désintégration des cadres multilatéraux classiques.

Les Européens, divisés et pétrifiés, ne sont pas audibles. Certains pays – en particulier la France – craignent une nouvelle importation du conflit sur leur sol et une recrudescence des actes antisémites. D’autres, en Europe orientale, bloquent toute initiative dite « anti-israélienne ». Dès lors, l’Union européenne a renoncé à exercer la moindre pression sur Israël, alors que l’occupation se poursuit sans fin,

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